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mardi, 15 octobre 2013

Blanche-Nana et les sept mains

Attention : reprise parallèle de "Au Temple en à part les vains"
(dernière M.A.J. : lundi 26 octobre 2013) 

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Ce qui fâche les « sept gnomes du prince charmant »

2327630680.jpgCe que cache le « syndrome du sauveur »

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Mots clés :psychologie, Altruisme, psychiatrie
ico-f.gifPar Pascale Senk - le 11/10/2013

Certains individus se sacrifient et forcent l'admiration de leur entourage. Mais quelles sont leurs motivations profondes ?

[1] « Du plus lointain que je me souvienne, j'ai toujours eu un côté Jeanne d'Arc, confie Carla, 50 ans. Je voulais sauver ma propre mère de son enfance malheureuse qui me choquait tant lorsqu'elle me la racontait, la réconforter d'avoir sacrifié sa vie pour mes sœurs et moi… J'étais comme totalement prise dans cette lignée de femmes “sur-responsables” de la santé et du bien-être des autres. »

[2] Une histoire personnelle qui entraîne peu à peu Carla à n'être attirée que par des amies, des collègues ou des partenaires amoureux mal en point. « Même dans une fête foraine [1][2] où l'on gagnait un lapin en peluche [3][4][5][6][7][8][9][10][11][12][13][14][15][16][17][18][19][20][21][22][23][24][25][26][27][28][29][30], je choisissais en priorité le dépoilé [31][32][33][34][35], celui qui semblait le plus malheureux [36][37][38][39][40][41][42][43] ! »

[3] Pourquoi pas ? aurait-on envie de dire à Carla. Pas question de valoriser l'égocentrisme, si fréquent aujourd'hui. Après tout, ce qui fait la grandeur [44][45] de l'humain, c'est son altruisme, sa capacité à aider son prochain, sa bienveillance [46, notes 333>364]. Certes. Dans les meilleurs des cas, cette tendance [47] donne d'ailleurs de belles vocations de soignants… et de psychanalystes.

Besoin de reconnaissance

[4] Mais parfois, cette face lumineuse d'une personne, sa générosité et son abnégation légendaires se transforment en source de problèmes et de souffrances, autant pour elle que pour les autres. Les conflits, notamment avec un entourage lassé d'être pris en charge avant même de réclamer quoi que ce soit [48][49], se multiplient. « J'ai l'impression que je fais toujours tout pour mes proches, et eux jamais rien pour moi », ne cesse de répéter cette bonne âme.

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[5] Cette phrase, fréquemment prononcée en séance de psychothérapie [50, notes 9>15], a tendance à alerter Le syndrome du sauveur.jpgles professionnels de la psyché [51][52][53,(3), notes 78>91]. Mary C. Lamia et Marylin J. Krieger, deux psychologues californiennes dont l'ouvrage vient d'être traduit (Le Syndrome du sauveur, Éd. Eyrolles), y détectent [54, notes 59 à 62] l'évolution presque systématique de celui qui n'a de cesse de voler au secours des autres: « Au tout début d'une relation, le sauveur semble bienveillant et satisfait de son propre altruisme, mais à mesure que le temps passe, il se montre de plus en plus malheureux, déçu, critique et impuissant », écrivent-elles.

[6] Une souffrance [55, APR note 105][56???] qui a trouvé un nom [57>58] : la codépendance, désormais prise en charge dans les psychothérapies familiales ou les groupes d'entraide mais toujours pas répertoriée dans la Bible [!!!] des diagnostics [59][60, note<848>], le DSM 5 [61][61bis][62][63][64, note 923>65,§3/1] (Diagnostic and Statistical DSM5 créateur.jpgManual of Mental Disorders, publié par l'Association américaine [66][67][68] de psychiatrie).

[7] Quelles sont les racines d'un tel comportement ? À un premier niveau, elles sont presque évidentes : un besoin de reconnaissance et d'être renarcissisé pousse la personne à voler [69][70][71][72][73][74][75][76][77][78][79][80][81][82][83][84] au secours des autres… et à le faire savoir. Plus subtile encore, une quête de pouvoir cachée [85]. Quand l'abnégation donne place et importance, pourquoi ne pas en profiter ? Le sauveur nourrit, habille, héberge, prend en charge plus fragile que lui… Et, ainsi, il le contrôle totalement [86]. « Une manière d'apaiser la propre peur [87, notes 151/2>195][88] de l'abandon qui le mine », estime la psychologue Gene Ricaud-François.


Interlude rétrospectif :

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Le but d'un programme de peur [89] au sein des masses populaires est de nous contrôler – et c'est toujours efficace ! La peur, bien qu'elle soit une force vibratoire de très bas niveau, est une émotion extrêmement puissante. On l'utilise largement dans les programmes de lavage de cerveau [90], parce que rien ne s'implante aussi fortement qu'une bonne dose de peur. [91>92,[2]][93, notes 28 à 30]

Fin d’interlude rétrospectif.

« Enfants parentifiés »

[8] C'est alors un niveau d'explication [94] plus profond [95] qui s'impose. Pour Stéphanie Haxhe, psychothérapeute qui exerce en tant que psychologue clinicienne [96, AV note 537>97] auprès des L'enfant parentifié et sa famille.jpgfamilles au Service verviétois d'accompagnement et de guidance [98][99,Lc], en Belgique, le sauveur a souvent pris ce pli de se faire passer après les autres dès sa petite enfance. Elle a d'ailleurs consacré sa thèse et mené des études de terrain pour cerner cet « enfant parentifié » (titre de son livre paru aux Éditions Érès).

[9] « C'est celui qui a dû se concentrer sur les besoins des adultes avec qui il vivait : une mère fragile psychiquement [100] après une rupture, ou anorexique, un père alcoolique [101][102][103][104] l'ont installé dans ce rôle de pourvoyeur de soins, explique-t-elle. Il est donc devenu à son insu l'adulte de la famille.»

[10] Au fil des années, ses besoins n'étant jamais sa priorité, il recherchera un partenaire qui a besoin, lui aussi, de soins. Une formule qui, le plus souvent, ne peut fonctionner bien longtemps. « La difficulté majeure de ces personnes programmées pour prendre en charge l'autre, c'est qu'elles ne savent pas s'abandonner, explique Stéphanie Haxhe. Elles n'ont jamais été enlacées dans des bras qui les rassuraient, et ce qu'elles réclament à l'autre, c'est la part d'amour infantile qu'elles n'ont jamais reçu. Une quête insatiable, forcément. »

[11] Ces « enfants parentifiés » sont heureusement de plus en plus souvent repérés par les services sociaux, et un travail thérapeutique en famille peut alors être envisagé. Pour Clara, le fait de devenir mère a rééquilibré [105] un peu sa tendance naturelle à prendre en charge les autres. « Avec deux garçons à éduquer, j'ai déjà pas mal à faire dans mon escarcelle », confie-t-elle avant de citer un autre signe de progrès selon elle: « J'ai de nouveaux amis qui vont bien [106, notes 69 à 73] et n'ont pas besoin de mon secours… Ça veut certainement dire que je vais mieux [107][108, note<1>] ! »


LIRE AUSSI :

» Laisser la bonté grandir en nous

» Pardonner, un vrai outil psychologique

« J’aimerais entendre une seule fois le mot pardon. N’importe quelle victime a besoin d’être reconnue comme victime pour surmonter la violence subie. Ici il n’existe pas de tribunal, il y a juste une douleur que l’on tait en soi. »[109,com.11][50, AV note 1][110][111, notes 52>54][112,(7), APR note 307]

» «Une époque marquée par le manque d'estime de soi»


(1)[Vendredi 11 octobre 2013]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,15-26.
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*}{*}{*}
{Lc}[6][3]{Mt}{Mt}{Lc}{Mc}{Lc}{Mt(1)}{Mc(3d)}{Mc}{Mt(3)}
Comme Jésus avait expulsé un démon, certains se mirent à dire : "C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons."[>Mt][>Mt(1)] D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel. Jésus, connaissant leurs intentions [>>58], leur dit : « Tout royaume divisé [*][223>230] devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres. Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons. Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges. Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.

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Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité. Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance [*], et il distribue tout ce qu'il lui a pris. Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. Quand l'esprit mauvais est sorti d'un homme, il parcourt les terres desséchées en cherchant un lieu de repos. Et comme il n'en trouve pas, il se dit : 'Je vais retourner dans ma maison, d'où je suis sorti.'[*] En arrivant, il la trouve balayée [*][*] et bien rangée [*]. Alors, il s'en va, et il prend sept autres esprits [*][*][*][*][*][*][*] encore plus mauvais que lui, ils y entrent, et ils s'y installent. Ainsi, l'état de cet homme est pire à la fin qu'au début. »

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ÉVITER DE LIRE AUSSI :

 » Laisser l’esprit mauvais grandir sept fois en nous

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 » « Une époque marquée par le plus fort que soi »


      « C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons » ? Parole doublement impensable de nos jours : Béelzéboul y passant pour une sorte d’épouvantail [113][114] tout droit sorti de l’imaginaire de chefs en mal de pouvoir -plus incarnés, ceux-là !- qui se plaisaient sans doute à l’agiter auprès des esprits faibles et crédules de l’époque. Aujourd’hui, "tout va bien" : plus personne -ou presque- ne s’y laisse prendre, les esprits étant vraisemblablement devenus "sept fois plus forts" et la crédulité "sept fois plus faible"[115]. Autant ne pas s’arrêter en si bon chemin : pas de Béelzéboul, pas de chef des démons. D’ailleurs -et encore plus fort-, on se souvient qu’il n’y a pas de démons non plus [116, APR note 29] : n’est-ce pas formidable ?


       Et ainsi de suite : plus de démon (à l’exception, apparemment [112,(1), notes 13,14][117, notes 1,2], de ceux qui se commettraient à le chasser [118,[G], APR note 71]…), plus de tentateur. Pas de tentateur, exit la tentation [119,Mt]. Pas de tentation, pas de raison d’y succomber : dès lors, pfuit ! envolé le péché [93, notes 11 à 13>120, notes 10 à 12|121, notes 25 à 30|50, notes  9 à 15]. Sauf sa version revisitée [93, APR note 94], bien entendu : mais comment pourrait-on encore ignorer que la psychofoi [122] en relève et sauve [>Lc(2)] le plus grand nombre [123,Mt(XI)] ? Il subsiste bien le petit nombre restant, qui embête [124, APR note 22] tout le monde [125, note<12>]… mais "tout va bien" également ; afin de ne plus voir y revenir [126, notes 237 à 240] ces "lépreux"©[127, APR note 39] des temps nouveaux [128,[7]][129>130], il suffit de procéder à leur encontre pis que pour des étrangers, des ennemis… ou des Samaritains, (au regard de Juifs "purifiant l'extérieur de la coupe et du plat"[>Lc(3)]) : comme pour Béelzéboul, les démons et tutti quanti, re-pfuit ! "non-existentialisation"©[131][132] à tous les étages, et basta ! Sans omettre de "non-existentialiser"© l’Apôtre des païens lui-même (la néo-philosophie [133, APR note 56][134] ayant déjà efficacement préparé le terrain: c’est que, bien qu’assurément en… avance de phase de vocabulaire [135] (!)... |>|
podcast

Philou en live : 23/01/2013 La maîtrise d’un vocabulaire… 0mn39
(extrait >0h44mn03s- de Radio Libertaire, émission « l’Entonnoir » c/o CRPA)

Version intégrale
 mp3 : 1h04mn01s |<| ...par rapport à une certaine mode contemporaine de tout "pour tous"©[136, notes 3 à 8][126, notes 198,199][117, note 45], le malheureux s’est laissé dominer par son zèle en y intégrant… ce à quoi on ne TOUCHe [137][138, note 242]  plus depuis qu’au temps présent se manifeste la version revisitée susdite, mono-manière d'être juste [139] et de rendre juste [140,1Jn(1)] celui qui y met sa psychofoi !

(1)[Jeudi 17 octobre 2013]
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 3,21-30. {
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Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}{Rm}
Frères, tous les hommes sont dominés par le péché [Jc(5)] ; la loi de Moïse, elle, servait seulement à faire connaître le péché. Mais aujourd’hui, indépendamment de la Loi, Dieu a manifesté sa justice qui nous sauve : la Loi et les prophètes en sont déjà témoins. Et cette justice de Dieu, donnée par la foi en Jésus Christ, elle est pour tous ceux qui croient. En effet, il n'y a pas de différence [Ac][*] : tous les hommes sont pécheurs, ils sont tous privés de la gloire de Dieu, lui qui leur donne d'être des justes par sa seule grâce, en vertu de la rédemption accomplie dans le Christ Jésus. Car Dieu a exposé le Christ sur la croix afin que, par l'offrande de son sang, il soit le pardon pour ceux qui croient en lui [?]. Ainsi Dieu voulait manifester sa justice : lui qui, au temps de sa patience, effaçait déjà les péchés d'autrefois, il voulait manifester, au temps présent, que c'est sa justice qui sauve. Telle est sa manière d'être juste et de rendre juste celui qui met sa foi en Jésus. Alors, y a-t-il de quoi s'enorgueillir ? Absolument pas. Au nom de quoi le ferions-nous ? Est-ce au nom d'une loi que nous pratiquerions [Jc(4)] ? Pas du tout. C'est au nom de la foi. En effet, nous estimons que l'homme devient juste par la foi, indépendamment des actes prescrits par la loi de Moïse. Ou alors, Dieu serait-il seulement le Dieu des Juifs ? N'est-il pas aussi le Dieu des païens ? Bien sûr, il est aussi le Dieu des païens, puisqu'il n'y a qu'un seul Dieu : ceux qui ont reçu la circoncision, il va les rendre justes par la foi ; et les autres, qui ne l'ont pas reçue, il les justifiera aussi au moyen de la foi.

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   Or, "l’habitude des manifestations psychiques"[141(mp3)] étant quant à elle solidement Ancre-crane.jpgancrée [142, APR note 4][143] au temps d’une impatience [144,1Co] qui "efface les péchés d’autrefois"… mais sur d’autres fondements [145, note 54][112, note 310] que "la manière d'être juste et de rendre juste" décrite ci-dessus, la néo-"justice"©©©[146, note 1>] qui nous sauve veut manifester, au temps présent, qu’elle aussi est "indépendante de la Loi" :P. Très indépendante -8 : dans un raihël [147][148] qui est là, pour tous [149, AV note 41] -après l’honorable et convenable [150] redéfinition [151, notes 4 à 10][152, notes 29 à 35][53, APR note 129] qui sied-, inutile de vous dire [153, AV note 13][154, note 144][53, notes 146,147] que l’épithète "indépendante" n’a pas de différence avec l’épithète "indifférente" :$ ; celle-ci s’avère d’ailleurs précieuse [155,3] à organiser si nécessaire [155,6][156] la "non-existentialisation"© de l’"injuste"©©©[156] :x, accomplie en vertu_[157, APR note 5][112, note 143>] de la rédemption du seul néo-"juste"©©© privé de la gloire de sa tranquillité d’esprit [158, note 402/2][159]. Il faut en effet souligner qu’aux autres fondements, vont automatiquement [111, notes 52 à 54][160] répondre d’autres considérations [161][162, note 43/633][163], différant sensiblement de celles que Paul écrit aux Romains : dès lors que tout le monde [125, note<12>] est à présent "indépendant"© de la Loi [164][164bis][165][166][166bis][167][168], pourquoi ne pas en profiter… pour se laisser tenter ? Tenter 8| ? Mais "il n’y a pas de tentation"[0, note<119>] ! Sur les fondements originaux, non ; mais sur les autres"autant que, pas plus que"[169][170] ;).
podcast

      Concernant ces autres fondements, précisons ; il suffit de singer [171] Paul en prenant au pied de la lettre la première partie de sa phrase : "il n'y a pas de différence". Nous obtenons ainsi le précieux "autant que", avec l’aisance de celui qui veut déjà effacer toute différence, estimant que l’homme devient "médecin"©[172, notes 167 à 171] par les longues études appropriées [173, notes 33 à 40][174][174bis] : parce qu’entre temps, il aura été en effet hyper-tenté [175] de basculer tout ce qui l’aura dépassé -en largeur, longueur, hauteur et profondeur [123,Ep(2), APR note 338]- à la mode "pathologique"©[176, note<88>], extérieurement moins exigeante que "l'intérieur de la coupe et du plat"[>Lc(3)] de certaines différences [177][178][179] que l’Apôtre n’a bien sûr démenti en aucun cas. Dans le contexte, ce que ce dernier écrit aux Romains, il l’écrit à propos de la face obscure [180] de l’intérieur, et uniquement celle-ci : la face plus lumineuse reste sauve… voire appréhensible de l’extérieur.
      Moyennant l’escamotage de tout ceci, nous passons à présent directement au "plus que" : l’autre partie de la phrase… mais "privée de la gloire" :( de cette précision. "Tous les hommes sont pécheurs", etc. Certes, il s’agit du péché "ancienne version"[181, notes 12,13] : on peut également l’escamoter, estimant que valant "au nom de la foi", cette chose affreusement "religieuse"[182, note<171>] qu’est le péché laisse "purs"[140][183] les païens et les mécréants. Passons sur Paul -qui n’établit nulle part de différences entre "tous ceux qui croient"… et les autres- ; passons également sur l’air que nous respirons tous (est-il plus pur chez les uns que chez les autres ? ceux qui n’y "croient" pas -faute de le voir- vivent-ils en apnée toute la durée de leur existence ? 8| etc.), et arrêtons-nous au néo-péché [93, APR note 94], "religieusement" light : que se passerait-il si nous prenions également au pied de la lettre l’autre partie de la phrase paulinienne, même expurgée de son auteur originel ? Textuellement, cela se traduirait ainsi : "tous les hommes sont néo-pécheurs". Naturellement, on se garde bien de recourir ouvertement à une telle expression, encore trop connotée "religieuse". Cependant, même pour qui se veut étranger à la foi (ou n’en fait pas particulièrement étalage), peu importe le nom [58, APR note 11>57] : lorsque quelque "observateur"© nous "examine"© "ceux qui incarnent le mal"©[184>185][186], il ne vient pas nous embêter [124, APR note 22] avec de l’hypothétique "déséquilibre chimique du cerveau"©[112, notes 28>36] chez ces "monstres"©[156][187][188][189][190] qui nous rendraient presque sympathique [191, note<55>] le lépreux le moins ragoûtant. De fait, évoquer des "pervers caractériels -non pas pervers au sens sexuel, mais au sens moral et relationnel-"[185,§4], c’est bien parler de moral -plus que de mental [192, notes 368bis>193]- et de relation : ce qui est sémantiquement plus proche de la… religion [194] que de la médecine. Comment se fait-il qu’on ne voit personne revenir pour faire honte [195, APR note 245] à cette "religion"-là ?… :?

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(2)[Dimanche 13 octobre 2013]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,11-19. {*}{*}
{*}{*}
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Mt}{Lc}{Mc}{Mc}{Mt}{Lc}{Mc}{Mt}{Lc}{Mc}{Mc(4)}{Mc(1)}
Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre
[>170]. Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » En les voyant, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c'était un Samaritain. Alors Jésus demanda : « Est-ce que tous les dix n'ont pas été purifiés ? Et les neuf autres, où sont-ils ? On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu ; il n'y a que cet étranger ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé. »


      Toujours est-il que la question posée est demeurée en suspens : que se passerait-il si, à basculer simplement du "vieux" au "nouveau"[196], nous considérions que "tous les hommes étaient néo-pécheurs" ? D’ores et déjà, au seul regard de ce qui vient d’être énoncé, sur dix "lépreux"© il n’y en aurait pas un seul à en réchapper :'( ; tous étant "pervers caractériels"© -ou assimilés- "nous ne parlerions plus d'environ 1 personne sur 25 [197, notes 40>48], statistiquement parlant"[198, notes 1 à 3][183, APR note 14][199, APR note 27>200,§21], mais de 25 sur 25 ! 8| Aucun ne pourrait s’en relever et s’en aller, "la foi" sauvant d’autant moins qu’elle s’est copieusement laissée envahir [164,[3>6]][46, APR note 305] par les ronces [201] de croyances donnant l’impression, l’illusion [149, APR note 44] de n’être pas davantage "que" des alvéoles [202][203] hermétiques et parallèles [204,1Co, APR note 44][155, APR note 107][155, notes 133>205] de soutien [206][54, notes 32 à 37][207, note 49][208,(2), notes 25,26], laissant ainsi entendre que rien n’influe [209] sur rien [210, notes 23>211,(5)][212], que personne n’empiète sur personne [213, APR note 51] lol.


      Remarquons toutefois que si"tous les hommes sont néo-pécheurs", cela devrait a priori créer une situation idéale à justifier l’"hospitalisation"© pour tous [126, notes 198,199][117, note 45] : l’"hôpital"© étant, comme chacun sait, le sanctuaire de la néo-purification. À ne pas confondre avec celui de la "purification" lambdapuisque "tout est pur pour vous" : ainsi, vous-même n’y allez pas, n’en ayant pas "besoin"© -8. Mieux encore, vous êtes demandeur [214,3°)][215][216][217] de ce que le "cupide et méchant"©[114][218] aille s’y montrer aux prêtres [219][220][177, note 90>221][222], quand bien même celui-ci s’arrêterait à distance en criant : « prends pitié de moi »[49] ; s’il est "cupide et méchant"©, il est bien entendu à l’intérieur de la catégorie "pervers caractériel"© -6 : par conséquent, son cri est nul et non avenu, lui-même n’ayant pas eu "pitié"© de vous [56][223][223bis][224]. Du reste, la pitié est hors-sujet puisque étant vous–même à l’extérieur de la catégorie "pervers caractériel"©, vous faites partie des gens bien [225,[15]][195,[15]][226] : vous êtes donc dans le "bien"© permanent [50, AV note 30] ; estampillé "juste"© parmi les "justes"©, vous ne recherchez que le "bien"©, pour vous comme pour les autres. D’où qu’il vous apparaisse d’emblée absurde d’avoir la moindre pitié envers quelqu’un qui, au titre d’"incarnation du mal"©, n’en a lui-même aucune conscience [154,1][227] ; il n’a d’ailleurs  pas davantage conscience du "bien"© que vous lui voulez -et queMontage-intouchables2.jpg vous lui faites-, le malheureux étant incapable de le reconnaître comme tel. Ainsi, n’ayant pas omis de questionner votre tendance à prendre en pitié trop facilement [154,9], vous y avez déjà répondu 8).
      Il est peut-être "le seul problème"©[198, notes 1 à 3>200,§1] : en attendant, il en génère deux autres dans son sillage ! Le premier est qu’il invalide la formule "tous les hommes sont néo-pécheurs" : à l’extérieur -comme pour l’extérieur-, vous ne l’êtes pas [154,11:x ! Le deuxième est le même que le premier… mais de l’intérieur : l’ensemble du personnel néo-purificateur ne l’est pas non plus [156,Art6bis] ! Sinon, qui assurerait les multiples occupations [228][229][230] liées à l’"hospitalisation"© pour (presque !) tous ? Encore ne s’agit-il là que d’honorer [150] les commandes en aval : en amont, nous pouvons y ajouter tout commanditaire [231][232][233, note 111], privé mais également public [234, notes 81 à 84][136, notes 92>97][235] : qui s’étonnera en voyant que l’"hospitalisation"© pour (presque) tous [65][236][237][238!] ne saurait paradoxalement fonctionner sans tout ce quota de gentils [239][240][241] et non cupides [242][243][244][245][246][247] "inhospitalisables"© (donnant sans doute en aumônes ce qu’ils gagnent grâce aux néo-pécheurs…), officiellement les plus sensés [248, AV note 462][167, APR note 202] de tous lol ? Personne ? Dans ce cas, voilà qui "confirme"©[249] quelques soupçons déjà substantiels : les "inhospitalisables"© sont bel et bien des envahisseurs [250] :P venus d’une lointaine galaxie [251][252][253][254][255][256]. Il reste à convaincre un monde incrédule :'( que le cauchemar [257][258] continue  : brrrr…

(3)[Mardi 15 octobre 2013]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,37-41.
{*}{*}{*}
{
Mt}{Mt}{Mt}{Mc|Mc}{Mc|Mc}{Mc(2d)}{Mc(1)}
Comme Jésus parlait, un pharisien l'invita pour le repas de midi. Jésus entra chez lui et se mit à table. Le pharisien fut étonné en voyant qu'il n'avait pas d'abord fait son ablution avant le repas. Le Seigneur lui dit : « Bien sûr, vous les pharisiens, vous purifiez l'extérieur de la coupe et du plat, mais à l'intérieur vous êtes remplis de cupidité et de méchanceté. Insensés ! Celui qui a fait l'extérieur n'a-t-il pas fait aussi l'intérieur ? Donnez plutôt en aumônes ce que vous avez, et alors tout sera pur pour vous. »

John Gray MV trafiqué.jpg

            Mais ça, bien sûr, c’était avant [259, note 11][260, note 182>261] : du temps du péché "ancienne formule"[262][263,1Tm]. Au nôtre -agrémenté d’"autant de néo-pécheurs que nécessaire [154,6][155]" (mais "pas plus que"[0, notes 169,170] afin de maintenir un quota suffisant de justes néo-purificateurs)-, alors tout est déjà "pur"© pour ces derniers : "équilibre chimique du cerveau"©[112, notes 28>36] au top, "perversité caractérielle"© au top aux abonnés absents, capacité de "détection"©[54, notes 59 à 62] de toute "incarnation du mal"© également au top, etc. Ainsi donnent-ils plutôt en aumônes ce qu’ils n’ont pas : l’intérieur de l’autre [51], par exemple. Grâce à quoiprojection oblige [264, notes 67,68]-, c’est encore l’autre qui n’a pas de conscience [154,1]. Du côté des bénéficiaires [172, notes 167 à 171] de telles aumônes, ils auront également donné au préalable ce qu’ils n’avaient pas aux premiers : à commencer par quelque rôti [265] pour le repas de midi ; le rabattage [232][233, note 111][266] étant en effet la nouvelle manière de "faire d’abord son ablution avant le repas", il est devenu tellement monnaie courante que plus personne ne s’en étonne. Ceci d’autant moins qu’à l'intérieur tout le monde [125, note<12>] est rempli de "compassion"©[267] et de d’"empathie"©[191] : bien [225,[15]][195,[15]][226] caractériel [185,§4] oblige -8

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            À cet égard, n’est-il pas temps de revenir sous nos pas, en nous demandant à pleine voix si Jésus Lui-même est Quelqu’un de bien ? Une interrogation à laquelle on peut se risquer le plus prudemment possible : au cas où, par mégarde, une parole serait dite contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné.

(4)[Samedi 19 octobre 2013]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,8-12.
{
*}{*}
{Lc}{Mt}{Mt}{Lc}{Mt}{Mt}{Lc}
Jésus disait à ses disciples : « Je vous le déclare : Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m'aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu [Mt(1)]. Et celui qui dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné [Jn] ; mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint *[>Lc(1)][Mc][Mc(3d)][Mc], cela ne lui sera pas pardonné. [*][>29][>19/1][<24>]
Quand on vous traduira devant les synagogues, les puissances et les autorités [>42], ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire. »
---------
(*)[>10]>>[Ep][Ep][Ep][1Co][1Co][1Jn][Ep][Ep][1Co][Ep][Ep][1Co][1Co][Jn] >>[<7][53][7][117][*|*][*][*]

         Quelqu’un de mal -"incarnation du mal"©, qui plus est !- n’a en effet plus à"se tourmenter pour savoir comment se défendre ou comment parler" : d’une part, il est réputé [268] indéfendable ; d’autre part, on ira éventuellement jusqu’à s’étonner qu’il parle [269, notes 18 à 25][179][270, APR note 78][271,[6], notes 16>18] :d’où la récurrence de certaines difficultés [272] observées en aval…
podcastPhilou en live : 23/01/2013 Faciliter la parole du patient… 2mn35
(extrait >0h46mn50s- de Radio Libertaire, émission « l’Entonnoir » c/o CRPA)

Version intégrale
 mp3 : 1h04mn01s

Ce qui n’empêche donc pas quiconque de bien de "se prononcer" éventuellement "pour le Fils de l'homme devant les hommes"[273][274][275, APR note 85][276, notes 517 à 537][205][206]ces derniers ayant précisément, comme tels, la chance d’avoir encore figure humaine [277, notes 77 à 80][182, notes 260,268][278][197][279]. Quelqu’un Quelque chose [0, notes 275>277] de mal est aisément "détectable"©[54, notes 59 à 62]  par quelqu’un de bien : il "blasphème"©[280] comme un dératé contre le Synthé Psy [281, APR note 10][282, APR note 158][283, APR note 33][123, APR note 71], ce néo-esprit sain qui enseigne à toute heure -et à tout "juste"©- ce qu’il lui faut dire [268] à propos de tout toutou [284][285][286][287][288, notes 49 à 55][289][290][291]. Alors, inutile de vous dire [152, AV note 13][153, note 144][53, notes 146,147] que celui qui renie le Ficeleur [292][293][294] de l'homme en face des hommes est renié en face des anges du Docteur : ceux-là étant légion [295][296][297], il est conséquemment moins étonnant que les meutes [298][271,[1>2]][214][299] le soient aussi
         À présent, revenons à l’interrogation posée plus haut : Jésus est-Il Quelqu’un de bien ? Iconoclaste, cette interrogation ? Elle l’est sept fois moins [>Lc(1)] que le contexte dans laquelle nous la situons : un contexte dont on ne rappellera jamais assez qu’il permet de renier des hommes à la face des hommes ; par conséquent, de blasphémer contre l’Esprit Saint avec autant d’aisance et de légèreté [300] que l’on choisit ses légumes au marché : puisque à considérer implicitement qu’Il gratifie certains de "la gloire de Dieu" -mais en "prive" d’autres-, qu’il y aurait un "Dieu des Juifs", mais pas de "Dieu des païens", etc. En clair, les Romains peuvent aller se coucher [301], le discours de Paul [>Rm(1,2)] passant à la trappe sur toute la ligne. Ce qui vaut pour eux ne vaut pas moins chez tout autre destinataire de l’Apôtre : sous le règne du Synthé Psy, qui se risquerait encore à répondre favorablement à certaines "demandes solennelles"[0, notes 214>217] ? Nous souhaiterons donc également une "bonne nuit"[302, note 42][303, note 2][304, notes 286,287] à Timothée


[Dimanche 20 octobre 2013]
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 3,14-17.4,1-2. [
T]/{*}{*}{*(2)}
{*}{*}{*}{*}{*}{*}{*}{*}{*}{*}{*}{*}{*}{*}{*}
Fils bien-aimé, tu dois en rester à ce qu'on t'a enseigné
[Jc(5)][1Tm] : tu l'as reconnu comme vrai, sachant bien quels sont les maîtres qui te l'ont enseigné. Depuis ton plus jeune âge, tu connais les textes sacrés : ils ont le pouvoir de te communiquer la sagesse [Jc(6)], celle qui conduit au salut par la foi [>424] que nous avons en Jésus Christ. Tous les textes de l'Écriture sont inspirés par Dieu ; celle-ci est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice [<313>] ; grâce à elle, l'homme de Dieu sera bien armé, il sera pourvu de tout ce qu'il faut pour faire un bon travail.
{*}{*(3)} Devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui doit juger les vivants et les morts, je te le demande solennellement, au nom de sa manifestation et de son Règne : proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, mais avec une grande patience et avec le souci d'instruire.

            "Sa justice qui nous sauve"[>Rm(1)], « …ta foi t'a sauvé »[>Lc(2)], la "sagesse qui conduit au salut par la foi"[>2Tm], "… pour le salut de tout homme qui est devenu croyant"[>Rm(2); autant de références à un salut se voulant universel… et toujours inclusif [305][306, APR note 5/2] : l’intérieur inclut l’extérieur [>Lc(3)], le Juif le païen [>Rm(1)], etc.  Un salut se voulant universel, c’est un salut potentiel qui est lui-même en devenir, aspire à l’être mais ne l’est pas encore : sinon il n’aurait pas besoin de "se vouloir". La foi sauve, assurément : mais elle ne sauve personne malgré lui… et malgré des vouloirs contraires en lui, dans lesquels il trouve ponctuellement davantage de "salut". La foi sauve et relève qui veut guérir [48][49][54] : elle ne transportera pas un monticule [307,Mt] chez qui "connaît les textes sacrés", y adhèretout en adhérant [308][309, notes 71,72] simultanément à quelque autre "texte sacré"©[310][311, APR note 68] prétendant avoir le pouvoir de communiquer un surplus immédiat de "sagesse"©. Celui qui n'est pas avec Le Sujet même de la foi est contre Lui ; ce qu’il démontre par son recours au dit surplus,sa "foi" ne le conduisant guère à sa suite logique : la con-fiance [312]. Celui qui ne rassemble pas avec Lui disperse [>Lc(1)]… et se disperse ; il ne veut ni guérir ni œuvrer en fonction de ce dont il est "pourvu pour faire un bon travail".
        Bon ou mauvais, un "travail" suggère d’ailleurs assez l’insuffisance de la foi seule [123,Mt(XIII)][93,Mt(2)][313,Mt(4)][207,Lc(2)] : Jacques est là, qui nous conduit plus loin [314,Jc(1>8)] que la simple suggestion à cet égard ! Paul n’est évidemment pas en reste : ici même, le programme est assez clair. Ce qui est utile l’est bien pour enseigner : non de manière académique ou "scolaire" (comme à des esprits "vierges", ignorants ou incultes), mais précisément aux fins de :
- "dénoncer le mal"sans l’incarner soi-même ; notamment par la dénonciation "auto-salvatrice"[315][316][317, notes 31,32][318] d’une soi-disant "incarnation"© extérieure [0, notes 184 à 186][319], ou par la prétention exorbitante de lui substituer un "bien supérieur"© parfaitement étranger si ce n’est opposé- à ce qui a été enseigné à Timothée et à beaucoup d’autres
- "redresser; on ne redresse en effet que ce qui existe déjà, mais qui est tordu : soit parce quepourvu d’enseignement antérieur, soit parce que cet enseignement a été communiqué… mais peu exploité, soit enfin parce qu’il n’y aura guère eu que ses "maîtres" à "le reconnaître comme vrai", ayant été consacré par des textes à "dénoncer comme mal"[0, notes 60>65][320, note 305>] en ce que n’ayant dans leurs fruits [123,Mt(XII)] aucun autre pouvoir que celui de communiquer lepouvoir [271,[6]] (!) à ceux qui "l’enseignent"[321] et d’annoncer l’esclavage [117, notes 1,2][322][323] à ceux qui s’y laissent tordre
- "éduquer dans la justice; loin d’être superflue, cette précision de l’Apôtre n’encourage en rien à éduquer à la baguette (ou dans un tribunal !) : elle inclut les deux précédents points puisque "dénNe-pas-y-croire-LE-RITE.jpgoncer le mal" et "redresser", c’est avant tout dénoncer ce qui est injuste et dresser ce qui est juste au-dessus de ce qui ne l’est pas ; est-il encore utile de présenter ce qu’est "éduquer dans l’injustice"[324, notes 9>21][325, note<313>] ? Non seulement le verbe en reste lui-même à l’imposture manifeste [326][327][328][329][330], mais on en vient au poirier [331, note 30][332][333][334][335][101][336][337] : le bien étant dénoncé comme "mal"©[50, AV note 30], ce qui est droit comme "tordu"©, ce qui est juste comme "injuste"©, il s’agit alors de dresser ce qui est injuste au-dessus de ce qui ne l’est pas ; qu’y gagne-t-on en échange ? d’abord, un piètre, fragile et provisoire "salut" exclusif à soi [305][306, APR note 5/2][338] (sans parler de l’éventuelle compromission [313] de celui des autres [320, notes 333>364]…), ensuite tout simplement ce que Paul en dit aux Romains [>Rm(2)]

(2)[Mardi 15 octobre 2013]
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 1,16-25. {*}
Frères, je n'ai pas honte d'être au service de l'Évangile, car il est la puissance de Dieu pour le salut de tout homme qui est devenu croyant, d'abord le Juif, et aussi le païen. Cet Évangile révèle la justice de Dieu qui sauve par la foi, du commencement à la fin, comme 1923461204.jpgle dit l'Écriture : C'est par la foi que le juste vivra. Or la colère de Dieu se révèle du haut du ciel contre tout refus de Dieu, et contre toute injustice par laquelle les hommes font obstacle à la vérité. En effet, ce qu'on peut connaître de Dieu est clair pour eux, car Dieu lui-même le leur a montré clairement. Depuis la création du monde, les hommes, avec leur intelligence, peuvent voir, à travers les œuvres de Dieu, ce qui est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité. Ils n'ont donc pas d'excuse [(7)], puisqu'ils ont connu Dieu sans lui rendre la gloire et l'action de grâce que l'on doit à Dieu. Ils se sont laissé aller à des raisonnements qui ne mènent à rien, et les ténèbres ont rempli leurs cœurs sans intelligence. Ces soi-disant sages [Jc(6)] sont devenus fous [1Co][Sg][>424][*] ; ils ont échangé la gloire du Dieu immortel contre des idoles représentant l'homme mortel ou des oiseaux, des bestiaux et des serpents. Voilà pourquoi, à cause des désirs de leur cœur, Dieu les a livrés à l'impureté, de sorte qu'ils déshonorent eux-mêmes leur corps. Ils ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge ; ils ont adoré et servi les créatures au lieu du Créateur, lui qui est béni éternellement. Amen.

        Si Paul n’est pas en reste ici même, à d’autres destinataires il ne confiera pas moins que, si "la sagesse de l'Écriture conduit au salut par la foi"[>2Tm], celle-ci ne se satisfait guère de la solitude : chez les Corinthiens en effet, il se murmure qu’elle fait ménage à trois, rien de moins ! "Mais la plus grande, c'est la charité"[144,1Co] : non la foi (et encore moins la santé [149, APR note 48] !). Un discours qui, par ailleurs, ne s’inscrit nullement en porte à faux avec celui tenu à Timothée : "faire des reproches, encourager, mais avec une grande patience et avec le souci d'instruire"[>2Tm], voilà un programme qui n’est pas très différent, ni très indifférent à éduquer dans la miséricorde ; celle-ci étant l’autre face [339][340] de la justice, l’une n’est censée exclure l’autre ni dans un sens ni dans l’autre. S’abstenir de faire des reproches (ou d’en recevoir) au nom de la "charité"[341, note<25>][342,3Jn(APR note 38)], entre autres, sans doute est-ce apparemment "miséricordieux" à souhait [111, notes 52 à 54][160; mais s’il s’agit en l’espèce de se sauver (préventivement ou non) de reproches en sens inverse -ou pire : de protéger et encourager des marques d’impatience et autres soucis de truire [343, APR note 47]-, c’est faire mentir la charité elle-même [344],faire obstacle à la vérité en défendant toute injustice [345,Ps]. "Comme le dit l'Écriture : C'est par la foi que le juste vivra"[>Rm(2)] ? Ce qui ne manque pas, ici comme ailleurs, de se révéler terriblement commutatif : c’est donc aussi par la justice que le croyant vivra… et accessoirement, qu’il se fera crédible auprès des païens. De même est-ce par son injustice [346,Rm][123,Mt(III)] (passive, directement active [347, note<32>]… ou par délégation [348,1Co][349][350,1Co]) que les "désirs de leur cœur" les pousseront -non sans raison- à aller glaner ailleurs des miettes de salut. À qui l’on donne peu, on demande peu [351,Lc(1)] : commutativité, toujours

(5)[Mercredi 23 octobre 2013]
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,39-48.
{
*}{*}{*}{*}
{Mt}{1Th}{Mt}{1Th}{Mt}{Mt}{Mt(1)}
Jésus disait à ses disciples : « Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l'heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison [272]. Vous aussi, tenez-vous prêts : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. »
Pierre dit alors : « Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde ? » Le Seigneur répond : « Quel est donc l'intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ? Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail
{Lc}. Vraiment, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens. Mais si le même serviteur se dit : 'Mon maître tarde à venir', et s'il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer, son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles. Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups. Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n'en recevra qu'un petit nombre [He][He][He]. À qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage.

        Revenir à l’iconoclaste interrogation posée plus haut -Jésus est-Il Quelqu’un de bien ? [0, APR notes 226(+299)]-, c’est précisément se "mettre parmi les infidèles"… soit, de son propre chef : non pas en vue d’imiter le "voleur perçant le mur de la maison" -ou"le serviteur se mettant à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer"-, mais au contraire afin de moins se laisser surprendre à l’heure où vienttout le monde : bons comme mauvais. Le côté bon ultime, c’est toujours le Fils de l’homme… inabordable à tout le monde (croyants ou non, Juifs ou païens) puisque "c'est à l'heure où vous n'y penserez pas"… qui pourrait tout aussi bien être "l'heure où vous serez entraîné à ne pas être un penseur "[352, note<490>/>353]. Ce qui aide en effet grandement -le résistant au dit entraînement- à comprendre [354] la formulation originelle… mais surtout, à se tenir plus immédiatement prêt contre les premiers voleurs venus, ou tout intendant dont l’infidélité le dispute à un non-sens parfois abyssal.
        Dans cette optique, poser la question "Jésus est-Il Quelqu’un de bien ?", c’est la poser en mauvais candide [355, notes 1,2] : autrement dit,en se mettant un instant dans la peau du "serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté". Le "serviteur connaissant la volonté de son maître" ? La parabole est plutôt transparente [324], désignant plus formellement le croyant que le païen invétéré : au premier, il est donné davantage qu’au second. Maintenant, qu’est-ce que "trouver l’heureux serviteur à son travail" ? N’est-ce que ne pas le surprendre la main dans le sac, en train de "frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer" ? « Vous le savez bien » aussi : sur ce seul aspect, "les païens en font autant"[123,Mt(V)]… quand ils ne font pas mieux ; notamment s’ils font beaucoup au regard du peu qui leur a été confié : si tout le monde peut "mériter des coups pour sa conduite", tout le monde ne peut pas moins mériter l’inverse.

Montage viens chez moi.jpg
[*][*][*]

        Pour le croyant, il faut donc considérer un autre aspect : à savoir, celui du "ménage à trois"tel qu’exposé par Paul, naturellement [356] :P. Le "salut par la foi", oui… mais pas sans ses deux copines [357] : espérance et charité [149,1Co][358,1Co][144,1Co]. Il est vrai qu’elles sont parfois embêtantes [124, APR note 22], celles-ci : on se sent tellement mieux [285, APR note 33] avec une foi en solo qui, à défaut de transporter des montagnes [285, note 1][307,Mt] (ou de réussir à en convaincre un seul [359,Mt][360, APR note 48] : moins pourvu), se plaît [361, APR note 54][362] à déplacer les deux enquiquineuses de service :x sur d’autres fondements [145, note 54][112, note 310], ne serait-ce qu’au prétexte de les rendre plus à portée de main (et sans doute moins… "surprenantes"[363, note 7] qu’un maître arrivant à l’improviste !) ; ainsi donnent-elles toujours l’impression, l’illusion [149, APR note 44] d’être toujours làtout en se réclamant davantage du serviteur que du maître : ce qu’il croit, qu’il espère et qu’il aime, le maître est censé "le croire", "l’espérer" et "l’aimer" à son tour [364,pp.9/10][365, note<16>][366, APR note 23] 8|. En définitive, si le maître est "prié", il l’est surtout… de suivre le serviteur [207,Mt(1)] partout où va ce dernier : n’y a-t-il pas déjà comme un "léger" contresens ? :?

Contresens périphérique.jpg

         De fait, si contresens il y a, Paul l’a déjà relevé en son temps. À la différence que lui, connaissant sans doute mieux la volonté de son maître [367,1Jn] -et la sienne ! :$-, se garde bien d’aller le chercher ailleurs [0, notes 184>186][368, notes 30][369, APR note 51] qu’en lui-même : sans doute le moins méconnu de sa lettre aux Romains.

(3)[Vendredi 25 octobre 2013]
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 7,18-25a. {
*}
Frères, je sais que le bien n'habite pas en moi, je veux dire dans l'être de chair que je suis. Je ne réalise pas le bien que je voudrais, mais je fais le mal que je ne voudrais pas. Si je fais ce que je ne voudrais pas, alors ce n'est plus moi qui accomplis tout cela, c'est le péché, lui qui habite en moi.
[37?>!] Moi qui voudrais faire le bien, je constate donc en moi cette loi : ce qui est à ma portée, c'est le mal. Au plus profond de moi-même, je prends plaisir à la loi de Dieu. Mais, dans tout mon corps, je découvre une autre loi, qui combat contre la loi que suit ma raison et me rend prisonnier de la loi du péché qui est dans mon corps. Quel homme malheureux je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui appartient à la mort ? Et pourtant, il faut rendre grâce à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur. Ainsi, moi, je suis à la fois, par ma raison, serviteur de la loi de Dieu, et, par ma nature charnelle, serviteur de la loi du péché.

         Le moins méconnu, peut-être… quoique plaçant cependant à notre portée un constat du mal qui, lui, se fait plus méconnaissable lorsqu’il couvre d’autres lois [50, notes 9>15] que celle exposée par l’Apôtre. Chez ce dernier, tout va bien (si l’on ose dire) : ayant évidemment quitté sa nature charnelle depuis longtemps, il a donc rendu à la mort ce qui lui appartenait. Mais il ne lui a pas rendu plus [370,Mt(1)][371] que ce qui lui appartenait : "autant que, pas plus que"[169][170] (!).-8
         On aimerait pouvoir en dire autant de qui laisse cohabiter en lui des lois si contraires [372,1Co, AV note 45] qu’elles en viennent à s’annihiler [112, notes 221 à 230] l’une l’autre. De fait, observons ce qui s’accomplit si, à la loi du péché on substitue celle du néo-péché [93, APR note 94] : on sait que celui-ci est plus accommodant à courte vue (mais exclusivement [0, notes 305,306] au néo-juste ! :'(). "Je ne réalise pas le bien que je voudrais, mais je fais le mal que je ne voudrais pas" ? À la limite, le néo-juste lui-même peut encore supporter [373,2Tm(3)] la formule, telle quelle… et sur sa personne. Encore que pointe déjà une certaine inclinationaltruiste [191] ; en gommant par exemple la première personne du singulier -au profit de la deuxième ou de la troisième-, cela nous donne ceci : "tu(il) ne réalise(s) pas le bien que tu(il) voudrais(t), mais tu(il) fais(t) le mal que tu(il) ne voudrais(t) pas". Notons que l’usage de la troisième personne tend [47] à prendre le dessus en cas d’absence [372, notes 52,53][374, notes 516>522]… de la personne qui "ne réalise pas le bien qu’elle voudrait, mais fait le mal qu’elle ne voudrait pas"© :P. Dans ce cas, nous avons également une troisième personne, charnelle, mais à laquelle on s’adresse (grammaticalement) à la deuxième personne afin qu’elle "réalise bien"© la "confirmation spécialisée"©[3751968620216.jpg, APR note 192][249] du "mal"© que l’autre troisième personne (également charnelle, mais non clinique [372, notes 48>50] 8|) "fait sans le vouloir"© ; ou pire : qu’elle va "faire sans le vouloir"© ! Chez ces gens bien- [0, notes 225>226], en effet, non seulement on laisse loin derrière soi Paul se battant la coulpe, non seulement on réalise le bien que d’autres gens bien veulent que vous fassiez pour eux, mais on sait "prédire"©[376][377] le mal "fait sans le vouloir"© avant même qu’il n’ait été réalisé lol ! Il arrive d’ailleurs fréquemment qu’on le sanctionne avant qu’il ne le soit [378, APR note 67][379] : ayant laissé Paul loin derrière soi, qui pourrait encore s’apercevoir que l’on découvre ainsi une autre loi, combattant pour la "loi"©[136, notes 80>99] qui fuit [152, notes 1 à 3][380, notes 32 à 35][381, note 903] toute raison et rend prisonnier [214][382,[11]] de la loi du péché qui est dans le corps… d’un autre [383,[9]][384,[5a]][385, note<63>] (S) ? Accessoirement, qui s’est aperçu qu’au plus profond de lui-même, par deux fois l’Apôtre aura interpellé sa raison en l’opposant non à sa foi [364][386]mais à son corps ? Voilà qui pourrait s’avérer plutôt embêtant [124, APR note 22] dans un paysage balisé de "déséquilibres chimiques du cerveau"©[112, notes 28>36] et autres précieux [154,3] repères "néo-peccamineux" prenant plaisir à tout nous "expliquer"©[94] -et "soigner"©[387, APR note 18][361, notes 95,96]- par les lois fatales [388, note 9] du corps… et seulement du corps. Ceci au nom même de la "raison" (?)… et de surcroa [389][390] à celui de sa compétence [391][392,[27]] à discerner [148, APR note 48][393] ce qu’il en advient de celle d’autrui [394] : il fallait oser [395].

[*]

LIRE CI-DESSOUS :


» Ne RIEN pardonner, un vrai outil cyrulnique :

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Boris Cyrulnik citant Sigmund Freud :
"On ne devient pas pervers, on le reste"

Publié le jeudi 17 mai 2012 à 07h00

Manipulations, harcèlement, et autres manœuvres machiavéliques, les pervers narcissiques sont au sommet de leur art et de plus en plus nombreux selon les experts. L’éclairage du célèbre neuropsychiatre.  [ NB : célèbre, également adorable, serviable [>Rm] … et accessoirement professeur d’Histoire ]

Comment et pourquoi devient-on pervers narcissique ?
Notre culture valorise le narcissisme, l'individualisme et ensuite, on s'en plaint ! On a le culte du développement de la personnalité, quel que soit le prix que cela coûte aux autres, alors que dans les cultures asiatiques et dans d'autres cultures, on valorise le développement de l'individu dans sa famille, dans son groupe. C'est un autre modèle. Pour l'instant, car c'est en train de changer.

Depuis le XIIIe siècle, l'Occident valorise l'individu, c'est un progrès mais cela fragilise les liens. Dans les cultures tyranniques, les dictatures religieuses, on considère que l'individu n'a aucune valeur, ce qui compte c'est la défense du groupe, de la famille de Dieu ou du tyran, que le tyran soit sacré ou profane.

Qui est « l'autre » pour le pervers narcissique ?
Seul compte son plaisir. S'il s'amuse bien, peu importe les autres. Les autres sont des ombres, des pantins...

On naît pervers narcissique ou on le devient ?
Freud répond à cela: « on ne devient pas pervers, on le reste ». Un enfant met quatre ans au moins à découvrir l'autre. Pour le bébé, la mère est un objet sensoriel : elle nourrit, sécurise, enveloppe, c'est une odeur, une voix, ce n'est pas vraiment un autre. A partir de quatre ans, l'enfant comprend que maman est une personne qui peut imposer sa loi, ses intentions, ses croyances. On ne devient adulte vraiment que quand on accepte l'idée que sa mère aussi est une personne.

Quel est le mal profond du narcissique ? N'est ce pas plutôt celui qui a souffert du manque d'amour ?
Il n'y a pas de mal, il y a un arrêt de développement. Cocooner un enfant, c'est le mettre en appauvrissement affectif. La mère trop protectrice pense que son enfant n'a le droit d'aimer qu'elle. Il y a des pères aussi dans ce cas. Ces mères sont amoureuses du petit être qu'elles mettent au monde. Les psychanalystes disent que pour ces femmes-là, mettre au monde un enfant, c'est un substitut phallique…

Une mère protectrice est émerveillée d'avoir mis au monde un enfant, et pense que sa valeur tient par cet enfant.

Elle va tout faire pour lui, il ne peut aimer personne d'autre qu'elle. C'est une prison affective, proche de l'appauvrissement affectif des enfants abandonnés.

Aimer de la sorte, c'est donc isoler ?
Si on met un village autour de l'enfant, il apprendra mille manières d'aimer. Et là, possiblement, il y a moins de pervers narcissiques.
Le développement du pervers narcissique encouragé par notre culture est une preuve de notre défaillance socioculturelle.

[...]

Retrouvez la totalité de l'interview sur le journal en ligne ou dans l'édition de Corse-Matin du 17 mai
Propos recueillis par Hélène ROMANI
hromani@corsematin.com

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Fin au mercred