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mardi, 10 avril 2012

Ils sont finis les jours de la Passion ?...

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Réédition in extenso (toujours brute de fonderie) de la note parue le jeudi 27 mars 2008

    … C’est ce que proclame en tout cas la liturgie pascale. Certes, nous sommes néanmoins encore dans ce monde, avec son cortège d’heurs et de malheurs. Mais à tout prendre, le bonheur garde une touche plus sympathique que le malheur : alors, pourquoi jouer les prolongations de Carême ?
________________________________LE DIAGNOSTIC D’UN « DIAGNOSTIC » 5    Une semaine pour la « santé mentale »
 

« Foin de la géhenne : avons-nous allumé un feu qui ne s’éteint pas ? Celui de la résurrection qui s’attache à consumer les germes de maladies plombantes, crucifiantes et injustes. Ou nous attachons-nous au contraire à cerner certaines « maladies » de guillemets ignifuges ?… Le Christ Ressuscité a tout absorbé au cours de Sa passion, absolument TOUT : le vrai comme le faux, sans exception ni privilège. C’est même au nom du faux qu’Il a vraiment connu la mort, afin de pouvoir l’écraser elle-même de l’intérieur… »                                                 

(« Vous AVIEZ dit Carême ? », le 24 mars 2008 ) [ réédité le 10 avril 2012 ]

         Étonnant "hasard" du calendrier : la 19ème semaine d’ « information » sur la « santé mentale »[1] a très exactement coïncidé avec la Semaine sainte de la Passion. Signe intéressant, pratiquement passé inaperçu sous la percée médiatique des pressions en faveur de l’euthanasie. Le temps de la Passion déclenche des passions sulfureuses qui lui sont contraires, voilà qui n’est pas nouveau. Que le "mental" -ou le "psychique »- vienne interférer dans le spirituel [2], voilà qui n’est guère nouveau non plus. Ce qui l’est davantage, c’est que les thuriféraires de la « santé mentale » eux-mêmes finissent par s’apercevoir que le bouchon a été poussé un peu loin, et qu’ils se trouvent confrontés en permanence à des situations humaines de plus en plus inextricables. D’où le thème dit « majeur » retenu pour cette fameuse semaine d ‘« information » : « maladies psychiques et isolement. ». Dans toute la France, des pyromanes patentés ont été requis pour appeler les pompiers : tombant des nues, ils découvrent que leurs « maladies psychiques » sont de formidables facteurs d’éclatement familial et social… (On pourra baguenauder tout à loisir sur "les aventures de SPI et de PSY" -colonne gauche de ce blog- pour situer plus précisément où se trouve la mèche de la bombe…) Par conséquent, un sérieux replâtrage est requis par nos « experts »[3] : « assouplissement », « humanisation » des « soins » et tutti quanti… Tout ceci dégouline de bons sentiments… et du maintien -voire du développement- d’un certain marché de la « santé » qui est loin d’être négligeable : on tond au plus ras plutôt que de s’interroger sur l’opportunité de passer un sérieux coup de désherbant. Tout va bien : que des personnes concernées par la « maladie psychique » dans les salles de réunions [4]… et pas de jardinier.

         Qui se sera interrogé un peu plus rigoureusement sur ce concept de « santé 676274917.jpgmentale » ? Naturellement, ce serait un peu scier la branche sur laquelle on est assis… Pas de bûcheron non plus. Ce concept ne manque pourtant pas d’intérêt, à une époque qui se gargarise de repentances et de « devoirs de mémoire ». C’est que la « santé mentale [5]» fut le cheval de bataille d’un petit bonhomme à petite moustache qui n’a pas laissé un excellent souvenir dans nos livres d’Histoire. Pour tout avouer, cette « santé » était déjà si déficiente que 70 000 « malades mentaux » n’ont pas survécu à l’Allemagne hitlérienne. Déjà, ce n’est pas de leur « maladie » qu’ils ont péri… mais de leurs « soins ». Certes, ceux-ci étaient plus expéditifs que ceux d’aujourd’hui, mais au moins avaient-ils le mérite d’une certaine clarté. Il semblerait qu’à trop se consacrer aux « maladies de l’intelligence », on en devienne malade de la mémoire…
         L’Organisation mondiale de la Santé [6] s’intéresse aussi beaucoup à la « santé mentale » : elle tient même à en renforcer la promotion [7]… tout en rassurant d’emblée le « malade » potentiel : « la santé mentale ne consiste pas seulement en une absence de troubles mentaux. » Ouf ! Suivent ensuite quantité d’excellentes intentions… de celles qui pavent l’enfer. Le problème est qu’il suffit que l’expression de « trouble mental » -qu’on en « détecte » ou non « l’absence » - soit lâchée, le trouble s’installe effectivement… et installe avec lui le "PIA"[8][9] dans son exclusivité à prétendre l’éclaircir. On comprendra que les résultats contredisent quelque peu les intentions… On comprendra éventuellement que la santé soit davantage une affaire personnelle que celle d’une superstructure planétaire dont on se demande au nom de quelle légitimité elle prononce la « santé » ou la « non-santé » des personnes. Orwell, reviens : ils nous en remettent une couche !
         On retrouvera tous les poncifs de cette « santé mentale » dans ce document, traitant du « plan de santé mentale 2005-2008 »[10]. (À comparer bien entendu avec les précédents articles sur LE DIAGNOSTIC D’UN « DIAGNOSTIC »[11][12][13][14]) Soyons « malades » : on nous dorlote en nous berçant… de beaucoup d’illusions.

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         Si nous savons aujourd’hui que le Christ est Ressuscité, c’est parce que le concept de « santé mentale » n’avait pas cours à Jérusalem il y a deux mille ans. Si tel avait été le cas, Marie Madeleine aurait été très gentiment conviée à se faire « soigner » (deux anges [15] qui racontent que le Christ est Vivant ? Ça va pas la tête, non ?). Simon-Pierre [16] a une apparition à son tour… sans parler des deux disciples d’Emmaüs [17] : sûrement une insolation due au chemin effectué sous un astre trop ardent… Le « PIA » a déjà « inventé » la machine à lire dans les pensées des autres : il ne lui reste plus qu’à réaliser cet autre vieux rêve de l’humanité, en inventant la machine à remonter le temps. Elle lui permettra ainsi de remettre bon ordre dans cet Israël d’il y a deux mille ans où régnaient visiblement « délires » et « hallucinations »[18][19][20]. Il est vrai qu’il a pour l’heure d’autres soucis que de réaliser les rêves, étant trop occupé à réaliser les cauchemars [21][22]

         Quelle que soit sa confession, le chrétien d’aujourd’hui est confronté à un choix : celui de la Résurrection… ou celui de la « santé mentale ». Or, le chrétien d’aujourd’hui est loin d’être le dernier à se rendre complice de ce déni de Résurrection : même ce vocable lui a été volé sous son nez, et il en redemande !!!… Il n’est pas interdit de croire que les ennuis de santé -les vrais- relèvent parfois d’une certaine justice immanente.
         L’eau ne se mélange pas avec l’huile, JAMAIS. Quel feu va allumer le chrétien d’aujourd’hui ?

Mercredi de Pâques, 26 mars 2008
[ + quelques notes de renvoi rajoutées ce jour... ]

Ils sont finis... mais jouent néanmoins les prolongations :

         Les "hasards" du calendrier ne se limitent pas nécessairement à quelque semaine perdue en 2008, les années écoulées s’étant chargées de la faire oublier : depuis lors, chacun ayant légitimement eu d’autres chats à fouetter… sinon à tourner [23][24, note 67] : question de choix, tel que déjà suggéré alors, ci-dessus. Question de choix, tel que rappelé beaucoup plus récemment [25,Dt, APR note 238]

         À ce jour, les "hasards" du calendrier rendent difficile de ne pas rebondir sur le "plan" dont il était fait allusion à l’issue de l’article ci-dessus, celui-là étant en "fin de carrière" puisque échelonné sur la période 2005-2008 [10]. Entre temps, lui aura vraisemblablement succédé un nouveau "plan 2008-2011", la durée de trois ans semblant une constante en la matière. Auquel cas ce dernier est-il aujourd’hui "épuisé" à son tour : la logique commande donc de s’attendre à ce que nous soyons actuellement sous le "feu" d’un "plan 2011-2015". Ce "feu"-là constitue une réponse très défavorable à l’ultime question posée en guise de conclusion à l’article ci-dessus ; en quatre ans, ce qui n’était alors que suspicion -encore un peu balbutiante- aura largement eu le loisir de se voir douloureusement confirmé sur le terrain, tant par d’innombrables témoignages externes (écrits et oraux, virtuels et physiques) que par une consistante expérience interne…

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         Il se trouve précisément que les "hasards" du calendrier viennent réactualiser 2008 en 2012 : le "plan 2011-2015" relève si peu d’une vague extrapolation calendaire -dictée par la seule logique énoncée à l’instant-… qu’il constitue le cœur du sujet traité aujourd’hui même sur le blog parallèle.
        "…même ce vocable lui a été volé sous son nez, et il en redema1187420748.jpgnde" ? Non seulement il en redemande, mais –plus grave [26,Mt(5)][27, notes 97,98][28,Jn(7){3}] (pour lui)- il en demande… contre [29,com.3][30,com.13][31,com.2§3][32,4°)] celui qui ne veut en aucun cas allumer ce "feu"-là. Notamment parce qu’à choisir, celui-ci aura préféré -par exemple- la Résurrection… à sa grimaçante caricature qu’est la tentative de zombification [33] par voie de réponse en présence d’une « non-demande [32,3°)] »(sic).
        Carburant exclusivement à l’huile de vidange [34][35], le énième "plan" sulfureux se déroule ici :

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QUOI QU’ON EN D.I.S.E…(Dernières Interventions sur des Sites Extérieurs)

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Quand les poules auront des dents, leur omelette sera plus facile à mâcher...
Vendredi 13 avril 2012

Vous AVIEZ dit Carême ?

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Réédition in extenso (toujours brute de fonderie) de la note parue le lundi 24 mars 2008

        Avant même que la période liturgique ne se prête aux "exhumations" (qui, ici même ne concernent pas exactement des morts !), la récente réédition d’un des tout premiers articles (2008) de ce blog [1] (donc, relativement enfoui dans les archives) n’avait-elle pas un peu procédé de cet esprit ? Aussi, pourquoi ne pas poursuivre cet exercice avec l’article ci-dessous, ainsi que le suivant ? D’autant que si ce dernier [2] évoquait des faits d’actualité datant de l’année 2008, comme nous le verrons les années passent ; mais certains faits demeurent : cette année 2012 n’étant en effet pas en reste pour exhumer (elle aussi)… de la chimère aux accents nauséabonds de morbidité, plutôt moins en phase avec la dite période liturgique…
        Pour la commodité de lecture, l’édition de ces deux "nouveaux" articles épousera la même configuration que le premier : c’est-à-dire que, sans rien changer au texte, celui-ci se fait directement lisible : autrement dit, sans renvoyer au document original en lien. Celui-là reste cependant disponible : accessible en permanence dans la colonne gauche (rubrique : "LES AVENTURES DE SPI ET DE PSY"), son "enfouissement" dans les archives était finalement assez relatif !
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        « Ah, bientôt le Carême : ça vient vite, cette année. De nouveau, il va falloir « se convertir », n’est-ce pas… À nouveau, ce ne sera qu’une indépassable ligne d’horizon pour beaucoup. Que voulez-vous : la chair est faible, c’est bien connu. Et puis ce n’est pas facile de se « convertir » avec cette épidémie de « maladies psychiques » tout autour de nous. C’est amusant, non ? « Tout autour de nous » : cela fait moins mal qu’ « en nous ». C’est vrai qu’il n’est pas facile de se convertir au spirituel quand tout est psychique. La « géhenne de feu » ? Elle n’attend pas l’au-delà ! Dès ici-bas, il ne lui déplaît pas de tout brûler sur son passage…
       
Dès ici-bas, il faut traiter l’épidémie. Heureusement, il existe des « professionnels-de-l’intérieur-de-l’autre ». Par commodité linguistique, appelons-les « PIA » puisqu’ils ne sont pas indifférents aux manifestations de piété… De l’autre côté du voile -celui de la géhenne qui ne s’éteint pas-, on ne triche plus : si on choit du côté de la souffrance, celle-ci ne sera plus imaginaire du tout. Imaginons un peu : un véritable nid de « PIA » d’outre-tombe ! Pouah ! Déjà qu’ils ne sont pas marrants sur terre… Parce qu’ici-bas, ils ont « gagné leur vie » à illustrer Mt 5, 22-23 de façon méthodique. Ils la perdent donc de l’autre côté : on ne peut pas gagner sur tous les tableaux… »                  (« Vous avez dit Carême ? », le 1er février 2008 )

[ réédité le 26 février 2012 ]

        Ah, enfin ! Fini le Carême, temps de la désolation et de la contrition : le thorax est enfoncé à force de coulpes battues, l’abdomen s’est creusé à proportion des privations. Déjà que la chair était faible, voilà qu’elle s’est davantage affaiblie : sus aux chocolats ! La crise de foie va-t-elle se substituer à la crise de foi ?
        Au sujet de cette indépassable ligne d’horizon de la conversion à marche un peu forcée, où en sommes-nous ? La chair s’est-elle affaiblie au profit de la croissance de l’esprit ? Sommes-nous d’ailleurs bien certains que cette croissance aille automatiquement de pair avec la flagellation charnelle ? Si oui, laissons nos chocolats : d’autres sauront en profiter avantageusement !…
 
        Vous avez dit Pâques [3] ? Sommes-nous bien passés ? Certes, nous avons survécu à quarante jours de mortifications plus ou moins prononcées. La question n’est cependant pas de survivre, voire de vivre : elle est de REVIVRE. Les fêtes pascales ne signent-elles pas le passage de la mort à la résurrection, de la maladie à la guérison ? Avons-nous regardé la fin du film [4][5] ? Ou sommes-nous partis au début du générique, pressés de nous gaver de pop-corn ou d’esquimaux glacés ? Drôle de cinéma : il présente les bandes-annonces en fin de séance. Drôles de bandes-annonces : elles présentent le film suivant, dont le scénario appartient au spectateur. Drôle de spectateur : il est appelé à être acteur ! Drôle d’acteur : il est invité à tourner un remake du film qu’il vient de voir, à l’inculturer dans sa propre vie. Question de talent ? Non : question de foi, d’espérance et de charité. Muni de tels outils, l’esprit peut suppléer à la lettre.

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        Foin de la géhenne : avons-nous allumé un feu qui ne s’éteint pas ? Celui de la résurrection qui s’attache à consumer les germes de maladies plombantes, crucifiantes et injustes. Ou nous attachons-nous au contraire à cerner certaines « maladies » de guillemets ignifuges ?… Le Christ Ressuscité a tout absorbé au cours de Sa passion, absolument TOUT : le vrai comme le faux, sans exception ni privilège. C’est même au nom du faux qu’Il a vraiment connu la mort, afin de pouvoir l’écraser elle-même de l’intérieur. C’est surtout au nom de l’amour qu’Il a été jusqu’au bout de la vie dans Son humanité : à Sa suite, nul ne saurait prétendre être l’instrument de Sa miséricorde sans être Sien : qui n’est pas avec Lui est contre Lui.

        L’amour est un feu qui ne s’éteint pas : la souffrance ne serait-elle pas un feu qui cherche à éteindre l’inextinguible ? Elle court, elle court la maladie d’amour : elle court, telle une flamme qui se propage de cœur en cœur. Cet incendie est de nature à générer la panique, à dresser des barrières anti-feu par d’impressionnantes nomenclatures de « pathologies » qui ont toutes en commun de ne voir dans l’amour qu’une dangereuse maladie. L’amour n’est « bien » que lorsqu’il est domestiqué à la façon du brûleur à gaz qui chauffe sagement la casserole : toute fuite est décrétée impossible. Gazé, éthéré, l’amour est réputé explosif en-dehors des limites qu’on daigne lui conférer ! Moteur de tous les possibles, il est élevé sous serre façon bonsaï : ce qui n’entre pas dans cette catégorie étant relégué au champ d’horreur des amours impossibles. Ce n’est plus de la culture sous abri, c’est de la greffe contre-nature ! Il n’y a que l’amour qui puisse reculer toute limite : c’est pourtant lui qu’on limite, de crainte qu’il ne vienne bousculer des repères que l’on veut solidement établis. C’est encore l’amour qui se venge ensuite, brisant tous les barrages et emportant tout sur son passage, sans discernement. Aveugle, cet amour impétueux ? Moins que tous ces remparts qui lui bouchaient l’horizon : murailles de la mort qui se sont ébréchées au matin de Pâques. Elle court, la maladie d’amour : elle fait courir vers le bien-aimé comme les disciples couraient en direction d’un tombeau vide.

        L’aurore de Pâques achève le Carême ; avec lui, elle achève la plus fatale des maladies : la mort elle-même. Si l’amour vide les tombeaux, comment ose-t-on encore le réduire à une maladie ? Comment peut-on chanter la Résurrection tant que l’amour n’est pas aimé ? Là est le vrai mal, là est la souffrance : l’amour pèche par défaut,  jamais par excès…
        Ah, enfin ! Fini le Carême : rien ne sera jamais plus comme avant la Résurrection. C’est pas formidable, ça ?

Lundi de Pâques 24 mars 2008

  Michel Sardou - La Maladie D'amour .mp3  
   
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dimanche, 26 février 2012

Vous avez dit Carême ?

Réédition in extenso (et brute de fonderie !) de la note parue le vendredi 1er février 2008

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    Ah, bientôt le Carême : ça vient vite, cette année... 
[ NB : il s’agit plus que jamais d’une réédition de 2008, dans son
"jus" d’origine (plus -sans supplément de prix- de belles z'images afin d’en agrémenter cette nouvelle édition, ainsi que quelques notes de renvoi, le blog s'étant étoffé depuis : le Carême étant déjà austère en soi, évitons de lui ajouter de la tristesse [1][2][3][4] !) Donc, "le Carême vient si vite" cette année 2012 qu’il nous fait comme le loup [5>6][7][8][9][10][11][12][13] : à ce jour, il y est [14][15][16]… depuis moins d’une semaine [17!] ...De nouveau, il va falloir « se convertir », n’est-ce pas… À nouveau, ce ne sera qu’une indépassable ligne d’horizon pour beaucoup. Que voulez-vous : la chair est faible, c’est bien connu.

Et puis ce n’est pas facile de se « convertir » avec cette épidémie de « maladies psychiques » tout autour de nous. C’est amusant, non ? « Tout autour de nous » : cela fait moins mal qu’ « en nous ». C’est vrai qu’il n’est pas facile de se convertir au spirituel quand tout est psychique. La « géhenne de feu » ? Elle n’attend pas l’au-delà ! Dès ici-bas, il ne lui déplaît pas de tout brûler sur son passage…

Dès ici-bas, il faut traiter l’épidémie. Heureusement, il existe des « professionnels-de-l’intérieur-de-l’autre ». Par commodité linguistique, appelons-les « PIA »[18] puisqu’ils ne sont pas indifférents aux manifestations de piété… De l’autre côté du voile -celui de la géhenne qui ne s’éteint pas-, on ne triche plus : si on choit du côté de la souffrance, celle-ci ne sera plus imaginaire du tout. Imaginons un peu : un véritable nid de « PIA » d’outre-tombe ! Pouah ! Déjà qu’ils ne sont pas marrants sur terre… Parce qu’ici-bas, ils ont « gagné leur vie » à illustrer Mt 5, 22-23 de façon méthodique. Ils la perdent donc de l’autre côté : on ne peut pas gagner sur tous les tableaux.

EXPLICATION DU SAINT ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU PAR LE BIENHEUREUX THÉOPHYLACTE

Mais quiconque dira “fou” sera passible de la géhenne de feu. (Mt 5, 22-23)

« Beaucoup disent et pensent que c'est un jugement trop cruel et trop sévère. Mais ce n'est pas le cas. En effet celui qui dénie l'existence des facultés de raison et de pensée chez son frère, ces caractéristiques par lesquelles nous différons des bêtes, un tel homme ne mérite-t-il pas la géhenne ? Car celui qui injurie et insulte, détruit l'amour, et quand l'amour est détruit, toutes les vertus disparaissent avec lui, alors qu'à l'inverse quand l'amour est présent il unit en lui toutes les vertus. Donc celui qui lance des insultes détruit toutes les vertus en mettant l'amour en pièces, et mérite à bon droit le feu de l'enfer. »                                                                                                          (Source ) [<7][52][7][116]

 

Ah, on l’aime bien la Parole : Elle nous inspire… de loin, de préférence. Malheur à celui qu’Elle inspirera davantage : quelque « psychopathologie » risque fort de pointer le bout de son nez ! Et tant pis pour saint Paul et sa conversion : son chemin de Damas n’est jamais qu’une colossale « bouffée délirante »[19!!!]. Venant de païens, c’est de bonne guerre. 9782882583390.jpgLe problème se fait plus aigu quand cela ne vient PAS de païens. Et là, les masques tombent [20][21][22][23][24][25][26][27][28][29, note 26?]. Mais pas du tout les « masques » du « psychopathe »[30] : ceux du converti non converti [31]. Plus le converti non converti se veut converti, moins il se convertit [32,Mc(2d1)] : on suit ? Celui-là, il ne faut pas lui parler de correction fraternelle [33] : il n’a PAS à être corrigé, qu’on se le tienne pour dit. Et si on insiste, on le « blesse », le pauvre… On ne « respecte » pas sa souffrance, voyez-vous. Ça, c’est le catho hyper-pieux qui voit arriver le Carême avec délectation. Chouette : de nouveau quarante jours de mortifications « pour se rapprocher du Seigneur » !… Pour se rapprocher de son Seigneur, en tout cas [34]. C’est là que les choses se gâtent : parce qu’il est à craindre que nous n’ayons pas le Même Seigneur. Pourtant, nous sommes de même confession. Pour nous deux, c’est bien le Même Seigneur qui est mort sur la Croix. Mais voilà : apparemment, notre compère est parti avant la fin du film  [35, note 22]! La Résurrection, ce sera pour une autre diffusion, plus tard. Beaucoup plus tard. Le plus tard possible, parce qu’on n’est pas pressé de mourir : il y a tant à souffrir, pardon : à vivre, en ce bas monde. Une véritable vallée de larmes, ma bonne dame… Mais Dieu, comme cela fait du bien d’avoir mal ! Ce n’est pas qu’on soit foncièrement « maso », d’autant que c’est là un « diagnostic » psychiatrique qui n’existe pas[36, notes 53 à 56] (pardon pour le pléonasme…) ; mais c’est que ça nous rapproche du Seigneur, voyez-vous : plus on se botte le cul, plus on sera à la droite du Seigneur ! Et puis surtout, ça expie dur. Parce qu’on ne sait pas ce qui se passe, plus on expie et plus on pèche grave. Du coup, on expie encore davantage, ce qui finit par mettre de méchante humeur… et faire pécher de plus en plus grave. Question prières et génuflexions [37, APR note 27], on passe à la surmultipliée mais rien n’y fait : la côte se fait de plus en plus âpre. Saleté de gravitation universelle ! Et son Seigneur qui ne répond pas. Ouh ouh ? Il y a Quelqu’un là-haut ? Pas de réponse : il a dû composer le mauvais numéro. Malheureusement, le Seigneur doit être sur ligne pourpre. En attendant, on ne se lasse pas : on continue les courbettes vaille que vaille. Pas possible que cela ne serve à rien, quand même ! Évidemment, le rayonnement de joie de l’homme de foi laisse un peu à désirer. Mais bon, on ne peut pas tout avoir : on est là pour souffrir -pour « mériter » son Ciel-, pas pour sourire. Passe un frère, qui l’apostrophe ainsi : « bonjour, ô mon frère ! Mais que fais-tu donc à l’envers ? » C’est qu’à force d’expiations et de contritions, notre homme faisait le poirier [38, note 30]! Pas étonnant que cela ne réponde pas là-haut : chez lui, « là-haut » c’était par terre. Et les vers de terre ne savent pas parler. Ceci exprimé, il s’est donné un mal de chien pour se trouver dans cette position : par conséquent, c’est forcément la bonne. Il y connaît quoi, l’autre frère, d’abord ? Et puis, que fait-il à l’envers, lui ? Il est agaçant en plus : il sourit. « Mais pas du tout ! C’est toi qu’es fou… » répond-il alors, sûr de son coup. Question souffrance, il en connaît maintenant un rayon. Ce qui tombe plutôt bien : certains « docteurs » aussi. Et comme c’est l’autre qu’est fou, il suffit de héler un « docteur » pour fous. En réalité, cela n’existe pas. Enfin si, cela existe : mais uniquement pour rendre fou [39]. (Notre fameux « PIA », bien entendu…) Même en enfer -pourtant riche en matière première- personne n’est parvenu à fabriquer un modèle muni de la marche arrière [40]. Alors, il faut faire avec.

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Donc, arrive le « docteur » pour fous. « Prudent », son client a attendu que le frère s’éloigne pour le consulter : sans doute pour ne pas lui « faire de peine » : c’est qu’il s’y connaît en souffrance. Voyant en son client un « marché porteur », notre « docteur » est prêt à lui décrocher la lune [42] si nécessaire : dans sa mallette, se trouve un chapeau  [43][44] duquel il peut sortir un lapin savant… et parlant. Eh oui : depuis que les hommes se taisent et souffrent en silence, les animaux parlent ! Walt Disney fait des émules chez les « docteurs », mais là attention : ce n’est pas pour les enfants. (À moins d’être pédopsychiatre, bien sûr. Lui, c’est le « bon », le « méchant » étant le pédophile…) Ce n’est pas pour les enfants, parce que nos chères têtes blondes n’y comprendraient rien : le léporidé parle un langage nouveau_[32,Mc(4)]! Un langage très impressionnant : on sent qu’à la Faculté des Lapins [45], ça ne rigole pas tous les jours avec la chasseurologie des profondeurs. Exit tout ce que l’on savait jusqu’à présent sur l’homme : broutilles et roupie de sansonnet. Disons que c’est toujours « valable », histoire de rassurer le client peu aventureux, un peu inquiet de tout ce chambardement. C’est « valable », mais aussi étanche qu’un caisson de sous-marin. Ça n’a « rien à voir » avec quelque chose d’aussi sérieux que de savoir si, oui ou non, le client est à l’envers. Meeeeeuuuuuuh non, il n’est pas à l’envers, souffle le lapin avec un regard incisif à son « docteur » magicien [46][47]. C’est lui qui a raison : c’est l’autre qui était à l’envers. Et comme c’est un « docteur » pour fous, on va dire que l’autre est fou. Pire encore : fou dangereux. Comme cela, il ne viendra plus embêter le client. Fuyez [48, notes 1 à 3], braves gens ! La Bête du Gévaudan est de retour [49][50]. À moins que ce ne soit l’abominable homme des neiges ? Pas crédible : il n’y a pas assez de neige…  Mais de cathos souffreteux, alors là ! À défaut de neige, c’est ceux-là qu’on ramasse à la pelle. Un véritable verger de poiriers !… Il faut dire que le « docteur » pour fous n’est pas fou. En tout cas, pas sur un plan commercial. Il a répandu l’idée saugrenue que la souffrance, cela se « respectait ». Et ça marche du feu de Dieu sur les cathos qui n’ont pas vu la fin du film ! Tout le monde est si attaché à « respecter » la souffrance –à commencer par la sienne- que plus personne ne pense à la combattre. Le « docteur » pour fous, encore moins : que de poires bien juteuses dans ce verger de poiriers…

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           Ah, bientôt le Carême : ça vient vite, cette année. Si tôt dans l’année, les poires seront-elles assez mûres ? C’est que depuis que le psychique n’a « rien à voir » avec le spirituel, on se trouve confronté à des situations étonnantes. Par exemple, on peut développer son intelligence tout en étant complètement siphonné : le « savant fou », quoi. OK : le spi fonctionne très bien, tant mieux pour lui. Mais on s’en fou(t) : parce que côté psy, qu’est-ce que ça déraille [51] ! Inversement, on peut être parfaitement sain d’esprit tout en ne comprenant plus rien à ce qui se passe autour de vous. Maintenant, on sait pourquoi : c’est parce qu’on « souffre ». Juste un incident de « santé », en quelque sorte. Évidemment, le spirituel s’atrophie comme peau de chagrin : on sent bien qu’on a besoin de se « convertir ». Vraiment, c’est épouvantable d’être aussi limités. Ça tombe bien : le Carême arrive, avec toutes ses bonnes résolutions. Mais attention, hein ! ce sont de superbes résolutions spi, plus vraies que nature. Du pur spi. Surtout ne pas le ternir avec du psy : ça n’a « rien à voir ». Ce serait sale, beurk. Surtout décidément, avec toutes ces «maladies psychiques» qui traînent un peu partout (on ne se lasse pas...). C’est pas formidable, ça ?
 

Ajout au jeudi 8 mars 2012

[Vendredi 24 février 2012]
Livre d'
Isaïe 58, 1-9a. {*}{*}{*}
200784894.jpgParole du Seigneur : Crie à pleine gorge ! Ne te retiens pas ! Que ta voix résonne comme le cor ! Dénonce à mon peuple ses fautes, à la maison de Jacob ses péchés. Ils viennent me consulter jour après jour, ils veulent connaître mes chemins. Comme une nation qui pratiquerait la justice et n'abandonnerait pas la loi de son Dieu
(*), ils me demandent de leur faire justice, ils voudraient que Dieu se rapproche. « Pourquoi jeûner si tu ne le vois pas ? pourquoi nous mortifier si tu l'ignores ? [*] » Oui, mais le jour où vous jeûnez, vous savez bien trouver votre intérêt, et vous traitez durement ceux qui peinent pour vous. Votre jeûne se passe en disputes et querelles, en coups de poings sauvages. Ce n'est pas en jeûnant comme vous le faites aujourd'hui que vous ferez entendre là-haut votre voix. Est-ce là le jeûne qui me plaît ? Est-ce là votre jour de pénitence ? Courber la tête comme un roseau (*)[47], coucher sur le sac et la cendre, appelles-tu cela un jeûne, un jour bien accueilli par le Seigneur ? Quel est donc le jeûne qui me plaît ? N'est-ce pas faire tomber les chaînes injustes (*)(*), délier les attaches du joug, rendre la liberté aux opprimés, briser tous les jougs [Mt] ? N'est-ce pas partager ton pain avec celui qui a faim [Mt], recueillir chez toi le malheureux sans abri [Mt](*), couvrir celui que tu verras sans vêtement [Mt][*], ne pas te dérober à ton semblable [*][Lc](*)(*)[X] ? Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement. Ta justice marchera devant toi, et la gloire du Seigneur t'accompagnera. Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ; si tu cries, il dira : « Me voici. »

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vendredi, 12 décembre 2008

La Flûte déchantante

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,16-19.
« À
qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d'autres : 'Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé. Nous avons entonné des chants de deuil, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.' Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit : 'C'est un possédé' ! Le Fils de l'homme est venu : il mange et il boit, et l'on dit : 'C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.' Mais la sagesse de Dieu se révèle juste, à travers ce qu'elle fait. »

_____Les générations se suivent et se ressemblent davantage qu’il n’y paraît : il n’est guère que les frimas de l’hiver pour dissuader ici ou là maints gamins attardés de s’asseoir sur les places, en interpellant d’autres : 'Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez pas dansé '. C’est qu’aujourd’hui, on danse plus volontiers au son du pipeau et de la trompette [1, note 3]. 'Nous avons entonné des chants de deuil, et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.' Les progrès de la "médecine" aidant, on frappe à présent la poitrine de l’autre : au moins est-on certain de ne pas s’endolorir excessivement la sienne. L’homme étant réputé plus "fragile", et le monde plus "dur" [2, note 13/2], le veilleur des temps nouveaux est celui qui prend garde à ne pas se blesser, [3, note 1/2] ni lui-même ni un compagnon de sans-armes. Gare à celui qui se présente armé (de sa seule raison, par exemple…) : 'C'est un malade' ! (version moderne de : 'C'est un possédé' !) Celui-là, on ne le blesse pas non plus : on le "soigne" ! En revanche, il devient blessant quand il ne se laisse pas "soigner" : on passe conséquemment à la "légitime défense".[4, AV note 21] L’ouverture des chochotteries le dimanche s’impose d’elle-même : s’arrête-t-on de "souffrir" le jour du Seigneur ?

Psaume 1,1-2.3.4.6.
Heureux est l'homme qui n'entre pas au conseil des méchants, qui ne suit pas le chemin des pécheurs, ne siège pas avec ceux qui ricanent, mais se plaît dans la loi du Seigneur et murmure sa loi jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d'un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ; tout ce qu'il entreprend réussira, tel n'est pas le sort des méchants. Mais ils sont comme la paille balayée par le vent : Le Seigneur connaît le chemin des justes, mais le chemin des méchants se perdra.

u_00341655.jpg_____Avant qu’il ne se perde tout à fait, on pourrait leur suggérer de s’équiper d’un GPS ?… Prenons un de ces affreux 'malades', équipons-le d’une ravissante herse à broyer la paille [5, APR note 7/2] Ce n’est plus une herse mais un ventilateur : voilà que la paille est balayée par le vent ! Où sont passés tous les "gentils" [6] ? Se seraient-ils également perdus dans leur inquiétude pour la "santé" de l’autre ? On n’ose imaginer que de si "pures" brebis soient entrées au conseil des méchants, aient suivi le chemin des pécheurs, aient siégé avec ceux qui ricanent, puisqu’elle sont de celles revendiquant se plaire dans la loi du Seigneur et murmurer sa loi jour et nuit ! Osons tout de même : quand on se plaît dans la loi du Docteur et murmure sa loi jour et nuit contre celle du prochain [7], le plus invraisemblable se fait possible. Y compris initier le conseil des méchants, précéder le chemin des pécheurs, siéger en ricanant ! [8, APR note 12] Pourquoi se priver quand on a derrière soi le soutien unanime de l’élite "médicale" ? Le Seigneur connaît le chemin des justes, parce que c’est Sa sagesse qui se révèle juste, à travers ce qu'elle fait. Cette sagesse voit les travers de "celle" des justes "psychiques" [9, notes 36], à travers ce qu'ils défont.[10, AV note 13] Parce que Le Seigneur a versé son sang aussi pour les saigneurs,[11] professionnels ou amateurs. L’heure est cependant moins à la Passion qu’à l’Avent, période de préparation à la venue du Seigneur, non à Son départ ! Dans ce contexte, des gamins suggèrent à merveille de danser pour accueillir le Tout-Petit. Ce qui perd toute signification quand on n’accueille pas sonimage_g-pere_noel_arrive.jpg [12] dans son propre foyer. Autant croire au Père Noël et à ses « Ho ! ho ! ho ! » : cela reste aussi inexistant, mais plus sympathique que les « Hou ! hou ! hou ! » imaginaires d’un dahu "psychique" [13, note 28] -aussi fantasmatique qu’épuisant [4, APR note 12]- n’en finissant pas de se décoincer sa fermeture éclair de cocker.[14] Où est la paix de Noël ? Elle se tarit à la mesure de l’attention qui a été portée aux commandements du Docteur, enseignant à rendre solitaires ceux à qui il donne un autre nom.[15, note 21] Sa "paix" [16] est comme le sable [17], sa "justice" comme les serpents de mer.[18] En dépit de la joie de Noël, on ne saurait dire que le "bonheur" de l'homme qui entre dans son conseil soit irradiant. À moins naturellement que l’on applique cette épithète dans son sens atomique [19, AV note 19] !…

Livre d'Isaïe 48,17-19.
Ainsi parle le Seigneur, ton Rédempteur, le Dieu Saint d'Israël : Je suis le Seigneur ton Dieu, qui te donne un enseignement salutaire, qui te guide sur le chemin où tu marches. Si tu avais été attentif à mes commandements, ta paix serait comme un fleuve, ta justice comme les flots de la mer. Ta postérité serait comme le sable, et tes descendants nombreux comme les grains de sable ; ton nom ne serait ni retranché ni effacé devant moi.

_____De l’un, on dit : 'C'est un possédé' ! De l’autre, on prétend : 'C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.' On n’a pas attendu les progrès de la "médecine" (sic) pour ne voir que ce que l’on veut bien voir. Naturellement, on ne veut bien voir que ce que l’on veut bien comprendre [5, APR note 3] : la vision aussi est affaire de volonté [20, p.24], et ne se limite nullement à ce qui s’imprime sur la rétine. De Jean Baptiste au Fils de l'homme, il existe de légitimes différences [21]. Mais il n’y a pas d’opposition entre eux deux comme entre eux et les hommes : l’un annonce l’Autre jusqu’à s’effacer devant Lui [19] et se faire retrancher par tête tranchée.[22] Cependant, son nom est toujours Jean [23] : il n’a été ni retranché ni effacé. Il n’est de retranchement ou d’effacement que dans les mauvais fruits [24, note 26] d’oppositions entre aveugles [25][26], ceux-ci ne souffrant pas nécessairement d’une acuité visuelle organique déficiente. Certains sont même pourvus de plus d’yeux que d’autres, étant bicéphales [10, note 24]… Devenant inattentifs aux commandements –à commencer par le plus grand d’entre tous, liant [27] le Seigneur au prochain [28]-, ils ouvrent les vannes d’un fleuve de mensonges [4] belliqueux, d’un tsunami d’injustice [29][30] dont les eaux boueuses retranchent et effacent tout ce qu’elles recouvrent.

_____Quand on connaît un tant soit peu le chemin des justes "psychiques", ce n’est plus un chemin mais la cour de récréation infréquentable de gamins mal embouchés, évadés de quelque maison de correction, jouant faux et entonnant de faux airs de deuil. Leur "sagesse" se révèle à l’usage pour ce qu’elle est, scabreuse. Rien de plus facile pour un gamin que d’en insulter [31] un autre (surtout à distance respectable !) : lui ne ressent pas le dommage subi. Si l’autre s’en plaint, alors il se place avec ceux qui ricanent : les mêmes tiendraient le millième de cette insulte -dans l’autre sens- comme un fardeau insupportable [4, AV note 1], dévoilant ainsi une vigueur qui n’est autre que de la communion [32] de faiblesses. Face à la riposte de l’adversaire se défendant légitimement, le scénario reste invariablement identique chez le gamin assis sur sa place de "justice" personnelle : ou il boude dans son coin, gardant le silence [24, notes 32,33] faute d’être réellement juste ; ou il en en interpelle d'autres, plus injustes que lui [33] : ensemble,ils murmurent jour et nuit de nouvelle "lois" s’opposant à celle du Seigneur… quitte à feindre de les "compléter" pour cause de monde "plus dur".[2, note 13/2]

_____Monsieur canine [34, APR note 13] n’a jamais gardé le silence sur le caractère odieux et insultant des frasques unafamesques [3, notes 27 à 32] de Madame : celle-ci s’arque boute sur une "médecine" se gargarisant ô combien d’être à l’écoute du ressenti de sa clientèle. Il suffit de ne pas être client –pire : de refuser avec virulence la seule éventualité de cette clientèle !- pour ne plus avoir de ressenti, fût-t-il exprimé avec énergie. Que Madame canine nie le caractère insultant de ses adhésions sulfureuses cautionnant la présence d’un "malade" dans son foyer, c’est son affaire [35]… et son nom qui, de surcroît, est retranché et effacé devant le Seigneur. Mais si l’on devait prendre au mot sa propre "médecine", à supposer même que Monsieur canine soit trop "sensible" et se trompe sur le caractère insultant de son unafamisation forcée, la paix peut-elle couler comme un fleuve quand son ressenti –largement exprimé- laisse entendre sans ambages que cette attitude est mensongère, méchante et violente ? Étrange "médecine" de l’écoute du ressenti, prompte à voler au secours de l’insulteur sur un simple filet de voix de sa part, et prête à mettre la planète à feu et à sang plutôt que d’entendre les coups de tonnerre de l’insulté. S’il s’agissait réellement de santé, Madame canine aurait fait amende honorable et déchiré sa cotisation. Au lieu de cela, elle se maintient obstinément dans sa position et s’y enfonce jusqu’au cou, continuant vaillamment [36] d’assurer la promotion "sanitaire" [19, APR note 3] de son insulté sur tout être vivant [37, note 7] : Monsieur canine préfère s’amuser de voir telle ou telle autre nouvelle tête, dont le regard fraîchement faussé sur lui cherche désespérément quelque pustule malodorante (ou autre signe extérieur tangible) de cette invisible –donc, redoutable !- "maladie" qui l’a fait "compatir" à son tour [38, note 11] à l’effroyable enfer quotidien dans lequel survit à grand peine Madame canine. À défaut de pouvoir "prouver" ces "maladies" par la lettre –notamment celle d’un "gentil docteur", définitivement hors-course-, on continue caricaturalement à les "prouver" par le chiffre : on prouve ainsi brillamment –sans guillemets- leur parfaite inexistence (!), fruit pourri d’un imaginaire débridé n’étant soutenu que par l’apparence "scientifique". Il est vrai qu’à défaut de mieux, la loi du nombre fait toujours "scientifique" : en multipliant ainsi le nombre de "compatissants" à la "maladie", on ne fait jamais que démontrer scientifiquement qu’elle est bel et bien celle du regard de l’autre, [39, APR note 35] et rien d’autre !

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elephant-souris-web.jpg_____Quand on confisque le bien et le mal au profit d’une secte médicale [4, note 35], c’est le réel qu’on s’approprie indûment. Par le jeu permanent de la projection [40, note 10], on aura beau jeu d’accabler le "malade" en mettant en cause son imaginaire, systématiquement tourné en dérision quand il entre en conflit avec le "réel médical". Comme s’il pouvait exister des outils permettant de juger de l’imaginaire d’un autre que soi ! Car il ne s’agit toujours pas de médecine, mais de "justice" exercée par des juges dépourvus de toute conscience morale. On a beau faire basculer artificiellement quelque "surestimation de soi", "infatuation" et moult "délires" dans la "médecine" en les qualifiant arbitrairement de "pathologiques" [41][42][43][44], il s’agit plus que jamais d’un jugement moral que les termes employés ne prennent même pas la peine de dissimuler, "pathologique" rimant sans doute avec magique. On peut toujours enfiler une blouse blanche, prendre un air grave et pénétré puis appeler souris un éléphant [45] : le pachyderme ne s’en laissera pas conter, et se fera un "déni de souffrance" carabiné en conservant ses attributs et sa corpulence. Tout ceci avec l’incontournable défense d’y voir : ce n’est pas lui, le docteur, non mais ! À moins bien entendu qu’il ne sache lire : auquel cas, on pourra lui offrir à Noël le dernier ouvrage de Xavier Amador, célèbre dompteur de fauves "psychiques"[46, note 31] : « Comment transformer votre éléphant en souris »[4, note 9]. L’ouvrage est d’autant plus remarquable qu’il est gratifié d’une préface du non moins illustre professeur Typhon Tournefat [47], narrant par le menu l’art délicat de fermer jusqu’en haut la fermeture éclair [14] du costume de souris sur le néléphant. On regrettera l’absence d’images illustrant son propos, mais il s’agit là d’une œuvre sérieuse, écrite par des gens extrêmement sérieux défendant une "médecine" encore plus sérieuse [20, p.14] : il n’est donc pas question que ce qui leur reste de neurones à peu près intactes leur serve à rédiger des livres qu’un esprit mal intentionné pourrait confondre avec un album à colorier. Ce serait mal de sa part, et lui ferait encourir le risque d’une punition "thérapeutique" administrée par des gens "bons".[49][50]

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_____En un sens, leur postérité est comme le sable [51] ; et tant que la marée n’est pas haute, leurs nombreux descendlogo-ovp_seul.jpgants ont comme un grain. [52] Jusqu’au jour où un 'malade' leur fait un "déni de souffrance" tel que celui de l’éléphant ressemble à celui d’une souris : ils ont réussi ! Mais en attendant, quel grain de sable dans cette belle mécanique niveleuse : il ne fallait pas la graisser avec de l’huile de vidange [53]. Surtout pour destiner prématurément un 'malade' à une vie d’ange [54] : son nom n’est encore ni retranché ni effacé parce qu’il se plaît dans d’autres lois que celles de la Pathomanie [55], et se lasse des murmures sur sa "nuit sanitaire" quand il fait encore jour

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Une cockerinade par jour

Ça se passe dans une prison sud-américaine où sont emprisonnées trois nanas, deux "malades" et une juste "psychique". Elles sont condamnées à mort ; donc, elles vont être fusillées dans la cour de la prison, une par une. Évidemment, elles sont mortes de trouille ; et encore plus évidemment, elles éviteraient bien le peloton d'exécution. Le curé qui vient les confesser prend pitié d'elles et leur confie :
- Les gens ont très peur des catastrophes naturelles par ici : ils pensent que ce sont des punitions de Dieu, alors servez-vous-en au moment crucial.
Le lendemain, la première "malade" est amenée dans la cour, attachée au poteau et lorsque le capitaine crie "en joue !", elle se souvient des paroles du curé et hurle "OURAGAN !!!". Là, les soldats s'enfuient affolés ! La deuxième "malade" et la juste "psychique" ont vu ça depuis la fenêtre de leur cellule et sont très impressionnées ! Le curé avait raison ! Ça marche !
Le lendemain, la seconde
"malade" est amenée dans la cour, attachée au poteau et lorsque le capitaine crie "en joue !", elle se remémore la scène de la veille et hurle "CYCLONE !!!". Idem, les soldats courent dans tous les sens pour aller s'abriter et elle en réchappe.
La
juste "psychique" a assisté à tout cela de sa fenêtre et a eu la confirmation que ça marchait ! Elle a bien compris le truc et réfléchit à ce qu'elle pourra faire. Le lendemain, donc, elle est amenée dans la cour, attachée au poteau et lorsque le capitaine crie "en joue !", elle hurle..."FEU !!!"

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jeudi, 11 décembre 2008

Si vous voulez bien reprendre la clef de la porte…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,11-15.
« Amen, je vous le dis : Parmi les hommes, il n'en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste ; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer. Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont parlé jusqu'à Jean. Et, si vous voulez bien comprendre, le prophète Élie qui doit venir, c'est lui. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! »

pratique003.jpg_____« Quand on aime les mathématiques, on est un peu gêné par ces versets. Le plus petit est plus grand que le plus grand… Ce n’est pas d’une logique immédiate ! » s’en amuse un berger, ailleurs sur la Toile. On peut ici trouver avec profit sa propre lecture, s’essayant avec honneur à réconcilier les mathématiciens avec un Évangile qui poserait moins de soucis d’incarnation s’il se réduisait à quelques équations bien placées !…
_____La grammaire de l’Évangile, elle, demeure invariable : il est au PRÉSENT, ou il n’est pas. C’est bien depuis le temps de Jean Baptiste jusqu'à présent que le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer. Le désintérêt pour le Royaume des cieux présente l’apparence de le laisser sauf de toute violence, n’attribuant à celle-ci que les avatars des querelles de clochers et autres rivalités sectaires, internes ou externes à quelque bergerie. Mais la première des violences n’est-elle pas de faire subir à de l’existant un statut d’inexistant ? Pis : n’est-elle pas de réduire un existant supérieur à de l’existant inférieur, sous l’alibi de le rendre plus "accessible" à nos sens ? Si ces derniers peuvent en effet se révéler de bons marchepieds permettant de s’éduquer d’un degré inférieur à un autre supérieur, ils ne suffisent pas toujours à garantir par eux-mêmes une telle évolution de degrés : ne s’en tenir qu’à eux est en revanche le moyen le plus sûr d’effectuer le parcours… à contre-sens. Quand ce dernier coïncide avec le sens commun [1, note 4], il est à craindre que ceux qui cherchent à s’emparer du Royaume des cieux n’aient pas grand effort à fournir. Comment pourraient-ils s’en emparer –avec ou sans violence- s’il n’était pas à leur portée ? Le Royaume des cieux est aussi celui des têtes [2, AV note 19], couronnées ou non. Il est le règne de Dieu : « voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous. »[3] Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! Ici, même un sourd physiologique –voire dépourvu d’oreilles par un fâcheux désordre génétique- pourrait entendre, pour peu qu’il veuille bien comprendre. Notons au passage ce détail qui n’a rien d’anodin : la compréhension tributaire de la volonté, et non des seuls sens. La répartition de ceux-ci est en effet inégale, selon qu’ils sont développés ou non, sujets à handicap ou non. Si la volonté se sert volontiers de sens qui lui restent précieux, elle s’en différencie précisément en ce qu’elle cultive l’art de les développer, voire de les dépasser. Après un accident moteur par exemple, un paralysé retrouvera difficilement l’usage de ses jambes sans celui de sa volonté : la kinésithérapie la plus efficace sera mise en échec sans cette volonté personnelle. Avec ou sans volonté, un handicap tel que la surdité organique reste insurmontable quand sont avérées des lésions irréversibles : la volonté agira460907_f9355db0af_s.jpg alors sur le développement compensatoire des sens indemnes.[4, p.1] Le développement harmonieux de tous les sens n’offre cependant pas la garantie automatique de la compréhension : on peut être sage et savant [5], brillant mathématicien (!), être doté du plus formidable quotient intellectuel et ne rien comprendre, faute de pouvoir entendre avec les oreille(tte)s du cœur [6]. Cette écoute est en effet mal aisée quand la porte est fermée.[7, note 11]

_____« Voilà que le règne de Dieu est au milieu de vous. » C’est donc au milieu de nous que le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s'en emparer. Éteindre les étoiles dans le ciel est hors de portée du pire des violents : celles d’un ciel-tête sont plus accessibles à qui encercle par des armées quelque "Jérusalem" de chair. [8, note 4] Nous vivons une époque formidable, où c’est à présent le farouche veilleur [8, note 3], -celui qui subit un feu nourri de violence, voire celui qui n’ouvre pas au cheval de Troie [9, note 22] le reconnaissant comme tel- que l’on voit accusé de violence [10, APR note 33] par ses assaillants cherchant violemment à s'emparer de son royaume !!! Autrement dit, il n’y a pour eux de "non violence" que dans la plus vile capitulation, soit l’abdication de la tête. La réduction d’un existant supérieur à de l’existant inférieur n’y est pas étrangère, celui-ci s’offrant le luxe d’être moins réel que purement conceptuel. Ainsi la stratégie de l’envahisseur consiste à jouer la carte de l’indifférence au sujet du Royaume des cieux, focalisant l’attention sur ce qui lui semble plus grand que lui : le royaume personnel d’un ciel réputé ayant subi la violence d’étranges microbes… étranges parce qu’imperceptibles du microscope le plus puissant, mais néanmoins perçus par un plus "puissant" que Jésus [11, APR note 23] ! De la sorte, c’est le violent cherchant à s’emparer du royaume qui décrète unilatéralement la capitulation de son chef assiégé, qu’il le veuille ou non ! Moins il le veut, plus il est "violent" [12, note 15] voire hyper-"dangereux" : on en tremble encore dans les chaumières… Toute l’armée encerclante du violent pourra bien avoir de belles oreilles (le fait est qu’elle en a des grandes [13]…), elle n’y entendra goutte, ne comprendra rien à rien parce qu’elle est en position de ne pas vouloir comprendre quoi que ce soit d’autre que le discours du berger mercenaire.[14, note 34]
_____On n’a d’ailleurs pas attendu le règne du Docteur pour chercher à s’emparer avec violence du Royaume des cieux : déjà les scribes et pharisiens étaient à l’affût pour s’emparer d’une de ses paroles ![15] Mais au moins ne mentaient-ils pas sur les réalités qu’ils visaient, ne feignant pas de se focaliser exclusivement sur de l’existant inférieur "psychique" en attaquant –au nom de la "défense" "sanitaire" [9, AV note 21]!- l’existant supérieur, spirituel.[16, note 3] Au moins la "science" ne leur fournissait-elle pas les moyens de dessécher la langue des petits et des pauvres, de les broyer et de les passer au crible de leur suffisance, de bâtir des montagnes avec de la menue paille [17], de changer des lacs en déserts et des fontaines en terres arides, de rendre incultes les terres où poussaient le cèdre et l'acacia, le myrte et l'olivier, le cyprès, le pin et le mélèze… ceci pour mettre à l’aise des demandeurs emportés par le vent de leurs faiblesses, dispersés par le tourbillon de leurs peurs.

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Livre d'Isaïe 41,13-20.
Je suis le Seigneur ton Dieu. Je te prends la main droite, et je te dis : « Ne crains pas, je viens à ton secours. » Ne crains pas, Jacob, faible vermisseau, Israël, misérable mortel. Je viens à ton secours, déclare le Seigneur ; ton rédempteur, c'est le Dieu Saint d'Israël. J'ai fait de toi une herse à broyer la paille, toute neuve, hérissée de pointes : tu vas briser les montagnes, les broyer, et réduire les collines en menue paille ; tu les passeras au crible, le vent les emportera, un tourbillon les dispersera. Mais toi, tu mettras ta joie dans le Seigneur, ta fierté dans le Dieu Saint d'Israël. Les petits et les pauvres cherchent de l'eau, et il n'y en a pas ; leur langue est desséchée par la soif. Moi, le Seigneur, je les exaucerai, moi, le Dieu d'Israël, je ne les abandonnerai pas. Sur les hauteurs dénudées je ferai jaillir des fleuves, et des sources dans les ravins. Je changerai le désert en lac, et la terre aride en fontaines. Je mettrai dans le désert le cèdre et l'acacia, le myrte et l'olivier ; je mettrai dans les terres incultes le cyprès, le pin et le mélèze, afin que tous regardent et reconnaissent, afin que tous considèrent et découvrent que la main du Seigneur a fait tout cela, que le Dieu Saint d'Israël en est le créateur.

_____Scribes et pharisiens indiquent comme toujours que ce ne sont pas d’affreux Huns barbares [18][19][20] armés jusqu’aux dents qui viennent réduire en bouillie quelque faible vermisseau et autre misérable mortel sans autre défense que les armes de la "médecine" ! Celle-ci ne sait appréhender que les souffrances extérieures [21]. Or, c’est de l’intérieur que le Royaume des cieux subit la violence des violents qui cherchent à s'en emparer : de ceux qui partagent le même pain [22][23] plus que ceux qui viennent le voler, ceux-là pouvant encore être contenus à l’extérieur.
_____Quand la "maladie" est la seule justification des violeurs du royaume d’un autre, que cette "maladie" –jetant le doute sur la cohérence interne d’un autre- ne comporte en elle-même aucune cohérence ("l’incohérence" de l’autre n’étant rien d’autre qu’un sens différent), elle se révèle pour ce qu’elle est : la fuite permanente d’une recherche de causalité interne [7, APR note 12] se heurtant à une porte fermée dans un parfait développement d’incohérence collective ! Le "malade" se voit ainsi assailli d’une meute inconsistante de mal-entendants et autres mal-comprenants, tentant de l’investir, cachés dans un superbe cheval de Troie… en verre ! Ce qui les rend assez peu convaincants… et peu résistants à la herse hérissée de pointes du "violent" défenseur.

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Une cockerinade par jour

C'est une juste "psychique", une "malade" et une "dangereuse". Elles veulent toutes travailler au FBI. Alors, elles vont passer un test.
La
"malade" y va. On lui demande de tirer sur sa mère avec un pistolet. Dix minutes plus tard, elle revient en pleurant, disant qu'elle ne peut pas tirer sur sa mère.
Alors, on envoie la
"dangereuse" pour qu'elle tire sur sa fille de 2 ans. Cinq minutes plus tard, elle revient sa fille dans les bras en disant qu'elle ne peut pas tirer sur sa fille.
Alors, on envoie la
juste "psychique" qui elle, à son tour, doit tuer son mari. Vingt-cinq minutes plus tard, elle arrive en sang, en disant : "j'ai tiré sur mon mari, mais le pistolet était chargé à blanc : alors, je l'ai battu à mort".

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mercredi, 10 décembre 2008

Dis encore bon joug au gentil doux cœur, et tu trouveras le repos éternel.

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,28-30. (*)
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

______« Si la race doit être libérée des fardeaux insupportables que sont les notions de bien et de mal, alors c’est à la psychiatrie qu’appartient cette mission. »[1, note 8] « La réinterprétation et finalement l’éradication du concept du bien et du mal sont l’objectif de toute psychothérapie. Pour parvenir à un gouvernement mondial, il est nécessaire de débarrasser l'Homme de son individualisme, de son attachement envers les traditions familiales, de son patriotisme national et de ses dogmes religieux. » [2] Ces deux phrases sont du même auteur, l’un des "pères" [3] fondateurs de la Fédération mondiale de la "santé mentale" : on ne saurait affirmer que des troupeaux entiers de brebis devenues chèvres [4] aient été prises en traîtresses, de tels discours ayant été prononcés dès 1945, soit à l’issue de la dernière Guerre mondiale. C’est dire que la guerre n’a pas cessé : elle a changé de nature, se revêtant de sa version absurde [5, note 3], toujours en cours. Quand on veut s’informer honnêtement de ce que l’on prône pour les autres, on le peut. La perte de toute conscience morale [6] chez les zélateurs de la "santé mentale" –brebis déclarées ou non- n’est pas un fâcheux effet secondaire, une "dérive" ou un "accident" : elle est un objectif de guerre proclamé haut et fort. Le miel de la la "santé mentale" n’a toujours été que fausse douceur et humilité de cœur de juste "psychique"[7, note 27] humiliant durement, remplissant toutes entrailles d’amertume.[8, APR note 15] Cette amertume est un fardeau de plus en plus insupportable, tant pour le "malade" que pour son proche entourage. Paradoxalement, le "malade" n’allège le sien… qu’en devenant malade ! C’est-à-dire en cédant aux "douces et humbles" pressions qu’on lui aura fait subir, le temps nécessaire pour lui de faire son livre de chevet du best-seller faisant trouver le repos des lâches : « Comment faire croire au malade que VOTRE joug est facile à porter, et VOTRE fardeau, léger »[9, note 28] Dans la mesure où on l’allège [10, AV note 15] de moult connections neuronales, la conscience du fardeau supplémentaire se fait plus légère chez lui : on ne saurait en dire autant d’un entourage ne trouvant plus le repos qu’en allant "partager" leurs incompréhensibles fardeaux entre pathomaniaques associés [5, notes 27 à 32] Entre également dans ces clubs de tristes [11] sires le proche entourage d’un "malade" n’allégeant pas son fardeau, précisément parce qu’il sait, dit et répète que ce n’est pas le sien. Ce type de "malade" n’est un fardeau insupportable que pour celui qui s’est fait réinterpréter et finalement éradiquer le concept du bien et du mal. Le plus insoupçonnable –et donc, le plus pervers- est celui qui conserve les apparences de son individualisme, de son attachement envers les traditions familiales, de son patriotisme national et de ses dogmes religieux. Subissant de plein fouet le mal émanant de cette perversité, le "malade" est seul apte à regarder au-delà des apparences et des concepts : ni les uns ni les autres ne font mal en soi !
menteur.jpg______À ce stade, il n’est plus légitime de dissocier le menteur de son mensonge : ce serait ajouter un mensonge au mensonge. S’il est sain d’éviter de stigmatiser un enfant de l’étiquette de "voleur de pommes" parce qu’il a effectivement été surpris à dérober une pomme à l’étalage, ce n’est là qu’un délit ponctuel, réellement accidentel : un mal clairement identifié comme tel, qu’aucun éducateur digne de ce nom n’irait appeler "bien" à moins de circonstances très exceptionnelles de nécessité vitale. Même dans ce cas, ce serait encore vraisemblablement un moindre mal, mais toujours un mal. L’enfant peut donc avoir volé, voire menti en cachant son larcin : ce n’est toujours ni un voleur ni un menteur, mais le sujet d’une correction de parcours, impliquant sanction, pardon et réparation dans la mesure du possible. Tout ceci va paraître "injuste" parce qu’insupportable à celui chez qui le mensonge n’est plus un mécanisme passager de défense, mais une "respiration" : un état d’être générant ce mensonge comme un mécanisme continu d’attaque. Le pigeon [12] prend son essor comme un aigle !

Livre d'Isaïe 40,25-31.
À qui donc pourriez-vous me comparer, qui pourrait être mon égal ? dit le Dieu Saint. Levez les yeux et regardez : qui a créé tout cela ? Celui qui déploie toute l'armée des étoiles, et les appelle chacune par son nom. Si grande est sa force, et telle est sa puissance qu'il n'en manque pas une. Pourquoi parles-tu ainsi, Jacob ? Israël, pourquoi affirmes-tu : « Mon chemin est caché à mon Dieu, le Seigneur néglige mon bon droit » ? Tu ne le sais donc pas, tu ne l'as pas appris ? Le Seigneur est le Dieu éternel, c'est lui qui crée la terre entière, il ne faiblit pas, il ne se lasse pas. Son intelligence est insondable. Il rend des forces à l'homme épuisé, il développe la vigueur de celui qui est faible. Les jeunes gens se fatiguent, se lassent, et les athlètes s'effondrent, mais ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles ; ils prennent leur essor comme des aigles, ils courent sans se lasser, ils avancent sans se fatiguer.

venice%20pigeons.jpg______L’inintelligence du pigeon, elle, n’est pas insondable. Sa force n’est grande que par sa complicité avec d’autres pigeons, de ceux qui affirment volontiers : « Mon chemin est caché à mon Dieu, le Seigneur néglige mon bon droit » Ah oui ? Le Seigneur Dieu appela les pigeons et leur dit : « Où êtes-vous donc ? » Les pigeons répondirent : « Nous t'avons entendu dans le désert, nous avons pris peur parce que nous sommes nus, et nous nous sommes cachés. » [13, APR note 8] Le pigeon est un faible, il se lasse vite : c’est pourquoi il est tenté de déléguer ses guéguerres à des oiseaux de plus grande envergure : des vautours [5, note 16], par exemple : peu riches en couleurs, ceux-ci se déclinent en blanc [14] ou en noir [15]. Au moins cela ne jure-t-il pas avec le gris pigeonnant. Grâce à cette force de frappe supplémentaire, on continue officiellement à "se défendre", soit d’un épouvantable dahu "psychique" [16, note 28] soit en s’abritant sous l’aile reposante d’un très officiel "défenseur" d’une loi [17] spécialiste du tir aux pigeons [18, note 17]… l’affreux susnommé demeurant la cible de prédilection. Un berger local rappelait récemment d’une main combien la vérité allait de pair avec la justice [19, APR note 41] : dommage qu’il ne soit pas le dernier à générer de l’autre quelques situations "judiciaires" qui contredisent ce beau discours en ricanant [20, AV note 13]. On prend des forces à l'homme épuisé, on développe la faiblesse de celui qui est fort. On se fatigue, se lasse, et s'effondre, mais ceux qui mettent leur espérance dans le Docteur trouvent des farces nouvelles ; ils prennent leur essor comme des aigles (et se crashent en bout de piste !), ils courent en se lassant, ils reculent en se fatiguant. Tels sont grosso modo les étonnants résultats de tout un système de "défense".

______Quand on incarne la Parole de manière aussi caricaturale –pour ne pas dire profondément mensongère-, que la "défense" s’avère à l’usage une attaque systématique, le mensonge est patent en aval. Il ne peut être que le mauvais fruit [21] du mensonge en amont. Et nous retrouvons un vieux cheval sur le retour : modèle de bois et de Troie.[22] Grâce à ce mythe,20070622-081748-g.jpg brebis les mieux informées, fascinées par les inénarrables "mécanismes psychologiques de défense".[23, note 31] On a longtemps accordé à ceux-ci un étrange statut de parfaite "neutralité morale"… ce qui n’est pas moins qu’accorder à l’homme celui de robot. [24] S’il ne l’est pas –et il ne l’est pas !-, toute relation humaine entraîne de facto des conséquences morales, en bien ou en mal : la thèse de la "neutralité morale" ne peut être distillée que par des gens dont le seul intérêt est de se libérer des fardeaux insupportables que sont les notions de bien et de mal. Le reste n’est que littérature : ceux qui s’en abreuvent ne trouveront pas le repos, deviendront durs et orgueilleux de cœur. Leur joug sera difficile à porter, et leur fardeau, lourd. Il n’auront donc de cesse de s’en débarrasser sur d’autres, mentant afin de les rendre plus séduisants, chaque mensonge alourdissant des fardeaux devenant de plus en plus insupportables, et rendant le menteur lui-même de plus en plus insupportablesauf parmi les siens. Par conséquent, c’est sur un autre qu’il va chercher en priorité à se débarrasser de son joug : un qui lui soit particulièrement insupportable. Le non-menteur lui est odieux : son joug est facile à porter, et son fardeau, léger. Il a donc plus de vigueur que lui, qui est faible. L’objectif est donc de lui faire porter son fardeau à soi afin de s’en alléger. Présenté tel quel, ce procédé apparaît pour ce qu’il est : injuste et méchant. Tel quel, personne de sensé ne l’accepterait spontanément. Il faut donc lui donner un visage plus affable : celui de la justice et de la "gentillesse". Cette justice va bien entendu être d’ordre "psychique" [25, notes 36]. La "gentillesse" va faire couler des torrents de "compassion" et d’inquiétudes pour la "santé", dont les eaux vont se chercher maints affluents chez un maximum de complices menteurs. Ici, le sympathique discours sur les "mécanismes psychologiques de défense" trouve très rapidement ses limites. Seul en bénéficie le juste "psychique" ! Le "malade" désigné à la "gentille" vindicte se trouve fort dépourvu quand l’hiver "sanitaire" arrive pour lui. Pfuit ! du jour au lendemain, exit les "mécanismes psychologiques de défense". En réalité, ils existent toujours. Mais ils portent chez lui un autre nom : "mécanismes psychologiques d’attaque" ! En d’autres termes, le moindre battement de cils est immédiatement taxé de "preuve" irréfutable de sa "maladie". Une telle logique "thérapeutique" pourrait au mieux remplir des cours de récréation : ce sont des chenils humains qu’elle remplit.[26, note 15] En ce jour anniversaire de la Déclaration de 1948 des droits de l’homme [27], dormons tranquilles : on sait ici depuis longtemps que le "malade" est un cocker [28][29][30]. Par conséquent, la Déclaration est sauve pourvu que le cocker ne se sauve pas : il est réputé "dangereux", sa fermeture éclair pouvant lâcher d’un moment à l’autre.
______Le "danger" du "malade" n’est d’ailleurs jamais aussi prononcé que lorsqu’il menace de dévoiler [31] le mensonge : la pression "thérapeutique" en direction du menteur professionnel se fait alors plus prégnante. Elle se fait surtout plus stupide [32, note 10] –voire criminelle- quand le "malade" a assez répété combien le professionnel ne l’était que du mensonge. Même en étant menteur, comment imaginer qu’un "malade" puisse seulement désirer se confier à quelqu’un dont il n’accorde pas le millième d’une once de confiance ?[33] Une telle absurdité démontre à l’envi que la pression exercée cache (mal) des motivations sans rapport avec la santé de qui que ce soit. La logique du "malade" à tout crin fait peiner ceux qui s’y prêtent sous le poids du fardeau d’un mensonge de plus en plus éhonté : telle est la vraie motivation, prenant avec le temps la définition du crime crapuleux que l’on se cache à soi-même, le premier mensonge étant celui à soi-même.

______Réinterpréter et finalement éradiquer le concept du bien et du mal ? L’inversion des valeurs va jusqu’à renverser cet objectif lui-même ! C’est l’outil des "mécanismes psychologiques de défense" qui a permis d’abord d’éradiquer le concept du bien et du mal. La réinterprétation n’est intervenue qu’ensuite, par un insidieux glissement sémantique permettant à la médecine de s’emparer d’un pouvoir qui n’était pas le sien hier, et qui ne l’est pas davantage aujourd’hui. L’éradication elle-même se veut "au-dessus" du bien et du mal pour se croire aussi impunément autorisée à les réinterpréter. C’est ainsi que nous avons des "gentils docteurs" qui nous veulent du "bien", tout en étant plus "puissants" que Jésus [34, note 12]. Aux antipodes de la douceur et de l’humilité du cœur, le poids du fardeau s’est naturellement alourdi, générant un mal plus grand : n’est pas l’égal du Dieu Saint qui veut (et encore moins le supérieur !). Ce mal est nié, le concept en étant éradiqué. Mais il existe toujours ! Et les "gentils docteurs" aussi… Comme c’est à eux que nous devons sa "disparition", c’est également à eux que nous devons sa transposition… et bien sûr, son "traitement". Abracadabra : au revoir le mal et bonjour la "maladie" ! Celle-ci prend des guillemets, parce qu’elle "existe" aussi vraie que le mal est réellement éradiqué. Il ne l’est nullement : il est confisqué au profit de la secte médicale [35, AV note 16], détentrice effective du bien et du mal sous le nez d’institutions plus légitimes qui en avaient le dépôt… et les clefs [36, note 14].

______Quand le dépôt est détourné par des sagouins, il vire au dépotoir. C’est bien ce qui arrive au "malade" qui ne se "soigne" pas. Que lui reproche-t-on dans son refus de "soins" ? D’être "psychotique" ? Mais s’il est "psychotique", il est "malade". Et s’il est "malade", c’est pas d’sa faute ! (Chef-d’œuvre d’absurdité pathomaniaque, la "psychose" : arriver à persuader quelqu’un qu’il souffre de ce dont il ne souffre pas n’est pas à la portée du premier pigeon venu !…) Comment peut-on lui reprocher une faute dont on prétend que ce n’est pas la sienne ? Attention à l’incohérence : pour moins que cela, on peut vous soupçonner des pires "maladies", partielles [37, note 18] ou non !… La réponse est dans le nouvel ouvrage de l’Amador poubelle2.jpgprofessionnel, dont seul le titre est toujours nouveau : « Comment convaincre votre poubelle d’ouvrir son couvercle »[9, note 28] (Cette bible des pathomaniaques unafaméliques [38, APR note 24] finira bientôt par avoir plus de titres que de pages !…) Vraiment, la Déclaration des droits de l’homme peut dormir tranquille : le "malade" est totalement éradiqué du sujet ! Sans "soins" et avec des nerfs solides, il est et reste cocker : il n’existe pas de Déclaration des droits du cocker. Avec des nerfs moins solides, la fermeture éclair lâche : apparaît le pitbull tant attendu. Il n’existe pas plus de Déclaration des droits du pitbull. Avec "soins", il apparaît plus vite… ou inversement, il est aussi paisible qu’un poireau : pas de Déclaration des droits du légume. Quand c’est le proche du "malade" qui donne le premier dans la faiblesse nerveuse, on passe à l’étape suivante : le cocker se fait dent cariée [39, APR note 4]. Pas de Déclaration des droits de la canine à l’horizon. Mais on s’approche cependant de la vocation profonde du "malade" : il est la poubelle du "bien-portant", chargé de recueillir tous ses déchets sans faire d’histoires. S’il lui ferme le couvercle sur la main trop brutalement, il le blesse [40, note 6]. Ce qui n’est pas bien, et scandalise [41, APR note 8] tous les utilisateurs : depuis quand les poubelles font-elles les rebelles ? Depuis qu’existe une Déclaration des droits de la poubelle ? Si tel était le cas, elle aurait été jetée. Mais comment se libérer d’une poubelle insupportable ? Cela pose un cas de conscience : encore faut-il toujours en avoir une…

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mardi, 09 décembre 2008

Un contre cent n’est pas un contresens.

Les nouvelles aventures de Bernhard von Gudden [1, note 26 ]

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Résumé de l’épisode précédent [2] :
En quête d’un pays lointain pour se faire nommer roi de la "santé", Bernhard von Gudden voyage à bord d’une fabuleuse machine à voyager dans le temps et dans l’espace, qu’il a conçue en fonction de son étonnante capacité à diagnostiquer dans les mêmes conditions. Son voyage inaugural l’ayant propulsé quelque part en Proche Orient et quelques siècles en arrière, il eût quelque maille à partir avec un "collègue" local lui ayant visiblement grillé la politesse à deux reprises. [3][4] Son investiture royale se trouvant compromise, il opte alors pour un grand bond en avant, et en Europe. Préférant éviter la Bavière qui lui a laissé de mauvais souvenirs, nous le retrouvons en 2008, brebis égarée parmi cent brebis se régalant du bêlement strident de M.I.A.M…

portable.jpg_____Bernhard n’en revient pas : la machine-individuelle-à-rendre-malade ferait-elle office de temple portatif ? Qu’ils soient grands, petits, blonds ou bruns, hommes ou femmes, tous les détenteurs de cet étrange engin en ont à peine stoppé le son qu’ils se mettent à parler et encore parler, ne se taisant que pour écouter quelque réponse à eux seuls accessibles. Autour d’eux, plus rien n’existe ! Le voyageur extra-temporel fulmine intérieurement : l’homme du XXIème siècle aurait-il percé le mystère de la communication directe avec Dieu ? Ce ne serait plus une M.I.A.M., mais un génial appareil à soigner les plaies : gasp ! Il frémit : c’en serait alors fait de sa carrière ! Mais lui revenant à l’esprit quelques réminiscences d’une lointaine éducation religieuse, il lui souvient que Dieu aime à se manifester dans le silence et la joie. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il s’en est écarté, préférant sa "science" au silence et les foies [5, note 10] à la joie. Du reste observe-t-il que cet écartement semble largement partagé : au fil de quelque oraison jaculatoire auprès de l’étrange appareil, en voici une qui éclate en sanglots. Un autre entre dans une vive colère, et lance de grossières invectives en direction de sa machine… que la décence interdit ici de reproduire, afin d’éviter de blesser [6, note 1/2] tout bébé de moins de soixante-dix sept ans [7, note 2/2]. Un autre encore fronce les sourcils, parle un langage si nouveau qu’il semble faire autorité sur celui qui l’énonce, paraissant porter le poids –ou l’avenir immédiat- du monde sur les épaules. Il ressort de tout ceci que le silence est fort en souffrance : est-on bien en communication avec Dieu ? Et la joie ! La seule manifestation de gaieté fut in fine celle d’une blonde qui éclata tout à coup d’un rire sonore. Difficile d’établir un lien probant avec l’usage de son appareil : elle l’avait éteint et replongé dans son sac depuis dix bonnes minutes…

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_____Bernhard von Gudden voulut toutefois en avoir le cœur net  (de par sa profession, c’est là autant une gageure qu’une façon de parler). Oui ou non, le curieux objet était-il un temple ? Maintes attitudes gravitant autour de l’usage qui en était effectué plaidaient en faveur de cette thèse : gravité, recueillement, écoute d’une voix inaudible à qui n’en était pas le détenteur, isolement ponctuel du sujet par rapport au monde environnant. Le doute n’existerait pas sans tous ces effets secondaires plaidant, eux, en faveur de la thèse inverse. Notre voyageur inclinant par goût à cette dernière, un sursaut de conscience morale égarée l’enjoint cependant à procéder à la vérification scientifique sur site. Il a en effet constaté que les églises existaient toujours. Si leur architecture diffère un peu de celle de sa Bavière natale, le plan général ne laisse planer aucun doute quant à leur vocation. Puisqu’elles existent toujours, c’est qu’elles font toujours office de temples de Dieu : ne font-elles pas double emploi avec le G.A.S.P. ? À moins, justement, que ce ne soit bien un M.I.A.M. ! Si tel était le cas, la machine serait encore plus géniale que prévu : elle fournirait la prestation inverse de celle qu’on lui demande. « Sacrée concurrence ! » se dit Bernhard en son faux [8] interne.

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_____C’est pourquoi nous le retrouvons dans la situation la plus étrange qui soit pour un homme de sa condition. Attiré comme un aimant par la plaque nominative de l’édifice, lue distraitement, il en pousse la porte d’entrée afin d’assister à un office !!! C’est celui du matin, à Saint-"Supplice" :

Livre d'Isaïe 40,1-11.
Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem et proclamez que son service est accompli, que son crime est pardonné, et qu'elle a reçu de la main du Seigneur double punition pour toutes ses fautes. Une voix proclame : « Préparez à travers le désert le chemin du Seigneur. Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits, et les escarpements seront changés en plaine. Alors la gloire du Seigneur se révélera et tous en même temps verront que la bouche du Seigneur a parlé. » Une voix dit : « Proclame ! » et je dis : « Que dois-je proclamer ? - Toute créature est comme l'herbe, toute sa grâce est comme la fleur des champs : l'herbe se dessèche et la fleur se fane quand passe le souffle du Seigneur. En effet, le peuple est comme l'herbe. L'herbe se dessèche et la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu demeure pour toujours. » Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Elève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Elève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu. » Voici le Seigneur Dieu : il vient avec puissance et son bras est victorieux. Le fruit de sa victoire l'accompagne et ses trophées le précèdent. Comme un berger, il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits.

_____Bernhard von Gudden est glacé [9] : pourtant, le chauffage de l’église est efficace. Par deux fois un mot lui a parlé au cœur en le poignardant. Consolez, consolez. Mais c’est son métier à lui de consoler !!! Cette autre « sacrée concurrence » est donc toujours là, en dépit des progrès de sa "médecine" ? Et pour tout un peuple, par dessus le marché ! De quoi en briser les lois économiques. Par deux fois : Bernhard ne croit pas si bien dire. Ce passage du Livre d’Isaïe est un rappel de celui de l’avant-veille dominicale [10, AV note 8] : comme un coup de bélier [11] supplémentaire dans les cœurs endurcis de chèvres. bernhard_von_gudden.jpgSe grattant le bouc de circonspection, notre paroissien improvisé s’aperçoit avec horreur avoir oublié son dictionnaire de poche dans sa maquette au 1/10e de l’hôpital Sainte-Anne, toujours gardée par les sbires du N.A.N.A. [2, APR note 26] Chose incroyable : il joint les mains et prie le Ciel ! Oui, il le prie que personne ne vienne l’aborder en ce moment afin de demander au savant [12] ce que signifiait le mot "pardonné" ! [13][14, APR note 10][15][16, APR note 11][17][18] Quelle honte pour un homme de sa carrure, se trouvant là en peine de répondre à son interlocuteur. Que celui-ci lui demande de définir le "crime, la double punition, les fautes, le désert, les terres arides, le ravin, la montagne et la colline, les passages tortueux, les escarpements" : tout ceci lui est familier, tant cela proclame l’accomplissement de ses services. Il pourrait même ajouter aujourd’hui la touche botaniste qui faisait défaut dans la version précédente : l’herbe desséchée, la fleur qui se fane. Mais il élève sa voix intérieure avec force : pas le "pardon" !
_____Bernhard von Gudden reste glacé : en dehors de cette cruelle absence sémantique, le vieux prophète est en train de lui casser la baraque ! Il console à sa place, mais ne s’en tient pas là. Il est question d’aplanir, de combler, d’abaisser, de devenir droit, de plaine, de gloire et de souffle du Seigneur : c’est à couper celui du Docteur ! Qui dira aux villes de Judas [10, note 13] : « Voici votre Docteur. » si le prophète en fait trop avec ses trophées ? D’ailleurs, QUELS sont ces trophées ? Il frissonne : ce Image%201.pngserait le monde à l’envers. Le chasseur [19, note 15], c’est lui. Que font ses successeurs ? Auraient-ils omis de porter la mauvaise nouvelle à Jémalpartou [20, APR note 20] ? Non mais, qu’est-ce que ce berger qui conduit son troupeau, rassemblant des agneaux qu’il porte sur son cœur et qui prend soin des brebis ? Mais c’est son métier à lui de prendre soin !!! Quant à la conduite [21], il est qualifié comme personne. Il fait mieux encore : il sépare [22, APR note 13] les brebis qui ne se portent pas dans leur cœur. Il vient avec nuisance et son bras est victorieux… sur ceux qui les baissent. Alors, comment peut-on encore proclamer une victoire en 2008, sur la foi d’un Livre d’Isaïe aussi poussiéreux ? Bernhard est si furieux que cela comporte au moins le mérite de le réchauffer un peu : il sera plus à même de prendre la température du Texte suivant…

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,12-14.
Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ? Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu.
[23][24]

_____Que pense-t-il de ceci ? On s’en doute : il pense qu’il faut être fou pour laisser quatre-vingt-dix-neuf brebis seules dans la montagne, afin de partir à la recherche de la centième qui s’est égarée. Il est bien gentil, le Père qui est aux cieux ; mais que fait-Il des sombres réalités terrestres ? Tout ce troupeau livré à lui-même ne va-t-il pas attirer la convoitise du loup ? Ici encore, la qualification de notre ami sur cette question lui est acquise ![25][26][27][28][29] Quand on fait du tourisme religieux, que l’on soit ou non un professionnel de l’écoute, [7, note 13] on fait évidemment moins attention à la manière d’écouter [30]. Si l’on part à la recherche de la brebis égarée, cela signifie que les autres ne le sont pas. Par conséquent, elles sont en sûreté. C’est pourquoi on se réjouit moins pour elles, parce qu’elles ne sont pas égarées. Elles ne sont pas égarées parce qu’elles se sont mises hors de portée de l’égareur : un berger mercenaire [31, note 5], par exemple… En attendant, notre homme se surprend à nouveau à tomber en panne de vocabulaire. Il jette un regard furtif autour de lui, prêt à déguerpir : si un seul de ces petits présents à l’office lui demande ce que veut dire "se réjouit", il sera perdu ! Quelle honte pour un égareur de passer pour égaré. C’est pourtant ce qu’il est, au même titre que le manipulateur est un manipulé qui s’ignore.[32, AV note 30] On le distingue d’ailleurs à son sens presque inné du sacrifice [33] : il est prêt à en perdre quatre-vingt-dix-neuf autres si c’est le prix à payer pour ne pas se perdre.
_____Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de quoi se réjouir pour notre postulant roi de la "santé" : les temples traditionnels servent toujours à véhiculer l’obscurantisme de malades qui, eux aussi, s’ignorent. Mais lui, fin limier, ne les ignore pas. À la sortie de l’édifice, concernant son enquête sur les temples de poche, il reste cependant sur sa faim : va-t-elle tomber à l’eau ? « Allo ? » fait une petite voix, tout près de lui : encore un de ces M.I.A.M. ! (Ou un G.A.S.P. ?) Mais cette petite dame était juste devant lui tout à l’heure. Son temple portatif appartiendrait-il à une religion concurrente ? D’ailleurs, il en a entendu un ou deux pendant l’office, dont les propriétaires ont fait taire les sonneries avec fébrilité, visiblement aussi honteux que si on les prenait la main dans un sac de duplicité. (À suivre…)

______________________________________


_____Bernhard von Gudden ignorait que plusieurs dizaines de kilomètres au sud, il aurait pu se réjouir de l’excellent travail effectué par ses successeurs. Il aurait vu les étonnants résultats obtenus par sa merveilleuse "médecine" : un homme parti à la recherche de sa brebis égarée, et parvenant à la retrouver. Ici, l’histoire prend une tournure inattendue, l’homme devant attendre des jours meilleurs pour se réjouir. En effet, la brebis fait la chèvre, décrétant que ce n’est pas elle qui est égarée, mais lui : la belle bêle et se rebelle. Et pour bien se faire comprendre, elle en a égaré avec elle quatre-vingt-dix-neuf autres ! C’est dire que l’homme a double punition pour toutes les fautes de ses brebis. Il ne se réjouit pas d’avoir retrouvé l’égarée, et encore moins de constater qu’elle a égaré les quatre-vingt-dix-neuf autres. Il est donc puni d’une faute qu’il n’a pas commise pendant que celles qui l’ont commise ne le sont pas, tout en se congratulant mutuellement de cette punition subie par l’homme. "Mentalement" parlant, ce troupeau est en pleine forme ! Doté d’une telle "santé", on peut donc décréter à l’unanimité que l’homme, lui, est bien malade : cette seconde punition vient s’ajouter à la première.
_____Or, ces cent brebis sont bel et bien dispersées dans des terres arides, dans le fond de ravins, juchées sur une montagne ou une colline, coincées dans des passages tortueux ou bloquées sur des escarpements. Guidées par un berger mercenaire, loup féroce [34, note 27] qui s’est interposé entre l’homme et elles, elle sont nonobstant convaincues d’être rassemblées sur une route aplanie, un passage droit. Seul l’homme est sur un tel terrain. Comme il est également le seul à l’affirmer, les brebis ne se réjouissent pas non plus : leur "vérité" –inspirée par le berger mercenaire- suggère qu’il affabule pour cause de "maladie". Dès lors que nous avons des Docteurs plus "puissants" que Jésus [35, note 12], pourquoi n’aurions-nous pas des brebis plus "puissantes" que leur berger ? Le Docteur -qui n’est pas aux cieux, ceux-ci rendant la visibilité nulle pour cause d’épais nuage noir [36, note 27]- ne veut pas qu'un seul de ces petits soit sauvé : aussi leur a-t-il fait croire qu’ils allaient se réjouir si un seul de ces bergers est perdu. Le berger servant de bouc émissaire ! Même Bernhard von Gudden n’aurait pas osé…

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lundi, 08 décembre 2008

L’amer de tous les vivants

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,26-38.
(Solennité de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie)

Au sixième mois d'Elisabeth, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. » Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'. Car rien n'est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.

_____On peut se gausser à l’infini de l’Immaculée Conception, pied de nez aux règles les plus élémentaires de la génétique : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » Comment un Esprit –fût-Il Saint- peut-Il engendrer la chair ? Dans une moindre mesure, c’est une question qui mériterait d’être posée à chaque naissance, à moins de considérer que l’homme ne soit qu’un animal dépourvu de tout esprit. Mais si tout se passe déjà pour lui selon sa foi [1, notes 6, 7],le champ des possibles s’étend encore selon la parole du Seigneur, transmise directement ou par l’intermédiaire d’un messager, angélique [2][3, AV note 6] ou humain. Tant que cet intermédiaire est bien envoyé par Dieu et non soudoyé pour des causes humaines discutables [4, APR note 17] destinées à défausser l’envoyeur de sa responsabilité, le champ des possibles reste ouvert. L’ange délivre fidèlement le message de son envoyeur et la quitte. L’huissier livre également le message de son envoyeur et l’acquitte pour 39,13 [5, AV note 32] : de là à en déduire qu’un huissier n’est pas un ange, il n’y a qu’un pas. De là à en conclure que le message n’est pas de même teneur, il y a comme un abîme [6]
_____Laissons l’esprit fort se gausser de la Naissance virginale, et gaussons-nous de ce qui se passe pour lui selon d’autres paroles, certifiées plus "réalistes". « Voici la servante du Docteur ; que tout trépasse pour lui selon ta parole. » « Comment cela va-t-il se faire, puisqu’il est vierge de tout microbe ? » « L'esprit partiellement malade [7, note 18] viendra sur lui, et la nuisance du tout-bas [8, APR note 15/1] le prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera malade, et il sera appelé pour lui le Docteur… » Voilà de quoi rendre stérile la femme la plus fertile ! Car le Docteur rend tout impossible, à commencer par l’usage de la raison chez les esprits les plus rationnels : l’absurdité paroxystique passant pour son plus éminent développement. À tout prendre, la Naissance virginale finira par bénéficier d’un taux de crédibilité prenant sous son ombre celui de fadaises pseudo-scientifiques éculées.

Livre de la Genèse 3,9-15.20.
Le Seigneur Dieu appela l'homme et lui dit : « Où es-tu donc ? » L'homme répondit : « Je t'ai entendu dans le jardin, j'ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. » Le Seigneur reprit : « Qui donc t'a dit que tu étais nu ? Je t'avais interdit de manger du fruit de l'arbre ; en aurais-tu mangé ? » L'homme répondit : « La femme que tu m'as donnée, c'est elle qui m'a donné du fruit de l'arbre, et j'en ai mangé. » Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu'as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m'a trompée, et j'ai mangé. » Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai une hostilité entre la femme et toi, entre sa descendance et ta descendance : sa descendance te meurtrira la tête, et toi, tu lui meurtriras le talon. » L'homme appela sa femme Ève (c'est-à-dire : la vivante), parce qu'elle fut la mère de tous les vivants.

_____De la première Ève fourvoyée par le serpent à la seconde qui répond au même serpent en lui meutrissant la tête, il n’y a pas qu’une différence de générations. Marie -Comblée-de-grâce- se présente comme celle qui comble le ravin [9, APR note 7] creusé par la mère de tous les vivants, rectifie le passage devenu tortueux par la tromperie du serpent. Ayant trouvé grâce auprès de Dieu, Marie est sans crainte. L’homme qui a perdu la grâce prend peur parce qu’il est nu, et il se cache. [9, p.4,5] Et quand bien même il n’entend personne dans le jardin parce qu’il se veut dans le désert, il se cache toujours, parce qu’il a horreur d’être nu quand il se veut richement vêtu de la connaissance de l’arbre dont il a mangé du fruit. C’est de lui-même qu’il se cache alors, masquant sa peur dans l’intimidation projective [10, note 8] : « je ne prends pas peur, tu dois prendre peur. » Si tu ne te plies pas à cette intimidation, tu seras maudit parmi tous. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai une hostilité entre ta femme et toi… Vieillot le Texte de la Genèse ? Monsieur canine [11, note 4] lui trouve une certaine fraîcheur… Le maudisseur écartant de tous ? À présent, c’est de la "médecine" ! [7, note 17] Emblème : le serpent. [12] On ne saurait mieux maudire, en prenant parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs le plus maudit. L’absurdité paroxystique restant la seule fidélité à la raison, c’est donc le "malade" qui est prié de ramper sur le ventre et de manger de la poussière tous les jours de sa vie. Ce qui ne va pas sans l’amuser, pour peu qu’il ne raisonne pas comme une bête des champs : parce qu’à la mesure de sa résistance au "bien" qu’on lui veut, il observe le jeu dérisoire de rampants "sanitaires" [11, note 10], la bouche empâtée de la poussière du sable d’une maison complètement écroulée.[13] Pour ce qui est de l’hostilité entre la femme et lui, elle remonte si peu à la Genèse que la date limite de consommation n’est pas encoré épuisée. On pourrait se laisser aller à croire que Monsieur canine est coincé : le rôle de la femme étant naturellement dévolu à Madame canine, il ne lui reste plus qu’à endosser celui du serpent. C’est oublier qu’un cocker a quatre pattes et ne peut donc pas ramper sur le ventre. De plus, il ne figure pas vraiment comme le plus maudit parmi tous les animaux : davantage sans doute parmi ceux qui n’aiment pas les chiens [14, note 27/2]. Enfin, Monsieur canine est trop occupé à meurtrir quelques talons pour songer à faire de la figuration reptilienne !…

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_____Un rampant "sanitaire" n’aura en revanche aucune difficulté à incarner le serpent,[15]masque-prop-planete-des-singes-4.jpg[16] habitué qu’il est à tracer dans des terres arides une route aplanie pour son malade, à le combler de ravins, de montagnes, de collines, de passages tortueux et autres escarpements. Ne tergiversons pas : la femme qui ne se trouve pas mise en hostilité entre elle et le serpent signifie qu’il n’y a rien entre elle et le serpent. Elle est le serpent. Le serpent trompe, il est parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs le plus adultère. Il prend peur parce qu’il est nu, et il se cache derrière un masque lui donnant l’apparence inverse : c’est le « PVA ». Sa grande peur est qu’on découvre sa cachette : aussi s’emploie-t-il à la diversion de la peur, la cristallisant avec prédilection sur le sujet susceptible de dévoiler [17] la cachette. Que celui-ci aie peur et s’en aille. S’il n’a pas peur, on passe à la vitesse supérieure : la tromperie du serpent, chargé de distiller la peur tout autour de l’intrus. Ce dernier doit par conséquent faire peur, à défaut d’avoir peur lui-même. L’idéal est que cette peur soit initiée par une "autorité" [18] reconnue, puisqu’il s’agit là bien entendu de haute "médecine" ! Encore un peu, et les singes [19] nous dépasseront en matière de progrès médicaux…

_____Que tout se passe selon la parole de la "santé mentale" –de conception hautement maculée-, et elle sera la mère de tous les morts. Quelle "santé" !…

dimanche, 07 décembre 2008

Le Jour d’Un est-il le Jour de l’Autre ?

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,1-8.
Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu. Il était écrit dans le livre du prophète Isaïe : Voici que j'envoie mon messager devant toi, pour préparer la route.
À travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Et Jean le Baptiste parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Toute la Judée, tout Jérusalem, venait à lui. Tous se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain, en reconnaissant leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés dans l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint. »

foi,évangile,politique,santé,philosophie,littérature,eau et feu______Pendant que commence la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, le Fils de Dieu, se poursuivent chez certaines brebis –ayant par conséquent entendu cette Bonne Nouvelle- une "marche de l’Avent" si monstrueuse que la fuite en avant en constitue la caractéristique la plus palpable. À travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. Il n’est précisément de désert qu’à la mesure où la proclamation de Jean le Baptiste a disparu : avec elle, toutes les belles promesses du baptême, qu’il soit dans l’eau ou dans l’Esprit Saint. Ces promesses sacramentales disparues, celles qui suivent ne peuvent plus que tracer la même route en des terres de plus en plus arides, truffées de ravins vertigineux [1], de montagnes de soucis [2], de passages ô combien tortueux et d’invraisemblables escarpements. En dépit de la Bonne Nouvelle –dont on n’a pas même l’excuse de ne pas en être informé- on reste si enfermé dans la mauvaise nouvelle de Philou la crise [3, APR note 30] qu’on n’a de cesse d’en diffuser son message devant soi, pour préparer sa route, faisant "baptiser" par lui dans ses eaux troubles dès que l’occasion s’en présente –chez des amis communs, par exemple…- dans un objectif qui reste invariablement le mêPS100.jpgme : ne pas reconnaître son péché en accablant artificiellement l’autre sous couvert "sanitaire". Voici venir derrière lui celui qui est plus "puissant" que Celui [4, note23] dont même un ténor de la prophétie tel que Jean le Baptiste se proclame indigne de se courber aux pieds pour défaire la courroie de ses sandales !!! La "marche de l’Avent" n’est alors qu’errance dans un désert de larmes inutiles, une pitoyable reculade chez celui qui s’y prête… comme chez celui qui lui prête une oreille trop complaisante [5], piégé à son tour par l’écoute du marin à la sirène.[6, APR note 8][7, APR note 11] Elle se fait plus sûrement marche vers le crime : tant d’échafaudages amers suggèrent plus une montée vers l’échafaud que vers Noël !

Livre d'Isaïe 40,1-5.9-11.
Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem et proclamez que son service est accompli, que son crime est pardonné, et qu'elle a reçu de la main du Seigneur double punition pour toutes ses fautes. Une voix proclame : « Préparez à travers le désert le chemin du Seigneur. Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits, et les escarpements seront changés en plaine. Alors la gloire du Seigneur se révélera et tous en même temps verront que la bouche du Seigneur a parlé. » Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Elève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Elève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu. » Voici le Seigneur Dieu : il vient avec puissance et son bras est victorieux. Le fruit de sa victoire l'accompagne et ses trophées le précèdent. Comme un berger, il conduit son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, et il prend soin des brebis qui allaitent leurs petits.

______Au cœur de certaines "Jérusalem" [8, APR note 3], les brebis deviennent criminelles quand elles allaitent leurs petits d’un lait caillé [9, note 1], dispersant les agneaux parce qu’elle ne les portent pas dans leur cœur. C’est précisément parce qu’elles sont brebis disciples revendiquées de l’Amour- qu’elle se sont réfugiées tête baissée dans leurs paradigmes "sanitaires", fuyant 324162401_0001_EM_1.jpgun désaveu trop visible de l’amour, qui leur ferme le cœur.[10, AV note 4] Loin de tout paradis –même artificiel-, ces paradigmes ouvrent simultanément une porte : celle de la géhenne [11], très exactement là où se rassemblent les vautours. [12] Ils disent aux villes de Judas [13, notes 2,3] : « Voici votre "Dieu". » Voici le Docteur demi-dieu [14, note 23] : il vient avec nuisance et son bras est celui des défaitistes, chameaux [15, note 4] dont le poil a vêtu un Jean éreinté d’une ceinture faite du cuir des "honnêtes gens" tels que décrits par Péguy [16, APR note 29]. Le fruit de ses désastreuses défaites l'accompagne et ses méfaits le précèdent. Comme un berger mercenaire [17], il égare son troupeau. Mais celui-ci ne se laisse égarer qu’à la mesure de son impatience… donc, de ses manques d’amour de mal-aimants.[18, APR note 19/2]

Deuxième lettre de saint Pierre Apôtre 3,8-14.
Mes bien-aimés, il y a une chose que vous ne devez pas oublier : pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour. Le Seigneur n'est pas en retard pour tenir sa promesse, comme le pensent certaines personnes ; c'est pour vous qu'il patiente : car il n'accepte pas d'en laisser quelques-uns se perdre ; mais il veut que tous aient le temps de se convertir. Pourtant, le jour du Seigneur viendra comme un voleur. Alors les cieux disparaîtront avec fracas, les éléments en feu seront détruits, la terre, avec tout ce qu'on y a fait, sera brûlée. Ainsi, puisque tout cela est en voie de destruction, vous voyez quels hommes vous devez être, quelle sainteté de vie, quel respect de Dieu vous devez avoir, vous qui attendez avec tant d'impatience la venue du jour de Dieu (ce jour où les cieux embrasés seront détruits, où les éléments en feu se désagrégeront). Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c'est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. Dans l'attente de ce jour, frères bien-aimés, faites donc tout pour que le Christ vous trouve nets et irréprochables, dans la paix.

______Dans un esprit un tantinet millénariste, ce jour où les cieux embrasés seront détruits, où les éléments en feu se désagrégeront fait frémir tant il décrit à merveille la préfiguration prophétique d’un holocauste nucléaire, des millénaires avant l’invention de la bombe atomique. Mais celle-ci n’est rien d’autre que l’image matérielle de réalités spirituelles, ces dernières ne relevant pas d’un avenir menaçant tel une épée de Damoclès. C’est pour les voleurs [19] que le jour du Seigneur vient présentement comme un voleur, non pour ceux qui veillent et prennent garde [20] : ceux-là ne sont pas de ces personnes qui pensent que le Seigneur est en retard pour tenir sa promesse. Ils sont en revanche de ces personnes qui font disparaître des cieux [21, AV note 19] avec fracas, dénonçant la destruction des éléments en feu chez ceux qui ne se sont pas mis à l’abri de la pluie de feu et de soufre.[22, APR note 6] L’atomisation est personnelle, familiale ou sociale avant d’être la violence extrême et spectaculaire d’une bombe effroyable. La guerre absurde [23, note 42], elle aussi, a SA "bombe atomique". Qui soupçonnerait les plus éminent(e)s représentant(e)s de la "paix" civile [24][25] d’être les pilotes de bombardiers volant en rase-mottes dans un ciel noir [22, note 1] et une terre aride où réside l’injustice ? (Leur conversion en hôtesses de l’air serait la bienvenue…) Ce que devraient attendre, selon la promesse du Seigneur, d’authentiques brebis qui respectent [26, APR note 21] Dieu, c'est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. Celles qui attendent avec tant d'impatience la venue du jour du Docteur ne sont plus sur la voie de l’amour [27], mais sur celle de la destruction.[28] Elles peuvent encore faire illusion tant qu’elles restent entre elles –aimant celles qui les aiment [29]- mais leur ciel-tête s’embrase [30, APR note 33] dès que l’objectif de la destruction est un autre ciel, suspect de contenir des éléments se désagrégeant [31, note 18] !

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______Il ne faut pas venir parler "d’amour" à la cible visée, faisant tout pour que le Christ la trouve nette et irréprochable, dans la paix ! Au moins en fait-elle assez pour ne pas accepter de laisser quiconque la perdre… quand bien même ce quiconque écrirait -sous une fausse autorité [32] médicale- un livre [33, note 28] destiné à proposer des fondements de sable aux destructeurs sans fondements [34]. Il faut encore moins venir lui parler "d’amour" quand ce discours a épuisé ses limites, désagrégé depuis longtemps par le feu du réel : le prochain le plus immédiat détruit de cet embrasement depuis au moins aussi longtemps par des actes caractérisés de nuisances et de vexations, ne rencontrant aucun obstacle de la part de prochains plus lointains. Survient du reste quelque incident concomitant mineur de vraie santé chez le "malade", le loup sort du bois en témoignant de sa parfaite indifférence, fruit de la suspicion inavouée de quelque somatisation de la "souffrance" obstinément niée. Ce qui est d’ailleurs faux : un mal de dos, par exemple, est assez évocateur de celui qui en a plein le dos de passer pour un "malade" auprès d’ânes bâtés [35] restant étrangement sourds –malgré leurs grandes oreilles !- à ses multiples objurgations contre cette stupide [36, note 10] étiquette. Le mal-aimant en est à sa phase criminelle : il ne parvient même plus à s’en cacher [37], tant cela lui ressort par toutes les pores ; ne s’y trompent encore que ses complices, les "gentils" étant gentils avec le "gentil" et vice-versa. Carton rouge [38] notamment, pour ce proche manipulateur –"conseiller" unilatéral-, en retard de "mille ans" (!) puisque s’essayant encore récemment à une surenchère de "tendresse" aussi "gentille" que venimeuse à l’égard du "malade" de service. [13, APR note 25] "Tentative de conciliation" privée aussi insupportable –et hors-sujet- que son homologue publique [39] ! (Surtout quand la même personne est fortement suspecte de ne pas être indifférente à la mise en place de la procédure…) Pas de chance pour elle : le Docteur est en retard pour tenir sa promesse, contrairement à ce que pensent certaines personnes ; c'est pour Monsieur canine [40, note 4] qu'il s’impatiente : car il n'accepte pas d'en laisser un seul ne pas se perdre : il y va de la réputation de sa citadelle inaccessible [40, APR note 19] ! Il y va aussi de celle de ses satellites, volontaires ou non…

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______Foin de l’amour et de la miséricorde tous les trois mots [41] : prononcer ces mots ne souligne que trop leur cruelle absence en certaine maison. Peinture et papiers neufs [42, APR note 32] n’en ajouteront pas une goutte, cherchant au contraire à sauver quelques apparences. L’homélie locale de ce jour sera comme toujours empreinte de vérité… cette fois, pas trop sélective : [41, APR note 26] il sera même judicieusement rappelé que la vérité allait de pair avec la justice ! L’axe central tournera autour de l’espérance et du salut éternel, ce qui est pour le moins de bonne facture pour se préparer honorablement à accueillir Celui qui apporte cette espérance et ce salut [4, notes 6,7]. Bien malgré lui, l’orateur illustre extraordinairement cet autre Évangile : « Pratiquez donc et observez tout ce qu’ils peuvent vous dire. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas… »[42, note 13] Car de par ses multiples casquettes justifiant un autoritarisme sans freins, demeure un profond hiatus entre le discours en chaire et le discours sur la chair, soit entre le public et le privé. L’inconvénient majeur d’un tel berger d’Israël, c’est qu’il incarne dans sa personne une certaine espérance se rapportant à du salut temporel laissant l’éternel au fond de quelque escarpement, ce qui se révèle à l’usage. Cette dérive est loin d’être moralement neutre, se confirmant des cas de nets et reprochables partis pris en faveur de paroissiens contre d’autres. Quand ceux-là sont en sus des conjoints, cela met immanquablement de l’huile sur le feu en accélérant –voire en déclenchant- une procédure de divorce !!! Salut, espérance, justice, vérité et tutti quanti se désincarnent alors à la mesure de la satisfaction d’une demande formulée par quelque brebis bicéphale [43, note 36] ou quelque chèvre [44, APR note 17] enragée. Depuis quand le bêlement suffit-il à garantir la fidélité ?
______On s’étonne de moins en moins de la coïncidence entre la venue du jour de Dieu et celle de ce jour où les cieux embrasés seront détruits, où les éléments en feu se désagrégeront. De même que tout ravin se doit d’être comblé, toute montagne et toute colline abaissées, les passages tortueux rectifiés, et les escarpements changés en plaine, tout ce qui n’a pas sa place dans un ciel nouveau et une terre nouvelle où réside la justice doit brûler, en premier lieu l’injustice et ses résidus. Être trouvé net et irréprochable, dans la paix, c’est moins être parfait que de ne pas se courber aux pieds des troubleurs et reprocheurs –amateurs ou professionnels- dont les seules compétences se révèlent in fine pour ce qu’elles sont réellement : de violents facteurs de guerre avançant sous le masque grossier de la "paix" ou de "l’amour". Quand bien même leurs courriers seraient chaudement recommandés, on peut toujours les refuser paisiblement. [39, APR note 1/2] Ce refus est interprété par la partie adverse comme une marque de "violence" [22, note 23][40, APR note 33] ! Qu’avant de donner des leçons de paix, cette partie se demande si elle se trouve nette et irréprochable. Dans l’affirmative, c’est qu’elle n’a besoin de conversion [45] ni dans un seul jour ni dans mille ans : tant mieux pour elle… et pour le Seigneur qui s’en réjouirait s’Il ne la voyait pas prendre le temps de pervertir quelques-uns qui acceptent de se perdre de crainte de perdre un seul jour d’une "communion" superficielle. Puisque l’injustice et ses résidus sont les premiers à se désagréger, ils brûlent avec eux tous les mythes de la "santé" ainsi que ceux qui les colportent : tant pis pour les agrégés Il y a une chose qu’ils ne doivent pas oublier : pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour. Pour le Docteur, un verre d’eau est comme une tempête [46], mais –au vu de sa large voie de destruction "thérapeutique"- une tempête n’est pas comme un verre d’eau. Va-t-Il accepter longtemps que quelques-uns se laissent perdre dans un verre d’eau ?

______Pourtant, le jour du Seigneur viendra comme un voleur. Ne pas confondre avec la nuit du Seigneur : tout le monde sait qu’elle vient le vingt-quatre décembre, dans la paix d’une humble crèche ! Les cieux y sont plus étoilés qu’embrasés, illuminés par l’étoile du Berger… du bon Berger.

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samedi, 06 décembre 2008

Proclamer qu’un tout proche est le Roi des malades ?

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,35-38.10,1.6-8.
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. » Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »

_____Où sont donc passés les ouvriers, pour être si peu nombreux ? Le monde se serait-il brutalement dépeuplé depuis deux mille ans, suite à quelque cataclysme ? Ce n’est pas exactement le discours auquel nous ont habitué les cassandres de la surpopulation ! Ce ne sont pas davantage les courbes exponentielles du taux de chômage, stigmatisant à l’envi des ouvriers trop nombreux par rapport à la demande globale de main d’œuvre. Inversement, la moisson n’est-elle plus assez abondante qu’elle frise à présent le tarissement ? Ce serait faire mentir l’Évangile en laissant entendre que celui d’aujourd’hui n’est plus le même que celui d’hier. À cet égard, il existe une méthode efficace : prétendre que le monde est aujourd’hui "plus dur".[1, note 1] Argument-massue de ramolisseurs de brebis, propre à les fatiguer et les abattre, comme savent le faire moult bergers mercenaires [2], ouvriers très nombreux. À ceux-là, le pouvoir d’attirer les esprits mauvais et de générer toute maladie et toute infirmité. Ils vont plutôt –c’est-à-dire en priorité- perdre les brebis de la maison d’Israël, celles de l’ancienne comme celles de la nouvelle Alliance. Sur leur route, ils proclament que le Royaume des cieux est bien gentil, mais que sa proximité est fort compromise par une étrange avalanche de "malades" mortellement dangereux, de lépreux [3] du ciboulot… limite démons incarnés. Où sont passés les ouvriers ? On en fait des rabatteurs pour la chasse [4, note 14] ! Cette chasse est seigneuriale [5], et fait fi de l’ouvrage des petites gens en venant saccager leurs cultures, fruits de leur labeur. La moisson est abondante, mais elle est piétinée par les ouvriers eux-mêmes, qui chasseurs qui rabatteurs.
_____Si d’aventure –ou par grâce- on garde encore le discours d’origine (le Royaume des cieux est tout proche), il est aussi "crédible" auprès des brebis perdues de la maison d'Israël que si Attila venait leur annoncer qu’il vient leur semer du gazon anglais avec ses Huns [6][7]… ou qu’un conjoint disjoignant invitant l’autre à "tenter de se concilier" [8] par l’intermédiaire d’un vautour "justicier" [9] chargé d’entériner un dossier si ficelé d’avance que toute "tentative" n’est déjà que sinistre galéjade. Comment les ouvriers seraient-ils nombreux quand on les surprend à se bousculer pour voler [10] et piétiner la moisson d’un autre ? Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Pas des chasseurs [11] ! Toute prière étant exaucée, l’arrivée d’une meute de chasseurs signe donc l’erreur d’acheminement de cette prière : le maître de la moisson a ses imitateurs. [12, APR note 12] Si l’on ose dire, ceux-là ne se font pas prier pour exaucer au quart de tour.

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_____Nul besoin des puissants projecteurs d’une Ferrari®[13, AV note 22] afin de percer l’obscurité de l’exaucement de ces prières ayant subi comme une erreur d’aiguillage [14] : leur fruit est si mauvais [15] qu’Attila venant semer du gazon anglais en devient comparativement plus proche du réel. C’est dire que le petit phare du Solex® suffit à distinguer le lStJeanClimaque.jpgoup [16] à temps pour rebrousser chemin. Les ouvriers de la moisson sont peu nombreux parce qu’ils n’ont pas besoin dêtre nombreux pour récolter l’amour… et parce qu’il est à craindre qu’il n’y aie que peu d’amour à récolter. Les vrais moissonneurs, ce sont les anges. [17] Tous ceux qui font tomber [18] les autres et ceux qui commettent le mal ils n’auront plus de soucis de chauffage à se faire. On y trouve d’ailleurs nombre d’ouvriers du mal, tels que perçus il y a bien longtemps par saint Jean Climaque. [19, APR note 12] : difficile d’être simultanément à la moisson et à l’ivraie.
_____On peut simuler l’amour quelque temps, en cultivant le souci de la "santé" de l’autre. Quand cela conduit tout droit à enclencher une procédure de divorce comme on soigne une maladie [20, APR note 4], de qui se moque-t-on ? De son homme seulement ? Des hommes. [21] Parce que c’est avant tout un irrespect de Dieu que nul "conseiller" déculpabilisateur ne saurait justifier de près ou de loin. Est-ce respecter Dieu que de promettre de demeurer dans la fidélité [22] jusqu’au bout, en admettant tacitement qu’un vil motif de "santé" puisse être susceptible d’abattre cette promesse du jour au lendemain ?[23] Depuis quand sommes-nous jugés sur la "santé" ? [5, note 2] Que sert cette fidélité idiote –et non donnée gratuitement !- à la "santé" sinon le masque de l’infidélité à la charité ?
_____Quelle charité subsiste-t-il quand l’infidélité est devenue patente par la fidélité obstinée à des "conseillers" déculpabilisateurs, contre l’avis formel et répété de celui qui, seul, est censé avoir reçu la promesse de fidélité ? Cette brebis perdue et fatigante ne moissonne que de la méfiance [24] : c’est pourquoi elle en abat tant qui lui font confiance...

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