30.05.2008
S'ENGAGER POUR LA LIBERTÉ.
Par BRUNO LEROY (26 mai 2008)

Prendre une décision qui engagerait toute une vie devient un véritable dilemme dans notre société. Il suffit de voir l’hésitation de certains jeunes face au mariage. Ce qui rassure certaines personnes, c’est que le mariage n’est pas nécessairement un engagement ; il est toujours possible de divorcer.
Dans notre société qui s’arrange toujours pour tuer notre intériorité, l’engagement est devenu affaire de Liberté. Le mot est dévoyé depuis tant d’années que nous pouvons le définir facilement. La plupart des gens considèrent, de nos jours, que la Liberté consiste à avoir des droits mais jamais de devoirs ! C’est la plus nihiliste des définitions de la Liberté, la plus destructrice. Cela se répercute sur les Jeunes de façon diabolique : la société leur doit TOUT et eux ne doivent RIEN à cette société pourrie.
Je ne ferai pas une analyse sociologique pour savoir pour quelles raisons nous sommes arrivés à cette incohérence, quoique que j’ai ma petite idée. Ceci est important car il dénote bien pour quels motifs nous sommes dans un climat de violence sans nom. Personne n’est responsable de personne et le monde court à sa perte. Un jour, un journaliste me demanda, ce qui avait changé au niveau éducatif depuis 29 ans que j’exerce cette profession. Je lui ai répondu que la plupart des meurtres, des toxicomanies sont dues à de nouvelles pathologies provoquées par un manque de maturité. En bref, la société dans laquelle nous vivons est constituée de dépressifs et de malades mentaux.
C’est à nous, Adultes bien dans notre peau de montrer que dire " OUI " à Dieu, à la Vie, à l’Amour et rester fidèles à nos promesses du départ n’est pas toujours évident et cependant possible. Frères et Soeurs en ce jour, faisons la promesse de suivre Christ dans Son Amour Libérateur et que cet engagement coule dans nos veines jusqu’à la rencontre suprême.
Montrer, non pas de mots, mais d’actes que l’Amour de Dieu peut emplir la terre jusqu’aux extrémités, cela est un Témoignage fort qui ne sera que contagieux. Les Témoins de Christ, que nous sommes doivent dire par leur exemple de vie que l’engagement est possible dans la confiance. Le monde meurt de confiance en autrui et par conséquent en Dieu.
Si les Jeunes qui sont les racines de l’être, ne voient pas en nous cette profondeur de Foi, de convictions, de force et d’Espérance. Alors, le monde de demain, ne sera qu’un immense océan d’incertitudes et de lâchetés. Aimons Christ d’un réel et profond Amour pour Lui dire : je te suis quoiqu’il arrive ma confiance en Ton Amour est sans limites.
Notre joie sera perceptible auprès de chaque être rencontré et son mystère posera questions à ceux et celles qui se sentent vides intérieurement. En effet, il en va de notre présent mais également de l’avenir de notre terre tout entière. Frères et Soeurs, notre réponse doit être claire et fervente pour affirmer de nouveaux repères à la face du monde.
L’évangélisation ne peut passer par des personnes pusillanimes et qui n’osent s’engager à la suite de Christ. L’Amour que nous répandrons en Son Nom aura le parfum du futur et le Bonheur du présent. Quoi de plus merveilleux que d’offrir sa Vie à Dieu-Amour pour donner Sens à notre existence et celle d’autrui. Puissions-nous être les transmetteurs de l’Amour de Dieu sur Terre.
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31.03.2008
Vivement que les nazes arrêtent…
Au sixième mois d'Élisabeth, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie. L'ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L'ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin. » Marie dit à l'ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : 'la femme stérile'. Car rien n'est impossible à Dieu. » Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Alors l'ange la quitta.
Chez Marie, la porte n’est pas verrouillée. [3] Sa foi n’est pas crédulité : « Comment cela va-t-il se faire, puisque je suis vierge ? » Si elle voit l’ange, elle n’en fait pas un magicien. Mais sa foi n’est pas non plus l’incrédulité ponctuelle de Zacharie qui, six mois plus tôt devant le même ange Gabriel, questionnait d’une manière apparemment analogue : « Comment vais-je savoir que cela arrivera ? Moi, je suis un veil homme, et ma femme aussi est âgée. » (Lc 1, 18-19) Zacharie deviendra muet jusqu’à la naissance de Jean Baptiste ! Comment vais-je savoir ? n’a pas exactement le même sens que Comment cela va-t-il se faire ? Nous avons d’un côté une jeune fille d’environ seize ans, donc peu expérimentée et ouverte à tous les possibles. Et nous avons de l’autre un PRÊTRE de longue date, donc très expérimenté… et se fermant avec l’âge à tous les possibles. Prêtre, Zacharie est censé savoir qu’ à Dieu rien n'est impossible : pourtant, l’amour de la loi [4](biologique) l’a momentanément emporté sur la loi de l’amour. Comment vais-je savoir ? Dans cette quête de savoir, la connaissance captative précède la naissance. Voici la servante du Seigneur. Chez Marie, c’est la reconnaissance –connaissance oblative- qui précède la naissance. C’est qu’une même parole ne produit pas toujours les mêmes effets : selon l’équilibre du balancier (binôme foi-incroyance d’un côté et crédulité-incrédulité de l’autre), tout devient possible… C’est que selon l’ouverture du cœur, la réception[5] de la parole peut rendre vraisemblable l’invraisemblable comme elle peut rendre invraisemblable le vraisemblable !
La correction fraternelle n’est pas exclusive aux rapports parents-enfants : elle est aussi ancienne que la Bible. La langue nouée de Zacharie, c’est une correction fraternelle. Il est souvent plus aisé de déceler les erreurs des autres que les siennes : c’est un droit –voire un devoir- que de les reprendre si nécessaire dans un contexte de fraternité impliquant donc l’absence d’un jugement dominant-dominé. Durant des générations, cette correction fraternelle a été pratiquée avec des hauts et des bas. Elle était acceptée ou non, mais au moins était-elle effective. Aujourd’hui, on la rend impossible ! Qui, "on" ? L’inénarrable, incontournable et lourdingue « PIA » ! Ce dernier vole au secours de celui qui n’accepte pas la correction fraternelle. LUI NON PLUS ne va pas l’accepter : cela n’appartient pas à ses schémas préconçus. LUI SEUL se veut le correcteur indépassable des travers humains. Gare à celui qui "menace" son client… pardon, son "patient" : "menacer" son protégé, c’est le menacer, LUI. Sans doute le fameux transfert psychanalytique…
L’annonciation est faite pour être annoncée. Surtout en cas de "dangerosité avérée" : on n’est jamais assez "prudent" ! Une certaine "barrière sanitaire" est donc de mise autour du fauve en puissance : il faut faire confiance à la médecine. Au nom de la "maladie" tout est permis, à commencer par le pillage en règle de la vie privée du "souffrant" : priorité à la recherche assidue des "preuves" (!) de sa "pathologie". Multiplions ce "cas" par dizaines de milliers… et organisons ensuite une semaine de la "santé mentale" afin de réfléchir ensemble –entre gens extrêmement sérieux- aux moyens à mettre en œuvre afin d’endiguer ce tsunami fort préoccupant d’abominables souffrances dites "psychiques" qui atomisent la société. C’est fait : le vraisemblable est devenu invraisemblable, et vice-versa. Seuls les enfants –qui sont encore ouverts à tous les possibles- ne sont pas dupes de ces détestables manèges de leurs aînés : c’est pourquoi on ne les a pas oubliés…[6]
17:37 Publié dans L'Évangile au PRÉSENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, christianisme, psychologie, santé, politique, société, amour
27.03.2008
Ils sont finis les jours de la Passion...
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02:12 Publié dans Comment vous SANTÉ-vous ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, résurrection, société, stupidité
24.03.2008
Un gars lit les Huns 2… Le retour
Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront. »
Tandis qu'elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui s'était passé. Ceux-ci, après s'être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en leur disant : «Voilà ce que vous raconterez : 'Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.' Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui.»
Les soldats prirent l'argent et suivirent la leçon. Et cette explication s'est propagée chez les Juifs jusqu'à ce jour.
Ainsi, hier Jean portait l’accent sur Marie Madeleine seule : une femme isolée est sans doute moins sujette au bavardage que si elle est accompagnée ! Avec Matthieu, l'autre Marie est également présente. Vraisemblablement Marie de Magdala : la Mère du Seigneur est bien davantage qu’une autre Marie puisqu’elle est Marie par excellence. Pour Jean, il suffit que Marie Madeleine aie vu la pierre roulée pour attester de la Résurrection. Pour Matthieu, la même est accompagnée, rendant ainsi un témoignage plus crédible parce que commun aux deux femmes. S’ajoutent bien sûr l’intervention de l’ange du Seigneur, ainsi que son adresse aux femmes. Afin de faire bonne mesure, et pour prévenir tout risque de suspicion d’hallucination collective, les gardes du tombeau sont eux-mêmes mis à contribution, par une réception de cet événement extraordinaire différant en tout point de celle des deux femmes appelées à témoigner ensuitre aux disciples : eux furent bouleversés, et devinrent comme morts. Les servants de l’amour de la loi sont figés là où les servantes de la loi de l’amour, tremblantes et toutes joyeuses, coururent porter la nouvelle aux disciples. Les uns sont dans la crainte ; par deux fois, les autres sont priées de ne plus l’être : « soyez sans crainte ! », la première fois par l’ange du Seigneur, la seconde par le Seigneur en personne. La Résurrection bannit en effet toute crainte chez qui y accorde sa foi et sa confiance. Mais jamais elle ne s’impose à quiconque par la force de la démonstration !
15:33 Publié dans L'Évangile au PRÉSENT | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : foi, religion, christianisme, spiritualité, Évangile, santé, société
23.03.2008
À VIE de recherche
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre. Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Le matin de Pâques, Marie-Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. » Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là, et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place. C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts.
Mâtin, quel matin ! Comme le jour éclipse la nuit, la vie éclipse la mort : la pierre a été enlevée du tombeau. Les "lendemains qui chantent" ne sont qu’illusions humaines ; ce qui n’est pas illusoire en ce matin de Pâques, c’est que les morts ne roulent pas la pierre de leur tombeau. Les morts ne roulent pas davantage le linge qui avait recouvert leur tête. Si leur tête n’a plus besoin d’être recouverte, c’est justement parce qu’ils en ont de nouveau besoin afin de voir loin : plus loin que la mort. Ne serait-ce pas la mort elle-même qui a été roulée ? Il y a du vivant là-dessous ! Oui, mais QUEL vivant ? « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. » "On" : pour l’instant, ce vivant est indéfini ; on ne sait pas encore qu’il est infini. Alors, on croit encore qu’il s’agit d’un vivant extérieur au mort. C’est que les morts sont figés : comment pourraient-ils bouger ? Les vivants, eux, bougent : ils bougent d’autant plus vite qu’ils ne retrouvent pas leurs morts : Marie-Madeleine courut ; […] Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite… À quoi bon tant se hâter ? Les morts ne se sauvent pas. Sauf celui-là, justement ! Parce qu’il s’est sauvé, c’est à qui courra le plus vite. Jusque-là, en effet, on ne savait pas encore que le mort s’est sauvé POUR SAUVER.
Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église (Mt 16, 18).Une Église vivante est une église de chair plus que de pierre : si celle-ci a été enlevée du tombeau, c’est afin que la vie s’engouffre là ou régnait la mort. C’est une Église de la Résurrection ; le linge du reniement et de la mort qui avait recouvert sa tête est non pas posé avec le linceul de cette mort, mais roulé à part à sa place : chacun est à sa place, a sa part qui n’empiète pas sur celle de l’autre. À l’un revient d’entrer le premier, mais non le seul. À l’autre revient de croire à la suite de ce que voit le premier. À tous revient de savoir où on a mis ce qu’on a enlevé, afin de croire ce qu’on ne voit pas. À la femme, revient le rôle éminent de rendre de chair ce qui est de pierre : de donner à la vie un parfum de résurrection et de grâce, quel qu’en soit le coût. La loi de l’amour est à ce prix. Elle est une loi d’éveil au grand matin, non de "grand soir" !!!




