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jeudi, 11 septembre 2008

Deux tours et puis s’en vont…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,27-38.
Je vous le dis, à vous qui m'écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent. Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
À celui qui te frappe sur une joue, présente l'autre. À celui qui te prend ton manteau, laisse prendre aussi ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole. Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs en font autant. Si vous prêtez quand vous êtes sûrs qu'on vous rendra, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs prêtent aux pécheurs pour qu'on leur rende l'équivalent. Au contraire, aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour. Alors votre récompense sera grande, et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon, lui, pour les ingrats et les méchants. Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. »

_____« Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant… » précise Jésus chez Matthieu. [1] Cette question ne s’est pas posée pour les trois mille victimes des Twin Towers de New-York : on ne leur a guère laissé le temps de se la poser. Tout juste ont-ils eu celui d’identifier clairement l’ennemi [2] : un Boeing se pulvérisant sur une tour passera difficilement pour un accident, "thérapeutique" ou non. L’événement fournira d’ailleurs par la suite le prétexte à exercer cette "thérapie" [3][4] à grande échelle… Souhaitaient-ils également du bien, ces artificiers de l’ombre qui –selon beaucoup de témoins- désignaient l’ennemi de manière plus occulte ? L’éventualité de ce type de choc a été pensée dès la conception de ces deux mastodontes architecturaux : l’un de ces penseurs a d’ailleurs déclaré que « les tours avaient été calculées pour résister à la collision d'un Boeing 707 ou d'un DC-8, en pleine charge et volant à 950 km/h (la vitesse de croisière maximale). Il avait ajouté que l'impact résulterait « seulement en dommages locaux qui ne pouvaient causer l'effondrement ni de dégâts conséquents à l'immeuble ».[5] Certes, on avait aussi dit beaucoup de bien en matière de sécurité sur un certain Titanic, à l’aube de son premier –et ultime- voyage : on sait ce qu’il en est advenu [6]. Mais personne n’a évoqué d’artificiers de l’ombre cachés dans les cales du fameux transatlantique ; personne n’a vu ou entendu d’explosion ou de séries d’explosions destinées à en saborder la coque : un iceberg y suffisait. De même qu’un architecte ne peut pas se tromper à ce point, surtout en ayant sciemment réfléchi aux conséquences de l’impact d’un avion sur l’une des ses œuvres. Un avion –volant moins rapidement que la vitesse maximale envisagée !- ne suffit donc pas à mettre bas de tels ouvrages : l’ennemi n’est décidément pas là où on le cherche… Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas à celui qui te vole. Les victimes ne courent pas le risque de réclamer à ceux qui leur ont volé leur vie : les exécutants ont d’ailleurs péri avec eux. Ici, il y avait un Pilate dans l’avion.[7, APR note 2] Donne à quiconque te demande la vérité sur ces attentats, et ne réclame pas à celui qui te la vole : il risque fort de t’en donner une version "officielle". Faute de cette vérité, les hypothèses les plus abracadabrantes peuvent circuler : elles s’avèrent parfois plus plausibles que la "vérité" [8] « Qu'est-ce que la vérité ? »[9] se demande le Pilate avant de s’écraser sur une tour, convaincu d’avoir pris son billet simple pour les vertes prairies d’Allah ? Sept ans après, elle se cherche toujours…

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_____Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Voilà "l’amour" maximal tel que le conçoit une brebis se voulant pourtant familière de l’Évangile… mais victime d’un attentat intérieur. S’il est des attentats extérieurs spectaculaires qui sidèrent les foules, fauchant des vies et produisant chaleur et lumière, il est aussi des attentats intérieurs plus discrets, ne sidérant pas moins les foules, fauchant des amours en produisant glaciation [10] et ténèbres [11]. Qu’il soit interne ou externe, il n’y a pas de terrorisme sans terroriste. Il n’y a pas de terroriste sans la terreur, peur portée à l’incandescence. Voilà déjà de quoi désigner l’ennemi : celui qui fait peur ! Par conséquent, celui qui vous fait quitter les rivages de la raison en vous faisant dériver sur l’émotionnel. Ce que ne contredit nullement l’Évangile de ce jour : l’ennemi n’est d’ailleurs pas tant celui qui fait peur que celui qui vous maudit, qui vous calomnie [12, notes 14 à 17], qui te frappe sur une joue, qui te prend ton manteau, qui te vole. Plus qu’il n’en faut pour ne pas craindre de trop près la neutralité émotionnelle. Si ne pas riposter semble encourager l’injustice, présenter l'autre joue et laisser prendre aussi sa tunique sont moins des actes d’abdication face à l’ennemi que la volonté de ne pas se laisser dériver 5-ans-de-guerre-contre-le-terrorisme.jpgsur l’émotionnel : savoir raison garder est encore le meilleur moyen pour rester capable de faire aussi pour les autres ce que nous voulons qu’ils fassent pour nous. Il n’est pas certain que nous voulions qu’ils nous maudissent, calomnient etc. ! Mais pourquoi vous maudit-on, vous calomnie-t-on ? Soit parce qu’on a de bonnes raisons, s’appuyant sur des faits concrets et avérés attestant d’actes délictueux et nuisibles de votre part. Soit parce qu’on a de mauvaises raisons, s’appuyant uniquement sur la seule peur que vous soyez susceptible de commettre de tels actes : vous êtes l’ennemi, objectivement un terroriste à votre échelle puisque vous faites peur. Malheureux êtes-vous quand tous les hommes disent du bien de vous : c'est ainsi que leurs pères traitaient les faux prophètes. [12] Or, on ne peut que dire du bien de ceux qui dénoncent les terroristes avant qu’ils ne passent à l’acte… en ignorant alors que le vrai terroriste est celui qui en dénonce un faux, celui qui va fabriquer la peur de toutes pièces en désignant à la vindicte un autre auteur de cette peur que lui-même. On ne peut que dire du bien d’un professionnel du mieux-être : qui soupçonnerait un "médecin" d’être un terroriste [13, note 38] ? Pourtant, la crainte des hommes reste l’essence [14, AV note 12] de notre "gentil docteur" ; la peur du loup [15] est son moteur et l’huile de vidange [16] son lubrifiant. Avec de telles armes, pas besoin de Boeing, de bombes ou de Kalachnikov : là où on instaure sa terreur, on détruit l’amour, l’une chassant l’autre comme l’eau chasse l’huile [17, note 27].

_____Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment. Mais les brebis, elles, n’aiment pas ceux qui les aiment quand ils leur font peur : elles deviennent pires que les pécheurs ! Elles prennent ton manteau, exigent de prendre aussi ta tunique. Elles ne te demandent plus rien et te volent tout. Ce qu’elles veulent que les autres fassent pour elles, elles font l’exact opposé pour vous. Si vous faites du bien à ceux qui vous en font, quelle reconnaissance pouvez-vous attendre ? Aucune… parce qu’elles ne savent même plus ce qu’est faire du bien, au-delà d’un ressenti aussi superficiel que volatile, toute leur affectivité se polarisant sur la peur. Mais quelle peur ?
_____Soit deux tours jumelles : un couple formé par deux conjoints. Tours réputées solides, parce que structurées sur des assises saines : amour, confiance, fidélité etc. Ces assises viennent à être sabotées sur une première tour, en sous-sol comme il se doit selon les modalités habituelles d’un certain terrorisme enfouisseur [18], donc à l’abri des regards. Quelques implosions judicieusement placées laissent ainsi entendre à la première tour que la seconde menace de s’écrouler, ce qui GU92663_1.jpgest faux mais déclenche un premier vent de panique. Ajoutons la survenue d’un avion "sanitaire" sans pilote, cette forme de terrorisme étant trop lâche pour trouver des kamikazes dans ses rangs. Touchée de plein fouet par l’appareil (un "appareil psychique" ! [19, note 13]) radio-commandé par un étrange spécimen [20, note 8/2], la première tour s’effondre sur place dans un grand nuage de briolle. [21, APR note 5] On lui prête alors la radio-commande : sa mission, si elle l’accepte, est de détruire la seconde tour en lui laissant entendre qu’elle la reconstruira ainsi. Pour qu’elle l’accepte, on commence bien entendu par lui déclarer que c’est elle qui est encore debout et que c’est l’autre qui s’est écroulée. Absurde ? Comme tout ce qui relève de la "santé mentale"… et ce ne l’est guère davantage que lorsqu’on croit gagner le Royaume des cieux en emportant avec soi des centaines de personnes dans la mort. Un second avion "sanitaire" est donc affrêté, mais la seconde tour voit que ce sont les ruines de la première qui en tiennent la radio-commande. Quand on lui parle de "déni de souffrance" parce qu’elle empêche l’appareil de lui rentrer dedans, elle ne peut qu’en sourire… d’autant que l’état global de la première tour ne lui semble pas très exemplaire en matière de santé ! Certes, la première tour prend l’Évangile au pied de la lettre : À celui qui te frappe sur une tour, présente l'autre. Mais l'autre en question ne rechigne pas à joindre l’esprit à la lettre (c’est pourtant le cocker officiel ![22]). Et si elle se laisse toucher, comment pourra-t-elle faire du bien à ceux qui la haïssent ? Il semble qu’en matière de suicides dans le cadre d’un attentat, ceux-là s’observent davantage chez les bourreaux que chez leurs victimes.
_____Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Tant que l’on vit sous le régime de la peur –sommairement rationalisé sous les fameux axiomes bourreau/victime et danger/protection [23, note 26]-, c’est la "sûreté" qui prévaut.


- La miséricorde ? [24, note 10] Mais un terroriste n’est pas miséricordieux !
- Oui, mais… si ce n’est pas un vrai terroriste ?
- Peu importe. Pas le temps de vérifier : la patrie est en danger !

_____Au fond, il n’y pas de meilleur terrorisme que l’anti-terrorisme primaire : les "invités" de Guantanamo [3] en savent quelque chose. Beaucoup plus près de nous, ceux de Philippe de Labriolle et consorts [25, note 12] ne manquent pas non plus d’en être parfaitement informés. Grâce à sa puissante "médecine", on peut juger l’autre bourreau, et nous ne serons pas jugés bourreaux ; on peut condamner l’autre à porter une étiquette de "malade", et nous ne serons pas condamnés ; on peut pardonner à l’autre, -parce que ce n’est "pas de sa faute" s’il est si "malade"- et nous serons pardonnés… par le "gentil docteur" : comment pourrait-il condamner ceux qui lui font tourner sa boutique de magicien [26, note 28] en se donnant l’illusion de coller au plus près de l’Évangile ? Il suffit de lui demander gentiment : il n’est pas à deux tours près…

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