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vendredi, 05 décembre 2008

Après que les aveugles l’abordèrent, des voyants sabordèrent…

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,27-31.
Jésus était en route ; deux aveugles le suivirent, en criant : « Aie pitié de nous, fils de David ! » Quand il fut dans la maison, les aveugles l'abordèrent, et Jésus leur dit : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Ils répondirent : « Oui, Seigneur. » Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se fasse pour vous selon votre foi ! » Leurs yeux s'ouvrirent, et Jésus leur dit sévèrement : « Attention ! que personne ne le sache ! » Mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.

_____Le véritable aveugle n’est pas toujours celui que l’on… voit.[1] En voilà deux qui, loin de rester assis au bord de la route, le suivirent, en criant. Peut-être se sentent-ils plus forts à deux, ou qu’ils suscitent davantage de crainte : le fait est que personne ne semble les interpeller pour les faire taire. N’y aurait-il donc personne autour d’eux ? Or, on sait par ailleurs que lorsque Jésus était en route, il conduisait un train [2] aussi bondé de voyageurs qu’un Paris-Nice au mois d’août. D’autre part, on n’ignore pas ce qu’il advient d’un aveugle guidant un autre aveugle : tous les deux tombent dans un trou. [3] Or, jusque dans la maison, les aveugles ne se heurtent à aucun obstacle majeur puisqu’ils abordèrent Jésus. À défaut de vision, auraient-ils eux aussi compensé en aiguisant leurs autres sens ? [4, p.1] L’odorat, par exemple… pour peu qu’à l’aune de Monsieur canine [5, note 4] perdu au beau milieu d’un épique et indescriptible chantier, ils se fient à la forte odeur de peinture et de colle à papier peint dans la maison ! Alors, comment ont-ils pu faire cela ? Comme nombre d’autres, ce n’est pas comment mais selon : « Que tout se fasse pour vous selon votre foi ! » [6, notes 7 à 27][7] Et tout se faisait déjà selon leur foi, puisqu’ils sont parvenus sans encombre jusqu’à Lui, après avoir su associer, eux aussi, le fils de David à Jésus le Nazaréen. [1] Associés à deux, ils ont paradoxalement comme une longue-vue formant une paire de jumelles [7], soit une vision stéréoscopique.

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_____Mais au fond, et quel que soit le handicap des sens, n’est-ce pas la démonstration que si même deux aveugles peuvent suivre Jésus, l’aborder dans la maison, Il doit être moins inabordable qu’il n’y paraît. Précisément parce qu’Il se trouve dans la maison. Encore faut-il prendre la peine d’aller L’y chercher : tout se passe aussi selon la foi de celui qui purifie sa maison extérieure [8] en recouvrant de lés neufs le lait caillé [9, note 1] dans lequel baigne sa maison intérieure. Celui-là pourra toujours s’époumoner à crier : « Aie pitié de nous, fils de David ! » : à route opposée de celle qui le suit, Il devient plus mouche1.jpginabordable. Parce qu’Il ne saurait prendre en pitié celui qui n’en a aucune pour un prochain [10] dont le pire des aveugles percevrait la présence. Précisément ne touche-t-Il que les yeux ne feignant pas d’être ouverts quand ils sont fermés, et ferment de surcroît ceux des autres,[11, APR note 11] les amenant à leur tour à se croire les yeux "ouverts" : ils les ont juste assez pour enlever le moucheron avec un filtre, et se font de telles indigestions de chameaux [12] qu’ils n’ont de cesse de les vomir [13, APR note 34] sur d’autres… Ensemble, ils se sentent aussi plus forts, plus gais : ils préfèrent le blanc au noir. Des tombeaux blanchis à la chaux [14] ne seraient-ils plus des tombeaux ? « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Les ossements et toutes sortes de choses impures ne croient en RIEN, quand bien même ils oseraient "communier" [1, note 15] chaque jour.

Escroquerie de Labriolle selon malsain Philou -9,27-31°[15].
Philou était en route ; il suivit deux voyants, en criant : « Je n’ai pas pitié de vous, fils de schizoïdes ! » Quand il fut dans la maison des voyants, sabordée par un trou dans le mur
[16], Philou leur dit : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » Ils répondirent : « Oui, Docteur. » Alors il leur toucha les yeux, en disant : « Que tout se défasse pour vous selon votre crédulité ! » Leurs yeux se fermèrent, et Philou leur dit sévèrement : « Attention ! Ouh là là ce qu’il est dangereux pour lui-même et pour les autres : que tout le monde le sache ! » [17, APR note 15] Et, à peine sortis, ils parlèrent d’un redoutable malade [5, note 33] dans toute la région.

_____Ce n’est pas autrement que l’on se retrouve piégé, cherchant à crever les yeux de celui qui persiste à ce que tout se fasse pour lui selon sa foi : que tout le monde sache que c’est un "malade". Plus on le saura, mieux on le supportera tant il crève les yeux que ce n’en est pas un. Plus on en fera tomber d’autres dans ce piège, plus on obtiendra d’eux "compréhension", soutien et autre fausse compassion : tel un tsunami, la "maladie" magique emporte sur son passage tout ce qui a bâti sa maison sur le sable. [5] Aussi vertueux soit-il, aucun discours -sur les "valeurs" défendues et partagées jusque là- ne résiste à cette vague : il n’en reste pas pierre sur pierre [18]. Contre la maison sur le roc s’épuise alors la conjuration des menteurs couchés dans leurs ruines de sable, ne se "blessant" [19, note 27] pas entre eux afin de communier en une force dérisoire destinée à abattre un monstre fantasmatique. Quand il rentra dans sa maison pour ne pas suivre ces aveugles, ils l'abordèrent, et Monsieur canine leur dit : « Croyez-vous que je peux faire cela ? » (couper sa famille en tranches, façon carpaccio ; leur dévorer le foie encore chaud ; les hacher menu en chair à pâté ; mettre la ville à feu et à sang à lui tout seul, et autres effroyables affreusetés que la décence commande de taire chez des non-"malades" à qui restent encore une pierre ou Stage-pilotage-Ferrari-F430-F1.jpgdeux… ) Ils répondirent : « Oui, Azor. [20, AR note 21] Mais c’est pas d’ta faute. » Et comme c’est pas d’sa faute que la Ferrari® roule un peu plus vite que le Solex®, le mieux est encore de procéder à l’ablation de son moteur "malade" afin de lui substituer avantageusement un exemplaire flambant neuf du célèbre moteur à galet (exercice difficile à réaliser : aujourd’hui, il est devenu électrique [21]…). Dotée ainsi d’un nouveau rapport poids/puissance, la Ferrari® roule beaucoup moins vite que le Solex® ! (Si elle parvient à rouler…) Ce dernier est ravi : pour lui, la Ferrari® a recouvré la "santé". Quel bonheur : tout s’est fait selon la foi de ceux qui ont conservé leur moteur d’origine. Seule ombre au tableau : la Ferrari® n’a pas ri. Ce qui est normal, puisqu’elle est "malade", donc "dépressive" : mais qu’est-ce en regard de tous ces Solex® qui ont retrouvé le sourire après de bien cruelles "épreuves" ? Tous ? Non : un irréductible Solex® reste fort maussade. Récemment encore –fort de l’assentiment inconditionnel de tout un parc de Solex® -, il manifestait encore et toujours auprès de sa Ferrari® son "incompréhension" du refus obstiné de sa part d’aller voir le gentil Mécanicien. Mille et une fois il lui a été répondu qu’un Mécanicien greffant un moteur de Solex® sous le capot d’une Ferrari® était au mieux un sinistre farceur, au pire un dangereux criminel. Il a peut-être étudié sur le bout des doigts le fonctionnement d’un moteur de Solex® et s’y connaît comme personne. Mais quand on est Ferrari®, pas besoin d’un long cursus universitaire pour savoir qu’une armée entière des Mécaniciens les plus pointus ne vous veut pas de bien quand son seul objectif est celui du Solex® demandeur : jeter votre moteur à la ferraille pour le remplacer par celui d’un Solex®. Une paire de Solex®, c’est sans doute harmonieux… à condition qu’il s’agisse bien de Solex® d’origine ! Combien de fois a-t-il été reproché à la Ferrari® de ne pas savoir remplir son "devoir" de faire le bonheur de son Solex® ! Et ce "bonheur" passe bien entendu par l’allègement moteur que nous subodorons… Qu’à cela ne tienne : ce sont les non-chiens qui rongent leur os, se cramponnant à leur incontournable (fou)thèse du "bon" et du "mauvais" Mécanicien. La Ferrari® a peur d’en rencontrer un "mauvais", voilà tout. (Prise la main dans le sac, elle en est rouge de honte…) C’est pour cette raison, Ferrari® aveugle, qu’elle fait savoir qu’il n’existe pas de bon Mécanicien de ce type. (Dans son "raisonnement", le Solex® oublie qu’il n’a qu’un seul petit phare tandis que la Ferrari® dispose au moins de deux puissants projecteurs à longue portée : mais s’embarrasse-t-on encore de tels détails ?…) Admettons qu’il en existe de mauvais : par exemple, ceux qui proposent de vous installer un moteur de e-solex-phare.jpgFerrari® sur la roue avant d’un Solex® sont certes alléchants. Mais on sait bien que c’est là un slogan publicitaire, et non de la mécanique scientifique : ne se font avoir que ceux qui le veulent bien ! Ce peut être malin, un Solex®. Mais ce n’a toujours qu’un seul petit phare : un peu léger, face à l’éblouissant [22] projecteur du Mécanicien... Celui-là roule tellement des mécaniques qu’il est plus "puissant" que Jésus [23, note 12], c’est dire ! En effet, l’Évangile fait partie des toutes premières valeurs emportées par le tsunami. Quand on va encore "communier" après la pluie, les torrents et la tempête, c’est avec autant de délectation que si on allait au cinéma ou chez son assureur [24, APR note 4] : au moins se met-on ainsi à l’abri des intempéries. Finis les aveugles qui suivent bêtement en demandant à voir : à présent, ce sont eux qui précèdent les voyants afin de les conduire [25] en toute sérénité à la cécité. Et si cela ne se voit pas, c’est bien parce que cela crève les yeux. Ainsi, on devient apte à "déceler" un "malade" rien qu’en le "voyant" [26, note 5/3] depuis un petit phare de Solex®.
_____Pas besoin non plus de longues et fastidieuses études pour savoir que certains constructeurs sont traditionnellement attachés à une certaine couleur, devenant presque un signe de reconnaissance à elle seule. Ainsi, sauf exception, le Solex® est habituellement noir ; une Ferrari® qui n’est pas rouge frise le crime de lèse-majesté. Sans exception, la Ferrari® est un véhicule à quatre roues : au toucher, même un aveugle serait capable de ne pas la confondre avec un Solex® ! En revanche, il semble que l’exercice s’avère plus périlleux quand c’est le juste "psychique"[27, notes 36] qui s’y prête : doté de ses deux yeux en parfait état de fonctionnement, a priori ne souffrant pas de daltonisme connu, il "voit" un Solex®… en regardant une Ferrari®. Les signes de la "maladie" sont déjà là : ce "Solex®" est atteint d’une rougeole carabinée. L’absence de daltonisme se confirme : c’est déjà cela. Suit l’absence de surdité : le vrombissement du moteur évacue les derniers doutes quant à l’état de "santé" déplorable de ce malheureux "Solex®". Il devient "urgent" de voir un "bon" Mécanicien ! Or, le meilleur des Mécaniciens est spécialiste des moteurs de Solex®… et le pire laisse entendre que celui d’une Ferrari®, c’est la même chose en plus gros. En clair, on coupe ce qui dépasse afin que le Solex® demandeur soit apaisé. La Ferrari® non demandeuse risque également d’être apaisée… à titre plus définitif : au moins ne fera-t-elle pas de bruit. Si elle en en fait encore, il faut prendre son mal en patience : c’est juste celui de l’explosion finale [28, notes 27] après le redémarrage.
_____Qu’on ne l’ébruite pas : le Mécanicien ment quand il laisse entendre que le moteur d’une Ferrari®, c’est la même chose que celui du Solex® en plus gros. En réalité, il est un peu plus élaboré : voire plus puissant que le Mécanicien ! Le galopin se venge comme il peut : au moins sait-il trouver oreilles attentives chez les Solex® éternellement reconnaissants de ses soins. N’y a-t-il donc pas de spécialiste pour la Ferrari® ? Un tel bijou mérite aussi un minimum d’entretien. Précisément : et la surprise est au rendez-vous. L’entretien de loin le plus onéreux est celui du Solex® !!! Celui de la Ferrari® est donné, pourvu qu’elle fasse le plein là où il faut.[29, note 1] Elle dispose d’un Mécanicien, un seul : Il touche là où cela fait mal, mais n’expurge ce mal que si l’on croit qu’Il puisse le faire et si l’on veut qu’Il le fasse. Qui peut le plus peut le moins : le Solex® n’a également aucun secret pour lui, pourvu que l’on abuse pas de Ses services : « Attention ! que personne ne le sache ! » La technique en étant en effet beaucoup plus simple, Il encourage vivement à ce que le Solex® s’entretienne de lui-même. Le plus mauvais et paresseux [30, notes 10,11] d’entre eux cède à la tentation d’aller se faire entretenir chez le Mécanicien menteur : celui-là touche où cela fait mal à d’autres que lui, et se moque bien de savoir s’ils veulent qu’il leur fasse. C’est si facile quand ils ne sont pas là pour croire ou non qu’il puisse le faire : l’essentiel est qu’y croie le demandeur présent. Ce client, on sait d’où il sort quand il laisse échapper une âcre fumée noire [31, note 23] (abstraction faite du modèle électrique, bien entendu…), pollueur de l’âme roulant à l’huile de vidange [32] vendue pour neuve. Ne pas le suivre : cela pique les yeux !

Livre d'Isaïe 29,17-24.
Encore un peu de temps, très peu de temps, et le Liban se changera en verger, et le verger sera pareil à une grande forêt. En ce jour-là, les sourds entendront les paroles du livre. Quant aux aveugles, sortant de l'obscurité et des ténèbres, leurs yeux verront. Les humbles se réjouiront de plus en plus dans le Seigneur, les pauvres gens exulteront à cause du Dieu Saint d'Israël. Car ce sera la fin des tyrans, ceux qui se moquent de Dieu disparaîtront, et tous les gens empressés à mal faire seront exterminés, ceux qui font condamner quelqu'un par leur témoignage, qui faussent les débats du tribunal et font tomber l'innocent par leur mensonge. C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur, Dieu de la maison de Jacob, lui qui a racheté Abraham : Désormais Jacob n'aura plus de honte et son visage ne pâlira plus ; car, en voyant ce que j'ai fait au milieu d'eux, ils proclameront la sainteté de mon nom, ils proclameront la sainteté du Dieu Saint de Jacob, ils trembleront devant le Dieu d'Israël. Les esprits égarés découvriront l'intelligence, et les récalcitrants accepteront qu'on les instruise.

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_____Quand on a les yeux piqués, on peut bien dire ce qu’on veut : que l’on "voit" des "malades", un Solex® là où il y a une Ferrari® , la "vérité" [33, APR note 16] là où on respire le mensonge, on se réjouit de plus en plus dans le ricanement avec les méchants [34, APR note 12] et de moins en moins dans le Seigneur. Les yeux ne sont pas seuls à être piqués : dans la fumée noire tous les sens sont atteints, rendant insensé. Ls paroles du livre ? À quoi bon ? On peut les dire, les répéter, les rappeler sans relâche : elles s’adressent à des sourds. Des bêtes fauves, les tyrans, les gens empressés à mal faire ? Des monstres sans foi ni loi, ceux qui se moquent de Dieu ? Non : tout se fait pour eux selon leur foi. Pour mal faire, c’est extrêmement simple : il suffit de bien dire de soi et entre soi, ce qui laisse toute latitude pour médire [35] de l’autre. Ne se moquent de Dieu que les esprits égarés qui sont empressés à bien dire de soi et entre soi en Son Nom : ceux-là sont particulièrement récalcitrants à accepter qu'on les instruise. Si nécessaire, ils font condamner celui qui s’y essaie par leur témoignage, faussent les débats du tribunal et font tomber l'innocent par leur mensonge. Aujourd’hui plus que jamais, cela s’illustre à merveille par le passage chez le Mécanicien insulteur [36], diffusant à l’envi l'obscurité et les ténèbres. Dans la continuité logique, ce bref descriptif de tribunal ressemble à s’y méprendre à un reportage sur le vif d’une "tentative de conciliation" [37] ! Si Ferrari® et Solex® sont de facture récente au regard de l’histoire du monde, au-delà de ses apparats "sanitaires", la "santé mentale" et ses avatars restent ce qu’ils ont toujours été : les métastases de tout ce qu’il y a de plus obscur et ténébreux dans l’homme depuis qu’il est homme, tuant l’humble en lui pour laisser libre cours au tyran. C’est pourquoi elle est dépourvue de toute marche arrière [38, note 8], condamnant le juste "psychique" à entrer dans la peau d’un tueur, et le "malade" dans celle d’un tué [39]. Ne l’ébruitons pas non plus mais quand cette paire forme un couple, il est à craindre qu’elle le déforme plus sûrement ! Cela occupe peut-être les Giloppe and co, mais les débats du tribunal sont plus que faussés quand le juge lui-même n’est pas du côté des tués : c’est pourquoi ceux-là ne se tuent guère à y participer. Ils aimeraient tant pouvoir conjuguer le Livre d’Isaïe au présent ! Après tout, c’est dans très peu de temps, non ?

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_____En effet, le conjuguer au présent, c’est s’extraire enfin du binôme piégé tueur/tué ! Comment ? En tuant la "santé mentale" ? Ce serait enrichir le tueur du binôme ! En tuant le "malade mental" ? Le tueur s’en charge déjà, en le "soignant" : ce serait de nouveau enrichir le tueur du binôme. En tuant le tueur, juste "psychique", amateur et professionnel ? Idem… et ce serait appauvrir considérablement la population. Le juste "psychique" et "malade mental" sont tous deux absolument "inguérissables". On peut jeter les traitements : ils ne servent à rien, sinon à tuer ceux qui les subissent. Un certain "miraculé" [23, APR note 32] sait fort bien qu’on ne guérit que de ce dont on souffre. Un aveugle devenant voyant est un guéri. Un voyant continuant à être voyant est inguérissable. Il n’appartient pas à un aveugle de décréter qu’un voyant est aveugle : d’une part parce qu’il est lui-même aveugle, et d’autre part parce qu’il n’est pas dans la peau du voyant. Un voyant devenant aveugle par la faute d’un aveugle ayant décrété prématurément qu’il l’était, entre dans la catégorie "tué" du binôme : il est inguérissable non parce que son cas est grave, mais parce qu’il tourne le dos à un processus de guérison. On ne peut pas tuer la "santé mentale" responsable de cette absurdité, parce qu’on ne peut tuer que du vivant. D’elle-même, la "santé mentale" est une ultime cristallisation de millénaires de non-sens humains, appartenant à la médecine comme le démon [40] appartient à la religion ! Certes, il existe des sectes explicitement satanistes ; ce qui au moins le mérite d’être clair. Mais il existe aussi une secte [ secarer : couper, séparer… puis aller voir Elodie qui vous fait un papier cadeau ] médicale [41, note 16] dont la spécialité est le trouble ; ce qui a aussi le mérite d’être clair !
_____Par conséquent, si l’on veut continuer de parler de "santé mentale", parlons-en. Mais à une seule condition : que sans exception aucune, chacun(e) se déclare un(e) "malade mental(e)" ! Tout le monde ou personne : tel est le seul Armistice [42] possible de la guerre absurde…
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