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dimanche, 01 février 2009

Un homme tourmenteur d’esprits mauvais II, le retour (de bâton)

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Évangile de Jésus-Christ selon Marc 1,21-28. (*)(*)
Jésus, accompagné de ses disciples, arrive à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit mauvais, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Jésus l'interpella vivement : « Silence ! Sors de cet homme. » L'esprit mauvais le secoua avec violence et sortit de lui en poussant un grand cri. Saisis de frayeur, tous s'interrogeaient : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Dès lors, sa renommée se répandit dans toute la région de la Galilée.

_____Il arrive que la violente tempête [1] ne se manifeste pas toujours exclusivement sur l’élément liquide. Partout où ce sont l’amour et la foi qui sont secoués avec violence, la terre la plus ferme en apparence tremble sur ses bases, la synagogue n’en étant nullement exclue [2][3][4]. Le tourment de l’esprit mauvais, lui, se déclare en poussant un grand cri : celui qui s’y est livré se sent perdu. Aujourd’hui, « Es-tu venu pour nous perdre ? » Hier, « Maître, nous sommes perdus… » [1, APR note 14] Ce manque de confiance alimenté par la peur [5] n’oblitère cependant pas la reconnaissance de l’autorité. Aujourd’hui, « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Je sais fort bien qui tu es : le Saint, le Saint de Dieu. » Hier, « Maître… ». Dans les deux cas, Jésus répond à une logique de mort par une autre de vie : aujourd’hui, Il interpelle vivement : hier, Il interpellait avec vivacité. Toujours dans les deux cas, on note cette sommation de faire silence : « Silence ! Sors de cet homme. », ou : « Silence, tais-toi 006434_px_300_.jpg! » Ce qui n’est pas sans rappeler quelque sommation interpellative de facture nettement plus récente ![6, APR note 20], dont l’esprit relève davantage de celui qui est comme les scribes, et non pas en homme qui a autorité : Maître X lui-même reconnaissant bien volontiers obéir [7] à une autorité qui n’est pas sienne.[8, APR note 31]. Ne lui reste plus qu’à reconnaître combien elle n’est pas davantage celle de ses commanditaires, dont la pseudo-autorité a viré depuis longtemps à celle de bêtes sauvages sans loi [9][10][11][12][13] venues pour perdre [14, APR note 27] Mister K, à la seule demande d’une épouse tourmentée par un esprit mauvais ! Toute sommation interpellative n’est donc pas nécessairement la manifestation d’une logique de vie venant perdre une autre de mort : ici, c’est au contraire cette dernière –plus que tourmentée par un esprit mauvais- qui vient secouer sa proie avec violence, escomptant sans doute qu’elle sorte d’elle-même en poussant un grand cri… de plainte chez un autre avocat qui "défende" enfin ses "intérêts" : c’est-à-dire qu’il "légalise" in extremis une procédure "judiciaire" relevant de pures exactions effectuées au nom d’un Code civil foulé aux pieds ! Pas de chance : quand Mister K est vivement interpellé, il fait silence. Saisi par sa "maladie", il s’interrogeait néanmoins : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité alors que cela ne relève en rien de la loi en vigueur sur le divorce ! Ce sont les esprits mauvais qui commandent même aux disciples ? Et ils leur obéiraient ? » Dès lors, la renommée du TGI d’Orléans se répandit dans le monde entier [15, note 24] : n’y aurait-il pas comme des relents de « Silence, tais-toi ! » dans cette obstination de "Justice" robotisée [16] à pousser de grands cris de menaces de sanctions incohérentes à l’encontre d’un non-justiciable ?…

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_____« Qui est-il donc, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » [1] « Qu'est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. » Remarquons qu’à nouveau, avec l’esprit mauvais est chassée toute affirmation. [1, note 14] Si même les esprits mauvais savent fort bien qui Il est, les témoins de chair, eux, ne le savent pas. Il reconnaissent l’autorité légitime sans reconnaître son détenteur. Ce qui leur suffit cependant pour adopter une attitude de questionnement ouvert. Si tel n’avait pas été le cas, la situation aurait été toute autre, leur saisissement de frayeur les inclinant à la projection [17, note 11] facile de l’affirmateur : Jésus aurait été Lui-même jugé comme étant un homme tourmenté par un esprit mauvais ! Ce qu’Il a d’ailleurs formellement été en d’autres circonstances [18][19]. Transposé à notre époque, un homme tourmenté par un esprit mauvais porte un autre nom [20, APR note 21] : le faux esprit mauvais se fait "soigner" par le vrai [15, APR note 8] ! Car il s’agit naturellement de l’esprit "malade", "partiellement" [21, note 18] ou non. « Que nous veux-tu, Philou[22, note 20/2] le naze ? Arrête ! [23] Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais fort bien qui tu es : le malsain, le malsain demi-dieu. [24, note 16] » « Qui est-il donc, pour que même la briolle [25] et l’amer lui obéissent ? » « Qu'est-ce que cela veut médire[26][27] ? Voilà un enseignement archaïque [15, note 9], proclamé avec autorité ! Il obéit même aux esprits mauvais, et ils lui commandent. » Dès lors, lui aussi sa renommée se répandit dans dans le monde entier ! En attendant qu’il fasse silence, on s’étonnera moins de sanctions incohérentes à l’encontre d’un non-justiciable [28, APR note 17] : quand l’affirmation "sanitaire" se pique de "répondre" aux interrogations judiciaires [29][30], la Justice gagne un aller simple sur le ‘Tite Annick [31, APR note 35]… d’où sa prédilection à l’usage effréné de la frigothérapie [32, APR note 3]. Fréquentation des icebergs aidant, cela en rend plus d’un allergique à quelque grande flamme

Livre du Deutéronome 18,15-20.
Au milieu de vous, parmi vos frères, le Seigneur votre Dieu fera se lever un prophète comme moi, et vous l'écouterez. C'est bien ce que vous avez demandé au Seigneur votre Dieu, au mont Horeb, le jour de l'assemblée, quand vous disiez : « Je ne veux plus entendre la voix du Seigneur mon Dieu, je ne veux plus voir cette grande flamme, je ne veux pas mourir ! » Et le Seigneur me dit alors : « Ils ont raison. Je ferai se lever au milieu de leurs frères un prophète comme toi ; je mettrai dans sa bouche mes paroles, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai. Si quelqu'un n'écoute pas les paroles que ce prophète prononcera en mon nom, moi-même je lui en demanderai compte. Mais un prophète qui oserait dire en mon nom une parole que je ne lui aurais pas prescrite, ou qui parlerait au nom d'autres dieux, ce prophète-là mourra. »

porte-voix-boost.jpg_____Un prophète qui parlerait au nom d'autres dieux ? [33, note 8] Pour savoir s’il existe, rien de plus simple. Il suffit de placer les mains en porte-voix et de dire : « Je ne veux plus entendre l’avis du saigneur [34] leur Docteur, je ne veux plus voir cette grande flemme spirituelle et intellectuelle [35], je ne veux pas "guérir" ! » Et le saigneur médit alors : « Ils ont tort. [ Le mot contraire n’est pas dans son vocabulaire, ce qui signe déjà la marque du faux prophète… ] Je ferai se coucher au milieu de leurs frères chiens [36, APR note 20] un prophète comme toi [17, note 17] ; je mettrai dans sa bouche mes parlotes, et il leur dira tout ce que je lui prescrirai. » S’il prescrit, c’est donc bien un Docteur ! Si quelqu'un n'écoute pas les parlotes que ce prophète prononcera en son nom, lui-même il ne lui en demandera surtout pas compte. Il se retirera sur la pointe des pieds, ayant assez à faire à "déceler" des dérangés sous vouloir déranger. Mais un prophète qui oserait dire contre son nom une parole qu’il ne lui aurait évidemment pas prescrite (l’incohérence a des limites…), ou qui parlerait au nom de Dieu, ce prophète-là mourra. En d’autres termes, il sera atteint d’une "maladie" mortelle, semant la panique parmi les siens ! Cette perspective de mourir d’une "maladie" qui n’existe pas [37] restera à jamais un petit chef-d’œuvre d’intoxication des foules atterrées… priées de rester sur la rive : une tempête dans un verre d’eau [38, APR note 2/2] est si vite arrivée…
_____En des conditions "sanitaires" aussi éprouvantes, comment être libre de tout souci ?

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 7,32-35.
J'aimerais vous voir libres de tout souci. Celui qui n'est pas marié a le souci des affaires du Seigneur, il cherche comment plaire au Seigneur. Celui qui est marié a le souci des affaires de cette vie, il cherche comment plaire à sa femme, et il se trouve divisé. La femme sans mari, ou celle qui reste vierge, a le souci des affaires du Seigneur ; elle veut lui consacrer son corps et son esprit. Celle qui est mariée a le souci des affaires de cette vie, elle cherche comment plaire à son mari. En disant cela, c'est votre intérêt à vous que je cherche ; je ne veux pas vous prendre au piège, mais vous proposer ce qui est bien, pour que vous soyez attachés au Seigneur sans partage.

_____Depuis longtemps, Mister K ne cherche plus comment plaire à sa femme : il le sait ! Il lui aurait fallu tout d’abord se laisser gentiment rendre malade afin de n’être plus "malade".[39] Mais trouvant sa femme divisée… et divisante, l’entourage –de plus en plus large- se pliant à son caprice "sanitaire" avec une rare complaisance, il ne s’est pas exécuté. Aujourd’hui, elle est passée à l’étape suivante : faute de "guérison" de son "malade", elle incarne la femme sans mari. Aurait-elle le souci des affaires du Seigneur ? Veut-elle lui consacrer son corps et son esprit ? Oui… mais pas beaucoup plus que le dimanche matin. Pour le reste, il s’avère difficile pour elle d’incarner la femme sans mari avec un mari à la maison : aussi passe-t-elle de nouveaux contrats commerciaux [40] chez de remarquables professionnelles du mari-plus-à-la-maison. Pour elle, l’avantage est déjà que cela la rend libre de tout souci ! Le caprice "sanitaire" ayant échoué, on passe donc au caprice judiciaire, d’apparence plus "sérieuse" : à la clé, punitions de 1 500.00 € et autres 300.00 à répétition [41, APR note 5] pour le (riche) gredin refusant d’y céder. S’il le faut, on l’impressionne avec quantité d’articles du Code civil qui vous "posent" une assignation. Ce fut de la belle ouvrage : dommage qu’elle aie été bâtie sur le sable [42], à défaut du roc de la loi. Celui qui reste marié ayant le souci des affaires du Seigneur, des vagues se sont jetées sur le château de sable, si bien que déjà il se remplissait d'eau. C’est fragile un château de sable qui prend l’eau : ça s’écroule et son écroulement est complet.

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_____Celle qui est mariée a le souci des affaires de cette vie, elle ne cherche plus comment plaire à son mari. Pas davantage ne cherche-t-elle comment lui plaire : il le sait aussi ! Quelque vautour femelle [43] ici ou là pour lui porter quelque souci des affaires de cette vie. En voletant ici ou là, c'est son intérêt à elle qu’elle cherche (l’intérêt du client, dans le jargon professionnel) ; elle veut absolument le prendre au piège, et lui imposer ce qui est le pire, pour qu’il soit détaché de sa femme sans partage : elle aura tout sans mari, et son mari rien. Ainsi, Mister K sera lui aussi libre de tout souci, notamment de celui de vivre. Aucune importance : il est bien connu que les objets [44, APR note 13] sont inanimés.

_____Sous la nef dominicale, la disposition "familiale" reste ce qu’elle est : un époux seul d’un côté, une épouse seule de l’autre. [15, AV note 35] On ne saurait reprocher au berger d’Israël de ne pas fournir en effort considérable pour mettre les points sur les i. Cette fois, l’accent de son homélie portera sur la recherche assidue de la qualité d’écoute entre époux. (Mrs K l’écoute-t-elle seulement, lui ?….) Et de rappeler fort opportunément la présence de la Troisième Personne dans les épousailles : Celle à qui on peut confier le souci des affaires de cette vie. (Infiniment moins onéreux qu’une Nana [45, notes 6 à 13], et ne proposant QUE ce qui est bien…) Discours sans doute surréaliste chez celle qui est mariée et a pour souci premier de ne plus l’être ! C’est surtout sa présence sous cette nef qui l’est, surréaliste… En entendant dire cela, c'est son intérêt à elle qu’elle cherche ; manipulée par des âmes damnées, elle ne veut que prendre au piège son mari [46], ne lui imposer que ce qui est "bien" [47, note 1]… pour elle et tous ses complices, pour qu’il soit détaché du Seigneur sans partage. C’est qu’il est très "mal" de commenter l’Évangile au quotidien ! Apparemment, et en regard de la sanction encourue, c’est de l’ordre du "crime" le plus épouvantable puisque puni d’une condamnation à la mort lente. Mais quel dommage : personne n’en parle et tout le monde parle d’autre chose [21, notes 14 à 17] : un "divorce", par exemple…

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« La souffrance aussi fait partie de la vérité de notre vie. Par conséquent, en cherchant à tenir les plus jeunes à l’écart de toute difficulté et expérience de la douleur, nous risquons de faire grandir, malgré nos bonnes intentions, des personnes fragiles et peu généreuses : la capacité d’aimer correspond, de fait, à la capacité de souffrir et de souffrir ensemble.
Nous en arrivons ainsi au point sans doute le plus délicat de l’œuvre éducative : trouver un juste équilibre entre la liberté et la discipline. Sans règles de comportement et de vie, mises en évidence jour après jour jusque dans les petites choses, on ne forme pas le caractère et on n’est pas préparé à affronter les épreuves qui ne manqueront pas à l’avenir. Cependant, la relation éducative est avant tout la rencontre de deux libertés et l’éducation bien réussie est une formation au bon usage de la liberté. Au fur et à mesure que l’enfant grandit, il devient un adolescent, puis un jeune ; nous devons donc accepter le risque de la liberté, en demeurant toujours prêts à l’aider à corriger des idées et des choix erronés. En revanche, ce que nous ne devons jamais faire, c’est de le seconder dans les erreurs, faire semblant de ne pas voir, ou pire de les partager, comme si elles étaient les frontières du progrès humain.
L’éducation ne peut donc pas se passer de cette autorité morale qui rend crédible l’exercice des rapports d’autorité. Elle est le fruit de l’expérience et de la compétence, mais s’acquiert surtout par la cohérence de sa propre vie et par l’implication personnelle, expression de l’amour véritable. L’éducateur est donc un témoin de la vérité et du bien : certes, il est fragile lui aussi et peut se tromper, mais il cherchera toujours à être en harmonie avec sa mission.»

(Lettre du Pape Benoît XVI sur l’éducation – 21 janvier 2008)

_____Quel rapport avec ce qui précède ? Le premier est que l’éducation personnelle se poursuit tout au long de la vie, n’étant pas exclusive aux liens parents-enfants. Il est bien question de l’exercice des rapports d’autorité : ceux-ci font notamment écho à l’Évangile de ce jour. Plus concrètement, on observe ici ou là des autorités de substitution, se substituant quand il n’y a personne à substituer, confisquant arbitrairement la liberté d’une autorité légitime pour lui imposer sa discipline, se voulant plus expérimentée et plus compétente qu’elle pour juger de l’intérêt de sa famille et de la protection de ses enfants. [41, APR note 5] Enfants qu’elle n’a JAMAIS vus ou entendus, quand l’autorité légitime les voit et les entend jour après jour jusque dans les petites choses ! L’éducation peut donc fort bien se passer de cette autorité morale abusive. Mais qui a été la chercher ?
_____Une autre autorité légitime… prétendant parallèlement à l’autorité sur la première ! L’enfant qui regimbe contre cette autorité est un indiscipliné. L’adulte, lui, est un "malade". Ce qui veut dire qu’en face de lui, on n’accepte pas le risque de sa liberté. En face de lui, on n’accepte pas même de pouvoir se tromper, mais on cherchera toujours à mettre l’autre en harmonie avec ses idées et ses choix erronés. Chez l’autre, "prouver" qu’il n’est pas "malade" devrait consister à le seconder dans les erreurs, faire semblant de ne pas voir, ou pire de les partager, comme si elles étaient l’expression de l’amour véritable. Chez l’autre autorité légitime, il y a plus profondément le refus d’accepter que la souffrance aussi fasse partie de la vérité de sa vie : c’est pourquoi elle projette cette souffrance sur l’autre, en faisant un "malade" qui, lui seul, "ne veut pas" que la souffrance fasse partie de la vérité de sa vie ! La promotion de cette "maladie" va asseoir ses certitudes, en donnant l’illusion à tous ceux pour qui ce discours sera crédible de cultiver leur capacité d’amour par leur capacité de souffrir et de souffrir ensemble… de cette "souffrance" non acceptée chez le "malade" ! Cependant, la relation éducative est avant tout la rencontre de deux libertés et l’éducation bien réussie est une formation au bon usage de la liberté. Que reste-t-il de ce bon usage quand les enfants sont témoins de l’exemple contraire ? Quelle est en effet la crédibilité de l’exercice des rapports d’autorité quand ceux-là sont potentiellement conflictuels chez les parents, l’un cherchant en permanence à confisquer à l’autre le bon usage de sa liberté –et de son autorité- au nom de sa prétendue "maladie" ? Que reste-t-il d’une éducation qui se compromet surtout par les incohérences de sa propre vie et par l’implication personnelle dont les effets contre-exemplaires sont mis en évidence jour après jour jusque dans les petites choses ? L’éducateur devient un témoin du mensonge et du mal : il se disqualifie sur l’ensemble de sa mission ! Quant aux enfants, on peut bien chercher à tenir les plus jeunes à l’écart de toute difficulté et expérience de la douleur, ils ne se paient pas de mots et distinguent parfaitement malgré leurs bonnes intentions, des personnes fragiles et peu généreuses. De même ne voient-ils pas de "malade" là où ces personnes en "voient" [42, APR note 28]. C’est pourquoi l’exercice de rapports d’autorité abusive leur est apparu comme légitimement odieux quand on leur a imposé la discipline d’une dispersion injustifiée en rentrant de vacances. Crédibilité de l’autorité morale d’alors : zéro pointé. Eux aussi, leur liberté a été proprement confisquée au nom de leur "intérêt" qui, en l’espèce, ne fut que la projection maladroite d’intérêts d’adultes plus irresponsables les uns que les autres. Notons d’ailleurs que l’on peut observer entre adultes de la même génération ce travers parents/enfants décrit par Benoît XVI. En effet, les parents hébergeurs –également "anesthésiés" par l’illusion de leur capacité de souffrir et de souffrir ensemble– n’ont fait que seconder dans ses erreurs, fait semblant de ne pas voir, ou pire de les partager en vue "d’aider" le témoin du mensonge et du mal !
_____De quoi s’est mêlé le juge aux affaires familiales le quinze décembre, et depuis lors ? En dehors de la parfaite illégalité de l’ensemble des actes qu’il a posés, sur quoi s’est fondée son autorité morale ? Sur celle de la personne fragile et peu généreuse : l’autre n’a été ni vue, ni entendue ni représentée ! Crédibilité de son autorité morale : passant sous la barre du zéro pointé, puisque confisquant arbitrairement l’autre autorité morale, ainsi que sa liberté. On ne sait pas si on cherchait alors à tenir les plus jeunes à l’écart de toute difficulté et expérience de la douleur mais l’une au moins des autorités morales légitimes –précisément celle qui n’a pas été entendue- sait qu’en fait d’écart, ils y ont été plongés tête la première à leur corps défendant.

_____De quoi va se mêler à nouveau le juge aux affaires familiales le trois février ? Il sera plus que jamais dans une parfaite illégalité, doublée d’une criminalité avérée s’il exécute à la lettre les termes de l’assignation du vingt-trois janvier. Qu’importent aux enfants le partage des biens matériels entre leurs parents, partage inutile puisque sans intérêt pour leur père ? Est-ce le juge aux affaires familiales qui va assumer les gravissimes conséquences morales qui s’en suivront ? Déjà qu’on ne l’a pas beaucoup vu au sortir de certain collège pour consoler une fillette angoissée par les conséquences directs de ses mesures dites provisoires… Qu’en serait-il pour des mesures plus définitives, clairement données comme irréversibles par une autorité morale légitime dont on s’est éperdument moquée ? Qui va expliquer aux enfants la disparition de leur père ? Le juge aux affaires familiales ? Leur mère ? Quelque autre personne de son entourage ? Ils ne croiront PERSONNE, parce qu’eux vivaient au quotidien avec leur père. Écœurés, ils n’auront plus autour d’eux que des témoins du mensonge et du mal. C’est ça leur protection et leur intérêt ? Quand ceux-ci se déterminent selon les critères d’une Justice qui se détermine elle-même en secondant dans les erreurs, faisant semblant de ne pas voir, ou pire de les partager, comme si elles étaient les frontières du progrès humain, il n’y a plus d’éducation pour personne, grands ou petits, parce que plus aucune autorité morale n’est crédible de près ou de loin…
_____L’anarchie véhiculée par la loi : on ne saurait trouver pire comme disharmonie avec sa mission !

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Une cockerinade par jour

Albert Einstein répondait à une femme qui lui demandait la différence entre le temps et l'éternité :
- Chère madame, je devrais consacrer tout mon temps à vous l'expliquer, et il vous faudrait une éternité pour le comprendre.

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